Gad Elmaleh
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Détails
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| Filmographie | 13 films |
Biographie
Gad Elmaleh est né le 19 avril 1971 à Casablanca, au Maroc. D’origine juive marocaine, il grandit dans une famille où l’humour, la musique et les langues cohabitent avec naturel. Très jeune, il cultive le goût de l’imitation, de l’observation, et du jeu. Après un passage par Montréal, il s’installe en France, où il se forme au Cours Florent à Paris, avant de graviter autour du théâtre, du cinéma, et surtout… de la scène comique, qui fera exploser sa notoriété.
Gad Elmaleh, c’est l’exemple d’un artiste passé de l’ombre au phénomène culturel, puis du statut d’humoriste à celui d’acteur, de showman, de célébrité transversale, capable de remplir des zéniths, jouer dans des comédies grand public, flirter avec le stand-up à l’américaine, tout en explorant des projets plus personnels. Une trajectoire atypique, faite de succès massifs, de critiques fluctuantes, mais aussi d’un besoin constant de renouvellement.
L’humour de l’observation, du quotidien et de l’identité
C’est avec ses premiers one-man shows que Gad Elmaleh s’impose dans les années 2000 comme l’un des humoristes préférés des Français. Décalages (1997), puis La Vie normale (2001), posent les bases de son style : humour d’observation, portraits de personnages absurdes mais familiers, auto-dérision, et une écriture très orale, proche du sketch vivant plus que du texte figé.
Il devient un véritable phénomène avec L’Autre c’est moi (2005), un spectacle au succès colossal. On y découvre des personnages devenus cultes comme Chouchou ou le blond, et une capacité rare à jouer avec les accents, les situations de la vie courante, les travers des uns et des autres sans cynisme ni agressivité. L’humour de Gad Elmaleh repose sur l’empathie, le mimétisme, et le charme, plus que sur la provocation ou le sarcasme.
Sa popularité explose, portée par un bouche-à-oreille massif, des rediffusions télé omniprésentes, et une présence scénique à la fois fluide, physique et chaleureuse.
Une carrière au cinéma entre comédies populaires et clins d’œil d’auteur
En parallèle de la scène, Gad Elmaleh construit une carrière cinématographique. Il débute avec des petits rôles (souvent comiques), puis tient des premiers rôles dans des comédies populaires comme La Vérité si je mens ! 2, Chouchou, Coco (qu’il réalise), ou encore Hors de prix, dans lequel il donne la réplique à Audrey Tautou dans une ambiance plus élégante, presque à contre-emploi.
Son style de jeu au cinéma reste souvent proche de son univers scénique : un mélange de maladresse charmante, de malice, de gaucherie contrôlée, qui fonctionne particulièrement bien dans les comédies, mais trouve aussi sa place dans des projets plus nuancés. On l’a ainsi vu chez Woody Allen dans Minuit à Paris, dans Jack Mimoun ou encore dans Maison de retraite, où il assume des rôles secondaires avec une simplicité maîtrisée.
Il n’est pas un acteur caméléon au sens classique, mais plutôt un interprète qui amène son univers dans le film, sans chercher à se fondre complètement. Cela crée une signature reconnaissable, qui peut plaire autant qu’elle peut déplaire, mais qui reste cohérente avec sa personnalité artistique.
Le rêve américain : entre ambition, humour et décalage culturel
À partir de 2015, Gad Elmaleh entreprend un virage audacieux : se lancer dans le stand-up aux États-Unis, en anglais. Il s’installe à New York, reprend ses sketchs dans une autre langue, travaille la traduction culturelle de son humour, se frotte à une scène comique radicalement différente, plus dure, plus directe, moins indulgente.
Le pari est courageux, parfois critiqué en France, parfois moqué aux États-Unis, mais il montre le besoin de se confronter à un nouveau public, de sortir de sa zone de confort, de reprendre de zéro malgré la célébrité acquise. Il documente cette aventure dans Gad Part en live, puis dans la série Huge in France, diffusée sur Netflix, où il joue avec autodérision son propre statut d’humoriste star incompris des Américains.
Ce projet, aussi imparfait soit-il, témoigne d’une volonté sincère de se renouveler et de ne pas s’endormir sur son succès francophone. Et même si le public américain reste difficile à conquérir, Gad Elmaleh en sort grandi, plus conscient de ses forces… et de ses limites.
Entre critique et affection : une figure clivante mais durable
Avec le temps, Gad Elmaleh est devenu une figure familière du paysage culturel français, au point d’en faire parfois une cible. Son humour, longtemps consensuel, a parfois été jugé trop formaté, trop doux, ou en perte de fraîcheur. Une polémique autour d’accusations de plagiat dans certains sketchs a aussi écorné son image, bien qu’il ait répondu avec un mélange de défense et d’autodérision.
Mais derrière ces critiques, reste une affection populaire tenace, car Gad Elmaleh incarne aussi un parcours d’intégration, de travail, de transmission entre cultures, qui parle à beaucoup. Il continue à remplir des salles, à être invité sur les plateaux, à collaborer à des projets variés, souvent tournés vers la rencontre des publics et des registres.
Une voix entre deux mondes, toujours en mouvement
Aujourd’hui, Gad Elmaleh ne cherche plus seulement à faire rire : il veut raconter, transmettre, expérimenter. Il explore parfois des thématiques plus intimes, notamment dans son spectacle D’ailleurs, où il aborde son enfance, sa spiritualité, ses origines marocaines, et même… sa foi retrouvée. Là encore, certains y voient un virage mystique, d’autres une quête de sens. Mais ce qui demeure, c’est un artiste qui refuse de rester figé.
Gad Elmaleh, c’est un peu le funambule de la scène francophone : toujours en équilibre entre les cultures, entre le divertissement et le personnel, entre l’humour universel et le récit singulier. Il ne prétend pas être un grand penseur, ni un comique corrosif, mais il touche par ce qu’il partage de lui-même, avec tendresse, rythme, et parfois un soupçon de mélancolie.
Filmographie
13 sur 13 films