Gary Grubbs
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 13 films |
Biographie
Gary Grubbs, acteur américain né le 14 novembre 1949 à Amory, dans l’État du Mississippi, fait partie de ces visages qu’on a tous vus à l’écran... sans toujours pouvoir mettre un nom dessus. Et pourtant, Gary Grubbs est un acteur de caractère avec plus de 150 rôles à son actif, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Solide, fiable, souvent cantonné aux rôles de figures d’autorité, il est l’archétype même du "character actor", ces piliers discrets du récit qui donnent de la densité aux histoires sans chercher les projecteurs.
Les débuts de Gary Grubbs : entre théâtre et télévision
Originaire du sud des États-Unis, Gary Grubbs démarre sa carrière d’acteur dans les années 1970. Avant d’arriver à Hollywood, il passe par des études de théâtre à l’université du Mississippi, ce qui l’amène naturellement à la scène puis au petit écran. Sa stature rassurante, son accent du Sud parfois mis en avant, son visage carré : tout le prédestine à des rôles d’hommes sérieux, respectés, parfois ambigus.
Il décroche très tôt des apparitions dans des séries télévisées qui font la pluie et le beau temps de la télévision américaine, et enchaîne des participations à des dizaines d’épisodes, souvent pour un rôle ou deux, mais toujours marquants. C’est cette régularité, plus que des grands rôles vedettes, qui construit peu à peu sa réputation.
Un visage familier des séries télévisées américaines
Difficile de regarder la télévision américaine des années 1980, 1990 ou 2000 sans tomber sur Gary Grubbs. Il est passé par Will & Grace, ER, The X-Files, NCIS, Angel, The O.C., Treme, Criminal Minds, CSI et bien d’autres. Il y joue des rôles de procureurs, de juges, de policiers, de pères, de sénateurs, de chefs d’entreprise... bref, des hommes d’âge mûr, à l’autorité naturelle, souvent là pour incarner un contrepoint moral ou légal aux héros principaux.
Sa capacité à incarner des personnages crédibles en très peu de scènes est sans doute l’un de ses grands atouts. Il n’a pas besoin de longs dialogues pour imposer une présence. Il suffit souvent d’un regard, d’un ton ferme, ou d’un petit moment de flottement dans une conversation pour donner à ses personnages un relief inattendu.
Au cinéma, des rôles secondaires mais solides
Côté grand écran, Gary Grubbs n’a jamais été une tête d’affiche, mais il a souvent été un maillon essentiel dans des castings prestigieux. Il apparaît par exemple dans JFK d’Oliver Stone (1991), où il incarne Al Oser, un procureur associé à l’enquête menée par le personnage de Kevin Costner. Il est également présent dans Double Jeopardy aux côtés d’Ashley Judd, dans The Astronaut’s Wife, ou encore dans la comédie Bad Moms.
Ces rôles, même s’ils sont secondaires, bénéficient toujours de son professionnalisme et de sa capacité à "habiter" le décor. Il n’a jamais eu besoin d’être le centre de l’attention pour rendre une scène plus crédible, plus humaine, parfois plus menaçante, parfois plus douce, selon les besoins du scénario.
Un acteur enraciné dans le sud des États-Unis
Ce qui distingue aussi Gary Grubbs, c’est sa connexion très forte avec le sud des États-Unis, qu’il ne renie jamais. Même s’il vit et travaille à Los Angeles, il reste attaché à sa région natale et y retourne régulièrement. Il y enseigne parfois l’art dramatique, participe à des projets locaux, et est considéré comme une figure respectée du monde culturel sudiste. Un peu comme si son accent, qu’il ne cherche jamais à gommer complètement, devenait une sorte de signature discrète.
Il a d’ailleurs souvent joué dans des projets où cette identité régionale est mise en avant, que ce soit dans des films tournés en Louisiane, au Mississippi ou au Texas, ou dans des séries où les personnages du Sud tiennent un rôle central.