Garry Marshall
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Détails
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| Filmographie | 10 films |
Biographie
Garry Marshall, né le 13 novembre 1934 à New York (États-Unis), et décédé le 19 juillet 2016 à Burbank, Californie, est l’un des grands noms de la comédie américaine, aussi bien à la télévision qu’au cinéma. Réalisateur, scénariste, producteur et acteur à ses heures perdues, Garry Marshall s’est illustré durant plus de cinq décennies dans l’univers du divertissement avec un style immédiatement reconnaissable : chaleureux, accessible, et toujours profondément humain.
Si son nom évoque instantanément des films romantiques devenus cultes, son influence remonte bien plus loin, jusqu’à l’âge d’or de la télévision américaine des années 1970, où il a façonné tout un pan de la culture populaire avec des sitcoms aussi emblématiques que Happy Days. Homme de l’ombre devenu figure publique, Garry Marshall laisse derrière lui une œuvre marquée par la bienveillance, la tendresse et une idée très assumée du feel-good.
Un début de carrière à la télévision, entre rires et dynamiques familiales
Avant d’être réalisateur de cinéma, Garry Marshall fait ses armes dans l’écriture. Après des débuts comme blagueur pour des émissions de radio, il entre dans le monde de la télévision dans les années 1960. Il coécrit des épisodes de séries comme The Lucy Show et The Dick Van Dyke Show, où il développe un goût prononcé pour les dialogues dynamiques et les situations cocasses.
Mais c’est dans les années 1970 qu’il explose réellement comme créateur de contenu avec une série de sitcoms devenues cultes, dont il est souvent à la fois le créateur, le producteur et parfois même l’invité. Parmi elles, Happy Days (1974–1984) est sans doute la plus célèbre. Elle met en scène une version idéalisée des années 1950 américaines, centrée sur l’adolescent Richie Cunningham (interprété par Ron Howard) et le désormais mythique Fonzie. Le ton est bon enfant, les intrigues légères mais jamais creuses, et surtout, l’écriture repose sur des relations humaines sincères, une marque de fabrique de Garry Marshall.
Il est également derrière Laverne & Shirley (avec sa sœur Penny Marshall au casting), Mork & Mindy (avec Robin Williams dans l’un de ses premiers grands rôles), ou encore The Odd Couple, adaptation télévisée de la pièce de Neil Simon. Ces séries contribuent à poser les bases de la sitcom américaine moderne : dialogues rapides, dynamiques de colocataires, humour de situation, et un fond de tendresse toujours présent sous les blagues.
Le virage cinéma : des comédies romantiques devenues cultes
Dans les années 1980, Garry Marshall commence à se tourner vers le cinéma. Après quelques films mineurs, c’est avec Pretty Woman (1990) qu’il connaît un immense succès. Le film, avec Julia Roberts et Richard Gere, modernise le conte de fées de manière assumée : une prostituée au grand cœur, un homme d’affaires froid qui découvre l’amour… Le scénario pourrait sembler risqué, voire cliché, mais sous la direction de Garry Marshall, cela devient un bijou de comédie romantique.
Pretty Woman propulse Julia Roberts au rang de star mondiale et devient une référence du genre. Le ton du film est emblématique de son style : des personnages attachants, des obstacles surmontés avec humour, des répliques mémorables, et un message globalement optimiste. Pour Garry Marshall, la comédie ne se fait jamais au détriment de l’émotion.
Il retrouve le duo Roberts-Gere quelques années plus tard dans Runaway Bride (1999), et enchaîne avec d’autres succès dans le même esprit comme The Princess Diaries (2001) avec Anne Hathaway, film devenu un classique pour une génération entière. Il y développe encore une fois sa sensibilité particulière : celle qui croit à la possibilité de transformation, de croissance personnelle, de seconde chance.
Un style identifiable : optimisme, bienveillance et charme old-school
Que ce soit dans ses séries ou dans ses films, Garry Marshall ne cherche jamais à révolutionner le langage cinématographique. Ce n’est pas un formaliste ni un provocateur. C’est un conteur, un artisan du divertissement qui s’adresse au grand public sans condescendance. Son style est classique, fluide, au service des personnages et des situations. Il privilégie les émotions franches, les personnages un peu imparfaits mais fondamentalement bons, et les récits où l’amour, l’amitié ou la famille tiennent le rôle principal.
Il aime aussi les distributions chorales et les récits entrelacés. À la fin de sa carrière, il réalise des films à structure mosaïque comme Valentine’s Day (2010), New Year’s Eve (2011) et Mother’s Day (2016), où se croisent une multitude de personnages liés par un thème commun. Si ces films ne rencontrent pas toujours un succès critique, ils restent fidèles à son approche : réunir les gens autour d’une émotion simple, parfois naïve, mais toujours sincère.
Un homme de famille, à l’écran comme dans la vie
Dans l’industrie, Garry Marshall était aussi connu pour son atmosphère de tournage bienveillante. Il travaillait régulièrement avec les mêmes acteurs, techniciens, et surtout avec sa sœur Penny Marshall, elle-même réalisatrice (Big, A League of Their Own). Leur complicité professionnelle et personnelle faisait partie de cette image de « famille du showbiz » qu’il revendiquait fièrement.
Il n’a jamais voulu faire de films sombres ou cyniques. Dans une époque où le sarcasme est souvent valorisé, Garry Marshall persistait à croire en la chaleur humaine, en la simplicité des sentiments, et en la capacité du public à vouloir juste… passer un bon moment.
Un héritage qui repose sur le cœur plus que sur le choc
Garry Marshall n’a jamais cherché à être un réalisateur à prix ou à palmarès. Ce n’était pas son univers. Ce qu’il laisse derrière lui, c’est une galerie de personnages attachants, des films que l’on revoit sans se lasser, et une influence tangible dans la comédie romantique contemporaine. De nombreux réalisateurs et scénaristes du genre s’inscrivent aujourd’hui dans la continuité de ce qu’il a posé : faire rire avec douceur, faire pleurer sans forcer, et croire que l’amour, ou au moins un bon dialogue, peut tout arranger.
Filmographie
10 sur 10 films