Eric Savin
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Eric Savin, acteur français, est né le 14 novembre 1964 à Paris. Il appartient à cette catégorie de comédiens qu’on a vus souvent, dans des films, des téléfilms ou sur scène, sans toujours pouvoir mettre un nom sur leur visage. Et pourtant, Eric Savin trace depuis les années 1990 un parcours régulier, dense, souvent exigeant, dans le cinéma hexagonal. Sans esbroufe, sans médiatisation excessive, mais avec une vraie rigueur dans ses choix artistiques et une capacité à s’adapter à tous les registres.
Du théâtre à l’écran : une formation solide et une présence immédiate
Avant de multiplier les apparitions au cinéma, Eric Savin se forme au théâtre, comme beaucoup d’acteurs français de sa génération. Il y affine son jeu, développe une sensibilité à la langue et à l’espace, qui transparaîtra plus tard dans ses rôles à l’écran. Sa formation lui permet d’aborder aussi bien les auteurs classiques que les pièces contemporaines, ce qui contribue à ancrer sa présence dans une tradition de jeu sobre et incarné.
Il débute à la télévision au début des années 1990, dans des séries et téléfilms où il campe souvent des personnages réalistes, parfois ambigus, toujours bien construits. Puis vient le cinéma, qui lui offre un champ d’expression plus large, même si ce sont encore les seconds rôles qui dominent.
Un acteur de cinéma apprécié pour sa justesse
Dans les années 2000, Eric Savin enchaîne les apparitions dans des films d’auteur, des drames sociaux, des thrillers et des comédies, toujours avec une constance remarquable. Il joue dans De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard, L’Ennemi intime de Florent Emilio Siri, ou encore La chambre des morts. À chaque fois, il donne corps à des personnages de la vie réelle, souvent en tension, parfois en retrait, mais toujours crédibles.
Il participe aussi à Une affaire d’État, L’Enquête, ou encore Je vais bien, ne t’en fais pas, des films où son talent pour incarner des figures masculines nuancées, pères, policiers, supérieurs hiérarchiques, amis fidèles ou rivaux fatigués, est mis à profit. Eric Savin n’a pas besoin d’en faire trop pour capter l’attention : une intonation, un regard, un silence bien tenu suffisent.
Sa filmographie donne le sentiment d’un acteur disponible, capable de passer d’un premier rôle dans un film indépendant à un rôle secondaire dans une grosse production sans jamais perdre sa cohérence artistique.
Télévision : un visage familier du petit écran français
À la télévision, Eric Savin est omniprésent. On l’a vu dans une multitude de séries et de fictions françaises, de Spiral (Engrenages) à Les hommes de l’ombre, en passant par Capitaine Marleau, Zone blanche, L’Art du crime ou Tropiques criminels. Il incarne des rôles souvent secondaires mais cruciaux : des figures d’autorité, des hommes marqués par le doute ou la responsabilité, parfois en conflit avec les héros, parfois alliés discrets.
Cette présence récurrente sur le petit écran contribue à faire de Eric Savin un acteur profondément ancré dans le paysage audiovisuel français, sans jamais tomber dans l’uniformité. Il parvient à renouveler ses personnages, même quand les archétypes sont familiers. Il y a toujours chez lui une touche de fragilité ou d’intériorité, qui évite le stéréotype.
Un acteur qui sait aussi prendre des risques
Même s’il est associé à des rôles réalistes et posés, Eric Savin a aussi montré une vraie envie de s’aventurer dans des projets plus décalés. Il tourne ainsi dans Le Bureau des Légendes, mais aussi dans des films plus inattendus comme Le Fils de l’autre ou Je suis un no man's land, aux côtés de Philippe Katerine. Il ne craint pas les registres absurdes ou les récits plus poétiques, et cela démontre une forme de curiosité artistique, rarement mise en avant mais bien réelle.
Il s’est même essayé à la réalisation avec Ceci est mon corps (2014), un film indépendant où il tient également le rôle principal. Une incursion discrète mais significative, qui montre un acteur qui ne se contente pas d’attendre qu’on lui donne des rôles, mais qui réfléchit aussi à comment raconter ses propres histoires.