Erick Avari
- Casting
Détails
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Nationalités |
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| Filmographie | 10 films |
Biographie
Erick Avari, né le 13 avril 1952 à Darjeeling, en Inde, est un acteur américano-indien dont le visage vous dira sûrement quelque chose, même si son nom reste peu connu du grand public. Présent dans une impressionnante quantité de films et de séries depuis les années 1980, Erick Avari est ce qu’on appelle un acteur de composition, capable de se fondre dans des rôles très variés, allant du savant au chef spirituel, du fonctionnaire au mentor bienveillant.
Il est surtout connu pour ses apparitions dans des univers fantastiques ou de science-fiction (Stargate, The Mummy, Heroes, The X-Files), où son charisme discret et sa diction élégante apportent une profondeur immédiate, même aux seconds rôles.
Des origines ancrées dans la culture, entre Inde et Occident
Erick Avari naît dans une famille Parsi (communauté zoroastrienne originaire de Perse, établie en Inde) au cœur de l’Himalaya, dans la ville de Darjeeling. Il est issu d’une lignée de comédiens : son père dirige un cinéma local, et son grand-père était lui-même acteur de théâtre. Autant dire que la scène, chez les Avari, est une histoire de famille.
Il poursuit ses études aux États-Unis, à la College of Charleston, en Caroline du Sud, et s’installe ensuite dans le pays qui deviendra sa terre d’adoption, tout en conservant ses racines culturelles indiennes. Ce double ancrage culturel lui permet d’être à l’aise aussi bien dans des rôles occidentaux que dans des personnages plus ancrés dans les traditions orientales.
Une carrière construite sur la polyvalence
Le parcours d’Erick Avari n’est pas celui d’une star hollywoodienne, mais plutôt celui d’un acteur fiable, caméléon, toujours juste, qu’on retrouve régulièrement dans des rôles secondaires mais essentiels. Dès les années 1980, il multiplie les apparitions dans des séries télévisées : Cheers, Dallas, Murder, She Wrote, Law & Order… Il devient une figure familière du petit écran.
Au cinéma, il se fait remarquer dans Stargate (1994), dans le rôle de Kasuf, chef d’une tribu sur une planète lointaine. Un rôle qui, bien que secondaire, est devenu emblématique pour les fans du film comme de la série dérivée. On le retrouve ensuite dans Independence Day, Planet of the Apes, The Mummy (1999), où il incarne Dr. Terrence Bey, le conservateur du musée du Caire, sage, courageux, et sacrément inoubliable (malgré un destin tragique... comme souvent dans ce genre de rôle).
Son jeu repose sur la dignité, la retenue, la clarté de l’élocution — et une capacité à incarner des personnages souvent érudits, mystiques ou haut placés. Il sait aussi y injecter une part d’ironie ou de chaleur, qui évite toute caricature.
Télévision : un visage familier du petit écran américain
Côté télévision, Erick Avari est absolument partout. Des années 90 jusqu’à aujourd’hui, il enchaîne les apparitions dans des séries aussi variées que The X-Files, Star Trek: The Next Generation, Alias, Heroes, Castle, The Mentalist ou Scorpion. Il incarne parfois des médecins, des chercheurs, des juges, des chefs d’État fictifs, des mystiques, ou des personnages liés à des intrigues religieuses ou paranormales.
Il apparaît même dans The Fresh Prince of Bel-Air et Seinfeld, preuve que son spectre d’intervention ne se limite pas aux drames ou aux récits fantastiques. Peu d’acteurs peuvent se vanter d’une filmographie aussi étendue, variée et constante.
Un acteur à l’écran, mais aussi sur scène
Avant tout cela, Erick Avari a une formation de comédien classique. Il joue Shakespeare, Molière, Ibsen… et participe à des productions théâtrales à Broadway et dans plusieurs festivals américains. Cette rigueur théâtrale se ressent dans son jeu : chaque phrase est articulée, pensée, maîtrisée, même dans les scènes les plus anodines. Ce professionnalisme lui vaut une grande estime de la part de ses collègues et des réalisateurs.
Il n’est pas là pour voler la vedette, mais pour servir l’histoire, ce qui en fait un allié précieux sur les plateaux.
Un héritage discret mais durable
Erick Avari fait partie de ces acteurs dont on se souvient sans s’en rendre compte. Son nom n’est pas celui qui attire les foules sur une affiche, mais sa présence rassure : quand il apparaît à l’écran, on sait que la scène va gagner en poids, en crédibilité, voire en humanité.
Il est également l’un des rares acteurs d’origine indienne à avoir traversé plusieurs décennies à Hollywood sans jamais être cantonné à un seul stéréotype. Bien sûr, certains de ses rôles touchent aux clichés (le médecin, le mystique, l’homme sage), mais il parvient toujours à les humaniser, à leur donner de la complexité, à sortir du simple archétype.