George Segal

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 8 films
Récompenses 2 nominations et 0 victoire

Biographie

George Segal, né le 13 février 1934 à Great Neck, dans l’État de New York (États-Unis), et décédé le 23 mars 2021 à Santa Rosa, en Californie, est un acteur américain dont la carrière s’est étendue sur plus de six décennies.

Tour à tour acteur de cinéma, de télévision, et musicien de banjo à ses heures, George Segal s’est fait connaître pour son style naturel, sa capacité à osciller entre drame et comédie, et ce charme un peu nonchalant qui le distinguait dans un paysage hollywoodien souvent dominé par des personnalités plus tapageuses.

Avec une filmographie riche et éclectique, il reste associé à un âge d’or du cinéma américain, celui des années 1970, mais son visage familier et son ton pince-sans-rire ont également marqué les téléspectateurs du XXIe siècle grâce à son rôle dans la sitcom The Goldbergs.

Une formation solide et un premier pas dans le théâtre

Diplômé de l’université de Columbia, où il étudie la comédie et la musique, George Segal fait ses débuts au théâtre avant de percer à Hollywood au début des années 1960. Il rejoint les rangs de la Columbia Pictures, où il se forge peu à peu un nom, d’abord dans des seconds rôles, puis dans des rôles de plus en plus importants.

Son physique de jeune premier sans excès, son sourire tranquille et son naturel à l’écran en font rapidement une figure appréciée des réalisateurs cherchant à s’éloigner du jeu plus classique et rigide des décennies précédentes. George Segal représente alors une nouvelle vague d’acteurs américains, moins construits, plus spontanés, proches du public.

Années 60–70 : de la comédie douce-amère au drame existentiel

C’est dans les années 1960 que George Segal accède à la reconnaissance, notamment grâce à son rôle dans Ship of Fools (1965), un drame choral réalisé par Stanley Kramer, et surtout dans Who's Afraid of Virginia Woolf? (1966), face à Elizabeth Taylor et Richard Burton. Dans ce dernier, il incarne Nick, jeune professeur pris dans un huis clos psychologique étouffant, un rôle pour lequel il obtient une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle.

Il enchaîne ensuite les succès critiques et publics dans des registres variés, souvent à mi-chemin entre la comédie douce-amère et la satire sociale. On le voit notamment dans The Owl and the Pussycat (1970) avec Barbra Streisand, A Touch of Class (1973) avec Glenda Jackson, ou encore California Split (1974), film culte de Robert Altman sur le monde du jeu, où il brille par son naturel et sa complicité avec Elliott Gould.

George Segal est alors l’un des rares acteurs de son époque à pouvoir jouer un homme ordinaire avec un mélange de vulnérabilité et de charme. Il est rarement dans l’excès, mais toujours juste. Il fait rire sans grimacer, et peut faire pleurer sans avoir besoin de scènes démonstratives.

Une carrière qui se réinvente, sans jamais forcer

À partir des années 1980, George Segal connaît une période plus calme au cinéma, mais il reste actif à la télévision, où il explore des rôles plus légers, parfois auto-parodiques. Il participe à des séries comme Just Shoot Me! à la fin des années 1990, dans laquelle il joue le patron fantasque d’un magazine de mode, un rôle qui lui vaut une nouvelle vague de reconnaissance, et qui montre sa capacité à ne pas se prendre au sérieux.

Mais c’est avec la série The Goldbergs (de 2013 à 2021) qu’il revient sur le devant de la scène télévisuelle auprès d’un nouveau public. Il y incarne le grand-père Albert "Pops" Solomon, un personnage attendrissant, drôle et plein de malice. Sa performance, toute en finesse, rappelle combien George Segal savait faire passer beaucoup avec peu : un regard, une réplique en coin, une posture. Il est resté fidèle à son style, jusque dans ses derniers rôles.

Un acteur ancré dans son époque… et pourtant intemporel

Ce qui rend George Segal si particulier dans l’histoire du cinéma américain, c’est sa capacité à incarner l’homme moderne, complexe, parfois paumé mais toujours humain. À une époque où les rôles masculins étaient encore très normés, il apportait une nuance précieuse, jouant des hommes faillibles, sensibles, parfois immatures, mais rarement caricaturaux.

Il n’a jamais été une star tapageuse ni une figure tragique. George Segal, c’est la constance, l’élégance tranquille, et une forme d’humour discret qui traverse les décennies sans se démoder. Il n’a peut-être pas eu de “grand rôle” qui l’aurait figé dans la légende, mais il a joué juste pendant plus de cinquante ans, ce qui est une forme de légende en soi.

Un dernier banjo et une sortie digne

Musicien accompli, George Segal était aussi un passionné de banjo. Il se produisait régulièrement en concert et a même enregistré plusieurs albums. Cette passion, peu connue du grand public, était pour lui une façon de rester libre, en dehors des projecteurs. Jusqu’à la fin, il est resté fidèle à cette posture : ne jamais surjouer sa place, mais toujours donner le meilleur de lui-même.

Son décès en 2021 a suscité des hommages chaleureux, aussi bien dans les milieux du cinéma que de la télévision. Car si George Segal n’était pas une “légende hollywoodienne” au sens strict, il était un acteur que tout le monde respectait, un collègue estimé, un homme de scène discret mais essentiel.

En somme, George Segal était un acteur rare : simple sans être fade, drôle sans être forcé, émouvant sans être démonstratif. Un style qui ne se démode pas.

Filmographie

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