Gianni Russo
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Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Gianni Russo, né le 12 décembre 1943 à New York, est un acteur, chanteur et occasionnellement homme d’affaires américain, principalement connu pour son rôle dans le film culte The Godfather (Le Parrain, 1972), où il incarne Carlo Rizzi, le gendre traître de la famille Corleone. Ce rôle emblématique, bien que secondaire dans le récit, lui donne une place durable dans la mémoire collective du cinéma, et scelle son image d’acteur associé à l’univers des mafias italo-américaines.
Mais derrière le personnage, Gianni Russo cultive une personnalité à multiples facettes, entre showbiz, rumeurs, petites affaires et autobiographie sulfureuse. Il aime brouiller les pistes entre réalité et fiction, entre rôle joué et rôle vécu. Car chez Gianni Russo, la frontière entre cinéma et vie personnelle n’est jamais bien nette, et c’est sans doute ce qui fait le sel de son parcours.
The Godfather, un rôle culte qui le suit toute sa vie
Quand Francis Ford Coppola lance le casting de The Godfather, Gianni Russo n’a pas vraiment de carrière d’acteur derrière lui. Mais il obtient le rôle de Carlo Rizzi, époux manipulateur de Connie Corleone, un homme faible et ambitieux, dont la trahison aura des conséquences fatales. Le personnage est particulièrement détesté des spectateurs (et de la famille Corleone elle-même), mais Russo lui donne une forme d’épaisseur tragique, ce qui le rend inoubliable.
Même s’il ne fait pas partie du premier cercle des acteurs du film, Gianni Russo entre par la grande porte dans l’histoire du cinéma. Et pendant des décennies, il portera ce rôle comme une carte de visite… mais aussi comme une étiquette difficile à dépasser.
Il revient brièvement dans The Godfather Part II, le temps d’une apparition en flashback, mais sa carrière ne suivra jamais l’élan fulgurant qu’on aurait pu imaginer. Il multiplie ensuite les rôles dans des séries B, des polars, des films à petit budget, souvent dans la même veine mafieuse. Il tourne notamment dans Lepke, Chances Are ou encore Any Given Sunday, dans un registre souvent similaire : des figures d’autorité louches, des seconds couteaux, des hommes de pouvoir fatigués.
Une vie en marge d’Hollywood, entre rumeurs et récits rocambolesques
En dehors du cinéma, Gianni Russo cultive une image de personnage larger than life, affirmant avoir côtoyé de près la mafia new-yorkaise, notamment le clan de Frank Costello, avec qui il aurait entretenu des liens dans sa jeunesse. Il prétend même avoir été impliqué dans diverses affaires de rue avant de devenir acteur, mais ces affirmations, largement relayées par lui-même, restent invérifiables. Ce mélange d’éléments autobiographiques et d’auto-mythologie est devenu une part intégrante de son personnage public.
En 2019, il publie son autobiographie : Hollywood Godfather: My Life in the Movies and the Mob, où il mêle souvenirs de tournages, anecdotes sur des célébrités et récits d’implication dans le crime organisé. Le livre, à mi-chemin entre le témoignage et le roman noir, amuse autant qu’il interroge, tant Gianni Russo y brouille volontairement les frontières entre réalité et mise en scène de soi.
Une reconversion dans la chanson et les affaires
À partir des années 2000, Gianni Russo se consacre davantage à la chanson, avec une préférence pour les standards du jazz et les crooners à l’ancienne. Il sort un album intitulé Reflections, où il rend hommage à Frank Sinatra, Dean Martin et Nat King Cole, des figures dont il semble revendiquer autant le style que l’aura mythifiée.
Parallèlement, il s’implique dans des affaires immobilières, la restauration et divers projets personnels, souvent teintés de nostalgie pour une certaine Amérique glamour des années 60-70. Il apparaît aussi régulièrement dans des talk-shows, des podcasts et des documentaires consacrés au Parrain, aux films de mafia ou à l’histoire du crime organisé, toujours prompt à livrer une anecdote bien ficelée.