Eric Roberts

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Détails

Âge
Nationalité
Famille
Filmographie 15 films
Récompense 1 nomination et 0 victoire

Biographie

Eric Roberts, né le 18 avril 1956 à Biloxi, dans le Mississippi (États-Unis), est un acteur américain dont la longévité et l’éclectisme forcent le respect, même si son nom reste souvent dans l’ombre d’un certain cercle hollywoodien. Frère aîné de l’actrice Julia Roberts, il s’est pourtant forgé une carrière tout à fait indépendante, marquée par une impressionnante quantité de rôles, dans des registres allant du drame intense au film de série B, avec parfois quelques détours inattendus.

Formé à l’art dramatique dès l’adolescence, Eric Roberts étudie notamment à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, puis à l’American Academy of Dramatic Arts de New York. Autant dire qu’il n’est pas arrivé à l’écran par hasard. Ce parcours théâtral solide transparaît encore aujourd’hui dans son jeu d’acteur, souvent plus expressif, plus habité que la moyenne.

Un démarrage fulgurant et des débuts sous le signe de la reconnaissance

Le premier grand coup d’éclat de Eric Roberts au cinéma remonte à King of the Gypsies en 1978, où il obtient rapidement l’attention des critiques. Mais c’est surtout en 1985, avec le rôle marquant dans Runaway Train, qu’il impose son nom de manière durable. Sa performance lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle ainsi qu’un Golden Globe, rien que ça.

À cette époque, Hollywood commence à le considérer comme un acteur sérieux, intense, capable d’endosser des rôles complexes, souvent tourmentés. Dans Star 80 (1983), il incarne avec une justesse troublante le manager manipulateur de la Playmate Dorothy Stratten, un rôle qui laisse une forte impression, tant il pousse à l’extrême les ambivalences de son personnage.

Une carrière prolifique… parfois un peu trop

Avec le temps, Eric Roberts devient l’un des acteurs les plus prolifiques de sa génération. Et le mot n’est pas exagéré : on lui prête plus de 600 crédits à l’écran, un chiffre hallucinant qui fait de lui un habitué des tournages… au point de parfois tourner dans une dizaine de projets par an.

Certains de ses choix peuvent paraître surprenants, voire discutables, avec une prédominance de films à petit budget, voire franchement oubliables. Mais le principal intéressé l’assume pleinement : pour Eric Roberts, le travail passe avant tout, et il n’est pas du genre à faire la fine bouche. Une philosophie professionnelle qui lui permet d’explorer une palette étonnamment large de genres, de la science-fiction au thriller, du soap télévisé au film d’horreur indépendant.

Et puis, disons-le franchement, il y a quelque chose de presque mythologique dans cette capacité à dire "oui" à autant de rôles. Peu importe le budget ou la visibilité, Eric Roberts joue, et il le fait avec une conviction qui ne faiblit pas.

Un acteur caméléon aux multiples visages

Ce qui frappe chez Eric Roberts, c’est sa capacité à se fondre dans des personnages très différents, souvent troubles, parfois violents, mais aussi profondément humains. Il peut incarner un avocat manipulateur dans une série judiciaire, puis un trafiquant en cavale dans un film d’action de série Z, et enchaîner avec un rôle touchant dans un drame familial. Il a même prêté sa voix à des jeux vidéo et des dessins animés. Le tout avec un certain flegme, presque une forme de second degré maîtrisé.

Même dans des apparitions courtes, il laisse une empreinte. On se souvient de lui dans The Dark Knight de Christopher Nolan, où il incarne Sal Maroni, un mafieux de Gotham, dans un registre plus sobre mais toujours efficace. Il a également fait des apparitions remarquées dans des séries comme Suits, Heroes ou Grey’s Anatomy, preuve que même les petits rôles lui permettent de briller.

Vie personnelle, relations familiales et image publique

Souvent éclipsé médiatiquement par sa sœur Julia Roberts, superstar hollywoodienne aux multiples récompenses, Eric Roberts n’a jamais semblé chercher les projecteurs de la même manière. Leurs relations familiales ont connu des hauts et des bas, mais les tensions semblent s’être apaisées avec le temps. Il est aussi le père de l’actrice Emma Roberts, qui suit aujourd’hui sa propre trajectoire dans le cinéma américain.

Dans les années 1990, Eric Roberts traverse une période plus délicate, marquée par des problèmes de dépendance et quelques déboires judiciaires. Mais il parvient à relancer sa carrière au fil des années 2000, notamment grâce à des projets plus exposés et une certaine réhabilitation médiatique. Il est aujourd’hui sobre, engagé dans la défense des droits des animaux et toujours aussi actif dans l’univers du cinéma indépendant.

Une figure inclassable du cinéma américain

Difficile de résumer Eric Roberts en une seule étiquette. Star montante devenue acteur culte, parfois moqué pour sa boulimie de tournages, mais souvent salué pour son intensité et sa longévité, il incarne à lui seul une certaine idée de la liberté artistique. Celle qui préfère tourner dans un film imparfait mais sincère plutôt que d’attendre le rôle parfait qui ne viendra peut-être jamais.

Avec sa voix grave, son regard à la fois doux et inquiétant, et son air de ne jamais vraiment quitter le rôle qu’il vient d’interpréter, Eric Roberts continue d’alimenter une filmographie aussi vaste qu’imprévisible. Il est un peu ce cousin excentrique du cinéma américain : toujours là, parfois là où on ne l’attend pas, mais jamais là par hasard.

Filmographie

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