Frank Adonis
- Casting
Détails
| Autre nom | Frank Testaverde Scioscia |
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Nationalité |
| Filmographie | 10 films |
Biographie
Frank Adonis, de son vrai nom Frank Testaverde Scioscia, est né le 27 octobre 1935 à Brooklyn, dans l’État de New York (États-Unis). Il est décédé le 27 décembre 2018, à l’âge de 83 ans, à Las Vegas. Acteur américain d’origine italienne, Frank Adonis a marqué plusieurs générations de cinéphiles par sa présence dans des films cultes, souvent dans des rôles de mafieux, de voyous ou de personnages de l’ombre.
Des débuts modestes à une carrière discrète mais persistante
Avant de devenir Frank Adonis, le comédien s’illustre dans des rôles de figurant et de petit voyou. Il faut attendre la fin des années 70 pour qu’il commence à se faire une place dans l’industrie, à une époque où Hollywood est friand d’histoires de gangsters et de milieux interlopes. Ce terrain lui va comme un gant.
Sa première apparition significative au cinéma remonte à 1971, dans The French Connection, mais c’est surtout dans les années suivantes qu’il devient un visage familier, notamment grâce à son implication dans les films de Martin Scorsese.
Goodfellas, Raging Bull, Casino… Le trio gagnant avec Scorsese
C’est dans l’univers de Martin Scorsese que Frank Adonis trouve son rythme de croisière. Il fait partie de ces seconds rôles que le réalisateur aime retrouver de film en film. Dans Raging Bull (1980), il tient un petit rôle mais gagne en crédibilité. Il enchaîne ensuite avec Goodfellas (1990), où il incarne Anthony Stabile, un personnage inspiré d’un véritable membre de la mafia new-yorkaise. Ce rôle, bien que secondaire, lui offre l'une de ses prestations les plus mémorables.
Il poursuit sa collaboration avec Scorsese dans Casino (1995), où il campe un autre homme de main. Dans ces films, Frank Adonis apporte un équilibre entre la brutalité apparente et un certain flegme, typique des rôles de mafieux classiques du cinéma américain.
Une filmographie tournée vers le polar et le film noir
Le nom de Frank Adonis reste solidement associé à l’univers des films de gangsters, mais on le retrouve aussi dans d’autres registres. Il participe à des productions variées, souvent à petit budget ou destinées au marché de la vidéo, sans jamais vraiment s’éloigner de ce personnage de dur à cuire qu’il incarne avec une certaine aisance.
Il apparaît dans Wall Street d’Oliver Stone, mais aussi dans des productions plus confidentielles, parfois dans des rôles de détectives, de flics corrompus ou de types peu recommandables. Il faut dire que son physique et sa voix rauque faisaient partie de ses meilleurs outils.
Quelques incursions à la télévision et derrière la caméra
Frank Adonis a aussi fait quelques apparitions à la télévision, bien que de manière sporadique. On le retrouve dans des séries comme The Equalizer, et dans quelques téléfilms où il reste fidèle à son type de personnage habituel. À la fin des années 90 et au début des années 2000, il tente même l’aventure de la réalisation, avec un projet resté assez confidentiel. Il n’a jamais vraiment percé comme metteur en scène, mais cette tentative montre son envie de toucher à d’autres aspects de la création cinématographique.
Un acteur fidèle à un certain cinéma
Frank Adonis n’a jamais prétendu être une star hollywoodienne. Et c’est sans doute ce qui le rend aussi attachant. Il fait partie de ces seconds rôles solides, de ceux qu’on ne cite pas toujours en premier, mais sans qui certaines scènes cultes n’auraient pas la même saveur.
Il s’est inscrit dans une tradition de cinéma très spécifique, celle du film noir américain, avec tout ce que cela implique de gueules marquées, de dialogues secs et de violence contenue. Frank Adonis ne jouait pas les gangsters, il était ce genre de personnages, au point qu’on se demande parfois où s’arrête l’acteur et où commence le rôle.