Ernie Hudson
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 20 films |
Biographie
Ernie Hudson, né le 17 décembre 1945 à Benton Harbor, dans l’État du Michigan, est un acteur américain connu pour sa voix grave, son regard bienveillant et sa carrière particulièrement longue et diversifiée. Acteur de théâtre à l’origine, il s’est imposé à Hollywood en tant que présence stable et rassurante, oscillant entre rôles de soutien, figures d’autorité et personnages attachants. S’il reste surtout associé à un certain uniforme de chasseur de fantômes, Ernie Hudson est loin de se résumer à un seul rôle.
Winston Zeddemore, ou comment Ghostbusters a changé la donne
Le grand public découvre vraiment Ernie Hudson en 1984 dans Ghostbusters, la comédie fantastique de Ivan Reitman, où il incarne Winston Zeddemore, le quatrième membre de l’équipe. Arrivé en cours de film, il incarne le type ordinaire qui entre dans un univers complètement surnaturel. Ce décalage donne lieu à des scènes devenues cultes et permet aux spectateurs de s’identifier facilement à son personnage.
Même si le rôle de Winston n’était pas initialement écrit pour lui (on murmure que Eddie Murphy était visé à l’origine), Ernie Hudson s’y impose avec sobriété et efficacité. Il reprend son rôle dans Ghostbusters II (1989), plusieurs jeux vidéo, Ghostbusters: Afterlife (2021) et encore plus récemment dans Ghostbusters: Frozen Empire (2024), preuve de son ancrage durable dans l’univers de la saga. Et si certains fans regrettent qu’il ait été sous-utilisé dans les premiers films, Ernie Hudson a toujours su tirer le maximum de ses scènes.
D’ailleurs, s’il y a bien un acteur capable de garder son sérieux face à des monstres en mousse et des spectres fluorescents, c’est lui.
Un acteur de caractère entre télévision et grand écran
En dehors de Ghostbusters, Ernie Hudson a enchaîné les rôles au cinéma, souvent dans des seconds rôles solides. Il joue dans The Crow (1994), où il campe un policier fatigué mais humain, en contrepoint de l’ambiance gothique du film. Dans Congo (1995), il incarne un aventurier élégant, capable de voler la vedette à des gorilles numériques. Il participe aussi à des thrillers, des drames judiciaires, des films d’action ou encore des productions plus modestes, toujours avec ce charisme tranquille qui le distingue.
Mais c’est à la télévision qu’il construit une grande partie de sa carrière, et notamment dans Oz (1997–2003), la série carcérale de HBO où il incarne le directeur Leo Glynn, un personnage complexe pris entre les enjeux politiques, les tensions internes et sa propre conscience. Ce rôle lui permet de déployer toute l’étendue de son jeu, entre fermeté et compassion, et reste l’un de ses plus salués par la critique.
Il apparaît aussi dans des séries comme Desperate Housewives, Grey’s Anatomy, Grace and Frankie, The Secret Life of the American Teenager, ou plus récemment Quantum Leap. Ernie Hudson y joue souvent des personnages paternels, mentors ou figures d’autorité, un prolongement naturel de l’aura qu’il dégage.
Une longévité sans faux pas
Contrairement à beaucoup d’acteurs associés à un rôle culte, Ernie Hudson a su éviter les pièges de l’étiquette unique. Il n’a jamais cessé de tourner, acceptant aussi bien les blockbusters que les films indépendants ou les séries familiales. Ce qui frappe, c’est la cohérence tranquille de sa trajectoire : pas d’éclat tapageur, pas de scandale, mais une présence constante, année après année, toujours à la hauteur.
Il incarne aussi une certaine image du professionnalisme hollywoodien, celui des acteurs de confiance qui donnent de la solidité aux projets, même quand ceux-ci ne sont pas spectaculaires. Il est de ceux qu’on appelle quand il faut une voix qui porte, un regard qui inspire ou un personnage secondaire qui ne triche pas.