Esom

  • Casting

Détails

Autres noms Lee So-young 이소영 이솜
Âge
Nationalité
Filmographie 2 films

Biographie

Esom, de son vrai nom Lee So-young, est née le 30 janvier 1990 à Séoul, en Corée du Sud. Actrice à la fois moderne et insaisissable, elle fait partie de cette génération qui bouscule les codes sans forcément chercher à les briser. Depuis ses débuts dans le mannequinat jusqu’à ses rôles marquants sur grand écran et dans les séries, Esom s’est construite une image fluide, à la croisée du cinéma indépendant et de la culture populaire, avec un naturel qui semble défier la performance.

Ses premiers pas dans le divertissement ne se font pas directement par le cinéma, mais par la mode. Esom débute comme mannequin, notamment dans des magazines et publicités, avant d’être repérée pour son charisme singulier. Cette expérience façonne en partie son rapport à l’image, qu’elle aborde avec une forme de décontraction qui deviendra l’une de ses marques de fabrique. Elle ne se met pas en scène, elle s’impose sans avoir l’air d’y toucher.

Des débuts prometteurs sur grand écran

C’est en 2014 que Esom attire réellement l’attention avec Scarlet Innocence, un thriller mélodramatique inspiré d’un conte traditionnel coréen. Elle y joue une jeune femme engagée dans une relation toxique avec un professeur plus âgé, interprété par Jung Woo-sung. Le film permet à Esom de révéler une palette d’émotions intenses, oscillant entre candeur, colère, et ambiguïté morale. La critique salue son interprétation, et son nom commence à circuler dans les cercles du cinéma sud-coréen d’auteur.

Mais là où d’autres auraient peut-être capitalisé sur un rôle à forte visibilité pour se stabiliser dans un type de personnage, Esom prend un chemin un peu plus sinueux. Elle alterne films indépendants, thrillers, comédies, drames et même séries télévisées, sans jamais s’installer dans une zone de confort. Elle semble préférer les rôles qui dérangent, les personnalités instables ou marginales, parfois avec un fond d’humour noir ou d’ironie douce.

Une actrice à l’aise dans l’inconfort

Ce qui frappe chez Esom, c’est sa capacité à se mouvoir dans des univers très différents sans perdre en crédibilité. Dans Microhabitat (2017), elle campe une jeune femme qui refuse de se plier aux normes sociales, préférant vivre sans logement fixe pour continuer à boire du whisky et fumer des cigarettes. Un film modeste mais terriblement juste, dans lequel Esom brille par sa sobriété et sa présence brute. Elle ne cherche pas à rendre son personnage aimable, mais elle le rend humain. Et c’est souvent là qu’elle est la plus forte.

Même dans des rôles plus secondaires, Esom laisse une impression durable. Que ce soit dans des films de genre comme Samjin Company English Class ou dans des productions plus expérimentales, elle parvient à créer des personnages crédibles, souvent imprévisibles, jamais décoratifs. Elle donne l’impression de jouer sans filtre, ce qui crée une tension constante entre son apparente légèreté et la gravité de ce que vivent ses personnages.

Une transition naturelle vers les séries

Depuis quelques années, Esom investit aussi le terrain des séries coréennes, avec la même liberté que dans ses choix cinématographiques. On l’a vue notamment dans Taxi Driver, où elle interprète une procureure engagée dans des affaires de justice sociale. Même dans un format plus codifié comme celui du drama, elle conserve une certaine fraîcheur, une manière de ne jamais surjouer, même dans les scènes les plus intenses.

Elle n’hésite pas non plus à participer à des projets plus atypiques, comme Black Knight, où elle s’essaie à un registre de science-fiction dystopique. Encore une fois, ce qui fonctionne, ce n’est pas le spectaculaire, mais cette capacité qu’a Esom à habiter ses rôles avec une forme de nonchalance maîtrisée, comme si elle refusait de se plier à une lecture unique de ses personnages.

Filmographie

  • Ajouté le
  • Modifié le