Fares Fares
- Casting
Détails
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Nationalités |
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Fares Fares, né le 29 avril 1973 à Beyrouth, au Liban, est un acteur suédo-libanais qui s’est imposé au fil des années comme une figure marquante du cinéma scandinave, avant de s’ouvrir progressivement à des productions internationales, toujours avec cette même présence sobre, forte et mesurée. Sa trajectoire est à l’image de son jeu : discrète mais sûre, en marge des projecteurs tapageurs, mais toujours au bon endroit. Il n’est pas du genre à occuper tout l’espace à l’écran, et pourtant, quand il est là, on ne voit que lui. Fares Fares, c’est cette force tranquille du cinéma, celle qui ne cherche pas l’effet, mais qui s’impose naturellement, scène après scène.
Une enfance entre deux mondes
Né à Beyrouth en pleine guerre civile, Fares Fares quitte le Liban à l’âge de 14 ans avec sa famille pour s’installer en Suède, où il grandit et se forme. Ce déracinement, cette identité double, marqueront toute sa vie — et, d’une certaine manière, son jeu. Il apporte avec lui une intériorité, une gravité, et un regard sur le monde forgé dans la complexité.
C’est dans le théâtre qu’il débute, à Örebro, en Suède, puis il intègre la scène cinématographique locale en apparaissant dans quelques films indépendants, souvent réalisés par des compatriotes d’origine étrangère. Très vite, sa voix posée et son regard à la fois doux et perçant lui valent des rôles de plus en plus consistants.
Et lorsqu’il commence à tourner avec Josef Fares, son propre frère réalisateur, l’alchimie familiale donne naissance à des films devenus cultes en Suède.
La fratrie Fares et l’explosion nordique
Le duo Josef et Fares Fares marque les esprits avec des films comme Jalla! Jalla! (2000) ou Kopps (2003), des comédies décalées et tendres sur l’intégration, les conflits culturels et les identités multiples. Dans ces rôles, Fares Fares joue souvent des personnages en marge, coincés entre traditions et modernité, mais toujours avec un humour fin et une vraie humanité.
Ce sont des films profondément suédois dans leur ton, mais enrichis par une diversité rarement montrée à l’époque dans le cinéma scandinave. Et Fares y brille par son naturel, son sens du rythme comique et sa capacité à nuancer sans jamais surjouer.
Ce début de carrière très local ouvre vite des portes à des projets plus sombres, plus profonds, où son calme apparent devient un atout dramatique redoutable.
L’enquêteur Assad : la reconnaissance internationale
C’est avec la série de films Les Enquêtes du Département V, adaptés des romans de Jussi Adler-Olsen, que Fares Fares accède à une reconnaissance bien au-delà de la Suède. Il y incarne Assad, partenaire du détective Carl Mørck, campé par Nikolaj Lie Kaas. Dans ce duo désaccordé mais profondément complémentaire, Fares apporte la chaleur, la lucidité, et une certaine sagesse pragmatique, là où son collègue est rongé par la culpabilité et l’obsession.
Assad, c’est l’homme droit, loyal, et plus profond qu’il n’y paraît, et Fares Fares en fait un personnage discret mais essentiel. Leur tandem devient l’un des piliers de la saga, au point que les spectateurs n’imaginent plus un film sans cette dynamique entre tension nordique et chaleur orientale.
Et surtout, l’acteur prouve qu’il peut tenir des rôles sombres et complexes sans jamais verser dans le stéréotype, un défi encore fréquent pour les acteurs issus de l’immigration dans les pays européens.
Hollywood ? Oui, mais sans perdre le cap
À mesure que sa réputation grandit, Fares Fares est approché par des productions internationales. Il apparaît notamment dans des films comme Zero Dark Thirty (2012), Safe House, Child 44 ou encore dans Rogue One: A Star Wars Story (2016), où il fait une brève incursion dans l’univers galactique.
Mais là encore, il ne cherche pas à tout prix la starification. Ses rôles à Hollywood restent modestes, mais choisis avec soin. Il évite les rôles-clichés ou les partitions unidimensionnelles, préférant apporter quelque chose de vrai, même dans un temps d’écran limité.
Il continue à tourner en Suède et au Danemark, conservant un lien fort avec le cinéma scandinave, qu’il n’a jamais considéré comme un tremplin vers autre chose, mais comme un espace d’expression authentique et personnel.