Gérard Lanvin

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Filmographie 9 films

Biographie

Gérard Lanvin est né le 21 juin 1950 à Boulogne-Billancourt, en France. Acteur français à la carrière longue, dense et marquée par une grande fidélité à ses valeurs, Gérard Lanvin s’est imposé comme l’une des figures les plus reconnaissables du cinéma hexagonal.

Avec son regard perçant, sa voix rocailleuse et son air souvent renfrogné, il a incarné des générations de mecs droits dans leurs bottes, d’antihéros désabusés ou de taiseux au cœur cabossé.

Loin des paillettes et des jeux médiatiques, il s’est construit une carrière solide sans jamais vraiment chercher la lumière. Il ne fait pas dans l’esbroufe, ni dans la posture. Il fait dans le vrai, dans le brut, dans le franc. Et c’est précisément ce qui fait la force de Gérard Lanvin depuis plus de quarante ans.

Une entrée dans le cinéma par la grande porte… et un peu par hasard

Rien ne prédestinait Gérard Lanvin à devenir acteur. Dans sa jeunesse, il se rêve plutôt rockeur, passionné par la musique, le cuir et la contre-culture. C’est finalement Coluche, qu’il rencontre dans les années 70, qui le pousse vers le cinéma et l’aide à décrocher ses premiers rôles. Un beau coup de pouce, qui l’emmène vite dans des projets ambitieux.

Il obtient son premier grand rôle dans Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine (1977), aux côtés de Coluche justement, puis enchaîne avec des films comme Une étrange affaire (1981), où il crève l’écran face à Michel Piccoli. Ce rôle lui vaut le César du meilleur espoir masculin, une reconnaissance rapide qui lance véritablement sa carrière.

L’âge d’or des années 80 et 90 : du polar à la comédie populaire

Dans les années 1980 et 1990, Gérard Lanvin s’impose comme un acteur incontournable du cinéma français "de mec", dans tous les sens du terme. Il alterne les rôles de flics, de truands, de types largués ou malmenés par la vie, avec une intensité qui ne faiblit jamais. Il n’en fait pas trop, mais il donne tout. Et ça se voit.

On le retrouve dans Le prix du danger (1983), Les spécialistes (1985), L.627 (1992) de Bertrand Tavernier — un polar social rugueux où il incarne un flic de terrain loin des clichés — ou encore Le fils préféré (1994), pour lequel il décroche le César du meilleur acteur. Ce rôle, tout en tension retenue, confirme sa capacité à jouer les hommes brisés sans jamais tomber dans le pathos.

Parallèlement, il ne délaisse pas la comédie, avec des participations notables dans des films comme Le Boulet (2002) ou Camping (2006), où il campe le mythique Jacky Pic, VRP bourru aux chemises trop colorées et aux principes bien ancrés. Il réussit à ne jamais trahir son image, même quand il flirte avec la parodie. Parce que Gérard Lanvin, même en short de bain, reste Gérard Lanvin.

Une image d’acteur engagé et fidèle à ses convictions

Ce qui distingue Gérard Lanvin de nombreux acteurs de sa génération, c’est sans doute sa fidélité à une certaine idée du cinéma. Il ne tourne pas pour tourner. Il choisit ses projets, refuse les compromis, et ne s’excuse jamais de ses choix. Il a même parfois refusé des films appelés à devenir des succès, au nom de ses principes ou d’un refus du système.

En interview, il n’hésite pas à dire ce qu’il pense, souvent avec une franchise un peu rugueuse. Il se méfie de la médiatisation excessive, des discours creux, des carrières fabriquées. Il revendique une forme d’intégrité artistique, qui lui vaut autant de respect que d’étiquette : celle de "l’acteur à l’ancienne", sans filtre, sans mode, sans fioriture.

C’est aussi un acteur profondément attaché à la transmission, qui n’hésite pas à mettre en avant les jeunes talents, ou à travailler avec son fils, Manu Lanvin, musicien avec qui il a collaboré sur plusieurs projets, notamment des bandes originales.

Un retour vers des rôles plus personnels

Ces dernières années, Gérard Lanvin a continué à tourner, mais à son rythme. On le voit dans Les Lyonnais (2011) d’Olivier Marchal, où il joue un ancien braqueur rattrapé par son passé, ou encore dans Papi Sitter (2020), une comédie où il forme un duo improbable avec Olivier Marchal justement, encore lui, dans un registre plus léger mais pas dénué de fond.

Il a également prêté sa voix à un projet musical engagé, Ici-bas, porté par son fils, où il récite des textes écrits comme des manifestes contre l’indifférence et les injustices sociales. Une manière différente d’exister artistiquement, mais toujours avec le même fond de sincérité.

Filmographie

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