Eric Newman
- Production
Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Eric Newman, né le 28 novembre 1970 aux États-Unis, est un scénariste et surtout un producteur de télévision et de cinéma américain, dont le nom est aujourd’hui intimement associé à l’univers des séries policières et criminelles, notamment grâce à son travail sur la franchise Narcos.
Moins médiatisé que les showrunners stars ou les têtes d’affiche, Eric Newman est pourtant une figure centrale de la production télévisuelle des années 2010 et 2020, avec un goût certain pour les histoires inspirées de faits réels, les récits de pouvoir, et les structures mafieuses… sur écran. Il n’est pas du genre à chercher les projecteurs, mais quand on commence à creuser derrière plusieurs succès du petit écran, on tombe régulièrement sur son nom. Un homme de coulisses, donc, mais aux manettes de projets solides, parfois ambitieux, et souvent dopés à l’adrénaline dramatique.
Un héritage hollywoodien dans les veines
Eric Newman n’a pas exactement démarré de zéro. Il est le petit-fils du célèbre compositeur Alfred Newman, figure majeure de la musique de film hollywoodienne, et le fils de Randy Newman, compositeur oscarisé et lui-même légende dans son domaine (et au passage, pas du tout le même genre de Newman que dans Narcos). Autant dire qu’il a grandi avec l’ADN de l’industrie dans les oreilles et dans les veines.
Mais plutôt que de suivre la voie musicale familiale, Eric Newman choisit celle de la production audiovisuelle. Il commence sa carrière dans le cinéma, notamment chez Universal Pictures, où il travaille sur plusieurs projets à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Il cofonde la société Grand Electric, qui devient ensuite le moteur de plusieurs de ses projets les plus reconnus.
Narcos : le coup d’éclat international
C’est évidemment avec Narcos que Eric Newman explose au grand jour. Producteur exécutif de la série, il est l’un des architectes de cette fresque criminelle qui raconte la montée et la chute de Pablo Escobar puis des cartels colombiens. Lancée sur Netflix en 2015, la série rencontre un succès mondial immédiat, grâce à son mélange de réalisme brutal, de tension constante, et de personnages complexes.
Eric Newman est celui qui a eu l’idée de raconter l’histoire à travers le regard d’un narrateur américain, tout en laissant une large place à la langue espagnole, ce qui était encore assez inhabituel pour une production de cette envergure. Cette approche bilingue et biculturelle a contribué au ton singulier de Narcos, et à sa capacité à séduire un public global, bien au-delà des fans de thrillers ou de séries policières.
Il poursuit avec Narcos: Mexico, un spin-off tout aussi acclamé, qui retrace l’émergence des cartels mexicains, avec une distribution renouvelée et un angle historique toujours aussi appuyé. Là encore, Eric Newman supervise la production, avec le souci du détail narratif, de la mise en contexte politique, et du rapport constant entre la fiction et la réalité.
D’autres productions sous haute tension
Après Narcos, Eric Newman continue de développer des projets dans un registre similaire : du drame tendu, documenté, souvent à la croisée de la politique, du crime et de la société. Il participe notamment à la production de Bright (2017), un film de fantasy urbaine avec Will Smith, qui mélange flics et créatures magiques dans un Los Angeles alternatif. Le film, malgré une réception critique mitigée, rencontre un large public sur Netflix, preuve que Newman sait aussi gérer le blockbuster numérique.
Il est également derrière Painkiller (2023), une mini-série sombre et glaçante sur la crise des opioïdes aux États-Unis. Inspirée de faits réels, la série explore les responsabilités des laboratoires pharmaceutiques dans l’explosion de la dépendance aux antidouleurs. Un sujet lourd, traité avec sérieux, qui montre encore une fois la volonté de Eric Newman d’utiliser la fiction pour explorer des enjeux sociaux brûlants.
Un producteur au style affirmé : entre réalité et dramatisation
Ce qui caractérise le travail de Eric Newman, c’est un goût marqué pour les histoires tirées de faits réels, racontées avec une mise en scène tendue, souvent cinématographique, et une attention portée à la complexité morale des personnages. Il n’y a jamais de gentil pur, ni de méchant absolu dans ses productions, juste des êtres humains piégés dans des systèmes qu’ils alimentent ou qu’ils subissent.
Sa force réside aussi dans son capacité à collaborer efficacement avec des équipes multilingues, internationales, et à faire dialoguer des cultures à l’écran, sans tomber dans le folklore ou la simplification. Ce n’est pas un créateur qui cherche à s’imposer par sa signature, mais plutôt un chef d’orchestre narratif, capable de faire tenir un projet complexe sur plusieurs saisons.
Une influence tranquille, mais bien réelle
Dans le paysage de la télévision américaine contemporaine, Eric Newman n’est pas une figure ultra-médiatisée. Il ne monopolise pas les interviews, n’est pas omniprésent sur les réseaux sociaux, et ne s'affiche pas comme un “auteur” au sens classique. Mais son impact sur la production de séries ambitieuses, réalistes et populaires est indéniable.
Il a su bâtir, épisode après épisode, un modèle de production télévisuelle transnationale, où les histoires locales, celles des cartels, des laboratoires pharmaceutiques, des polices corrompues, trouvent un écho universel.