Faye Dunaway

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Détails

Autre nom Dorothy Faye Dunaway
Âge
Nationalité
Filmographie 10 films
Récompenses 7 nominations et 3 victoires

Biographie

Faye Dunaway, de son nom complet Dorothy Faye Dunaway, est née le 14 janvier 1941 à Bascom, dans l’État de Floride (États-Unis). Actrice emblématique du Nouvel Hollywood, elle s’impose dès les années 1960 comme l’un des visages les plus marquants de cette génération d’artistes prêts à bouleverser les codes du cinéma américain. Faye Dunaway, c’est une silhouette inoubliable, un regard perçant, une voix posée, et surtout, une présence magnétique qui a marqué de nombreux chefs-d'œuvre du cinéma du XXe siècle.

Une ascension fulgurante grâce à Bonnie and Clyde

C’est en 1967 que Faye Dunaway explose véritablement sur la scène internationale, grâce à Bonnie and Clyde, où elle incarne Bonnie Parker aux côtés de Warren Beatty. Le film, audacieux, violent et stylisé, marque un tournant dans le cinéma américain, et Faye Dunaway y impose une version de la féminité à la fois séductrice, dangereuse, et profondément moderne. Elle devient l’icône d’un nouveau type d’héroïne : indépendante, insaisissable, et résolument tragique.

À partir de là, sa carrière prend une tournure vertigineuse. Les rôles s’enchaînent, souvent complexes, exigeants, et très éloignés des stéréotypes de la femme hollywoodienne classique. Elle joue des femmes brillantes, perturbées, fatales ou détruites, mais jamais passives.

Une décennie de chefs-d’œuvre et de performances marquantes

Les années 1970 sont probablement l’âge d’or de Faye Dunaway, tant sur le plan artistique que symbolique. Elle enchaîne les rôles inoubliables dans des films qui sont aujourd’hui des classiques : Chinatown (1974), de Roman Polanski, où elle incarne Evelyn Mulwray, un personnage de femme à la fois fragile et opaque, dans un univers corrompu. Son jeu tout en tension et en silences porte une bonne partie de l’atmosphère du film.

Puis vient Network (1976), où elle campe la redoutable Diana Christensen, productrice télé prête à tout pour faire de l’audience. Un rôle glaçant, mais d’une modernité saisissante, qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice. Elle y représente une vision crue et désenchantée de l’Amérique des médias, déjà en proie au sensationnalisme.

À cette époque, Faye Dunaway devient bien plus qu’une actrice talentueuse. Elle est un symbole du désenchantement américain, une muse de la fin des illusions, une figure du pouvoir féminin dans un monde en crise.

Une carrière marquée par les hauts... et quelques très bas

Après une série de succès critiques et commerciaux, la carrière de Faye Dunaway connaît un net ralentissement à partir des années 1980. L’un des tournants les plus controversés est sans doute son rôle dans Mommie Dearest (1981), où elle incarne Joan Crawford dans une performance aussi excessive que critiquée. Si certains y voient une performance culte, d’autres la qualifient de caricature.

Ce rôle la poursuit pendant des années, et Faye Dunaway elle-même a exprimé à plusieurs reprises son regret d’avoir accepté ce projet, qui a selon elle brouillé la perception que le public avait de son travail. À partir de là, elle continue de tourner, mais avec moins de régularité, et dans des projets plus modestes ou plus expérimentaux.

Elle revient à plusieurs reprises à la télévision, dans des téléfilms ou des rôles secondaires, tout en entretenant une image d’actrice intense, exigeante, parfois difficile à diriger — réputation qu’elle n’a jamais vraiment cherché à démentir.

Une figure incontournable de l’histoire du cinéma

Malgré les aléas de sa carrière, Faye Dunaway reste une actrice essentielle pour comprendre l’évolution du cinéma américain des années 1960 à 1980. Elle a incarné des personnages féminins d’une rare complexité, dans des récits souvent sombres, voire violents, mais toujours profondément humains. Son style, entre froideur apparente et fragilité contenue, a inspiré toute une génération d’actrices.

Sa présence au casting d’un film donnait à celui-ci une gravité particulière. Elle n’était pas là pour jouer les seconds rôles décoratifs, ni pour séduire gentiment. Elle portait des histoires denses, inconfortables, dérangeantes. Et même dans ses films moins réussis, elle restait une actrice d’une intensité indéniable.

Une aura intacte, entre culte et mystère

Aujourd’hui, Faye Dunaway continue de fasciner. Elle est l’objet de rétrospectives, de redécouvertes, de critiques parfois plus bienveillantes que lors de la sortie initiale de ses films. Elle représente un certain cinéma disparu, où les femmes n’étaient ni des objets ni des accessoires, mais des centres de gravité émotionnelle.

Et si Faye Dunaway semble s’être progressivement retirée du devant de la scène, c’est peut-être aussi par fidélité à ce qu’elle a toujours été : une actrice de l’ombre, de l’ambiguïté, du feu sous la glace. Une étoile un peu distante, mais qui continue de briller intensément dans la mémoire du cinéma.

Filmographie

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