Felicia Farr

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Détails

Autre nom Olive Dines
Âge
Nationalité
Filmographie 2 films

Biographie

Felicia Farr, née Olive Dines le 4 octobre 1932 à Westchester County, dans l’État de New York (États-Unis), est une actrice et mannequin américaine, principalement active entre les années 1950 et 1970.

Si son nom ne fait pas partie des figures les plus médiatisées du cinéma classique hollywoodien, Felicia Farr a pourtant traversé une période charnière du 7e art avec grâce, sobriété et justesse, souvent dans des rôles secondaires marquants.

Elle est également connue pour avoir été l'épouse de Jack Lemmon, l’un des acteurs les plus populaires et respectés de sa génération, mais sa carrière ne se résume pas à cela. Felicia Farr s’est distinguée par une présence à l’écran élégante et naturelle, à contre-courant des archétypes féminins trop figés de son époque.

Des débuts dans le mannequinat et une transition rapide vers le cinéma

Comme beaucoup d’actrices de sa génération, Felicia Farr débute dans le modèle photo, métier qu'elle commence dès l'adolescence. Elle pose notamment pour des magazines de mode et des campagnes publicitaires, où son charme naturel et son regard expressif attirent rapidement l’attention des recruteurs hollywoodiens.

Elle entre dans l’univers du cinéma au début des années 1950, à une époque où les studios recherchent des visages nouveaux et frais pour moderniser leurs catalogues. Elle signe un contrat avec Columbia Pictures, maison réputée pour ses stars glamour mais aussi pour ses productions de westerns et de films noirs.

Très vite, elle enchaîne les rôles, notamment dans des westerns de série B, un genre où elle tient souvent des seconds rôles solides, face à des acteurs comme Glenn Ford ou Kirk Douglas. Son jeu n’est jamais outré : Felicia Farr se distingue par une retenue élégante, une façon de ne jamais surjouer, ce qui la rend particulièrement crédible dans des univers masculins et rugueux.

Une présence remarquée dans des films de prestige

L’un de ses rôles les plus notables est sans doute dans 3:10 to Yuma (1957), un western psychologique de Delmer Daves, aujourd’hui considéré comme un classique du genre. Elle y joue la femme du fermier interprété par Van Heflin, face à Glenn Ford en bandit ambigu. Le film est tendu, épuré, et Felicia Farr y brille par son intensité silencieuse.

Elle apparaît également dans Jubal (1956), un autre western de Daves, aux côtés de Ernest Borgnine et Rod Steiger, dans un rôle féminin plus sensuel et complexe. Ces films permettent à Felicia Farr de s’éloigner des clichés habituels de la "jolie épouse" ou de la "femme fatale", et de composer des personnages plus nuancés, souvent déchirés entre loyauté et désir.

Elle joue aussi dans des comédies ou des drames modernes, comme Kiss Me, Stupid (1964) de Billy Wilder, dans lequel elle incarne une prostituée impliquée dans un quiproquo improbable avec Dean Martin. Ce rôle montre une facette plus libre et ironique de son jeu, capable de naviguer entre séduction et autodérision.

Une vie personnelle liée à Jack Lemmon

En 1962, Felicia Farr épouse Jack Lemmon, l’un des piliers du cinéma américain de l’époque, connu pour ses rôles dans The Apartment, Some Like It Hot ou Days of Wine and Roses. Leur mariage dure jusqu’à la mort de l’acteur en 2001, et est souvent cité comme l’un des couples les plus stables d’Hollywood, ce qui, en soi, relève presque du miracle dans le milieu.

Ils ont une fille ensemble, Courtney Lemmon, et Felicia Farr devient également la belle-mère de Chris Lemmon, fils de Jack issu d’un précédent mariage.

Contrairement à d’autres actrices mariées à des stars, Felicia Farr ne s’efface pas complètement de la scène. Mais elle choisit de ralentir sa carrière à partir des années 70, préférant se consacrer à sa vie familiale tout en continuant à apparaître occasionnellement à l’écran.

Une carrière discrète mais respectée

Le nom de Felicia Farr n’est peut-être pas le plus cité quand on évoque les grandes stars féminines de l’âge d’or hollywoodien, mais elle fait partie de ces actrices qui ont su traverser plusieurs styles et époques avec finesse. Sa filmographie, certes modeste en nombre, reste cohérente et élégante, marquée par un refus de la caricature et une présence sobre mais affirmée.

Elle représente aussi une époque où les actrices pouvaient choisir une forme de retrait volontaire, sans scandale ni effondrement, en se maintenant dans une dignité artistique et personnelle rare.

Filmographie

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