Elle Fanning
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Famille | |
| Filmographie | 15 films |
Biographie
Née le 9 avril 1998 à Conyers, en Géorgie (États-Unis), Mary Elle Fanning, dite Elle Fanning, est une actrice américaine qui s’est imposée avec une constance rare, depuis ses débuts d’enfant star jusqu’à sa place actuelle parmi les actrices les plus respectées de sa génération.
Plus qu’une "petite sœur de Dakota", comme on l’a longtemps appelée par réflexe, elle a su, film après film, construire une identité artistique propre, marquée par la délicatesse, l’étrangeté et une maturité de jeu impressionnante.
Enfants à l’écran, princesses gothiques, reines décadentes ou adolescentes en quête de sens : Elle Fanning aime les contrastes, les métamorphoses, les personnages en déséquilibre. Et c’est sans doute ce goût pour l’ambiguïté qui fait toute sa singularité.
Des débuts en famille et une précocité naturelle
C’est à tout juste 2 ans qu’Elle Fanning apparaît pour la première fois à l’écran, en incarnant la version jeune du personnage de sa sœur Dakota Fanning dans I Am Sam. Autant dire que la carrière commence tôt. Mais très vite, elle décroche ses propres rôles, et s’éloigne de l’ombre de sa sœur pour briller par elle-même.
Dès l’enfance, elle tourne dans des films majeurs comme The Curious Case of Benjamin Button, Babel, ou Reservation Road, avec une présence déjà troublante, presque éthérée, qui attire l’attention des cinéastes. À 13 ans, elle est dirigée par J.J. Abrams dans Super 8, où elle tient un rôle central dans une aventure de science-fiction nostalgique produite par Spielberg, et confirme son aptitude à porter un film grand public sans rien perdre de sa finesse d’interprétation.
Le cinéma d’auteur comme terrain d’exploration
Plutôt que de capitaliser sur des rôles faciles, Elle Fanning choisit très tôt des projets exigeants, souvent signés par des auteurs confirmés. Elle tourne avec Sofia Coppola (Somewhere, The Beguiled), Nicolas Winding Refn (The Neon Demon), Mike Mills (20th Century Women) ou encore Sally Potter. Elle incarne souvent des figures féminines adolescentes mais déjà complexes, à la fois fascinantes et inquiétantes, vulnérables mais déterminées.
Dans The Neon Demon, elle est une jeune mannequin dont l’ascension dans un milieu ultra-compétitif vire au cauchemar stylisé. Elle y impose un jeu glacé, presque spectral, en parfaite adéquation avec l’univers visuel du film. C’est l’un des exemples les plus parlants de son attrait pour les rôles dérangeants, parfois presque abstraits, loin des standards du teen movie.
Elle Fanning ne cherche pas à rassurer. Elle préfère interroger, troubler, désarçonner, quitte à diviser les spectateurs. Et cela fait toute la force de ses choix.
Maleficent et le défi du conte de fées
En 2014, elle accepte un rôle plus grand public dans Maleficent, où elle incarne la princesse Aurore, face à une Angelina Jolie magnétique. Le film, revisite du conte de La Belle au bois dormant du point de vue de la "méchante", permet à Fanning de jouer sur une forme d’innocence lumineuse, tout en intégrant des nuances plus sombres dans la suite de l’histoire.
Elle reprend le rôle dans Maleficent: Mistress of Evil, en 2019, et y développe une Aurore plus affirmée, en tension entre son héritage féérique et les conflits politiques de son monde. Si ce registre plus conventionnel n’est pas son terrain de prédilection, Elle Fanning y apporte suffisamment de grâce et d’intelligence pour élever le personnage au-delà du cliché de la princesse passive.
The Great : satire historique et anti-héroïne jubilatoire
Depuis 2020, Elle Fanning tient le rôle principal dans la série The Great, créée par Tony McNamara (co-scénariste de The Favourite). Elle y incarne Catherine II de Russie, dans une relecture historique libre, brillante et volontairement anachronique, à mi-chemin entre drame de cour et comédie noire.
Elle y déploie toute l’étendue de son registre, passant du cynisme à l’émotion sincère, de la satire cruelle à la réflexion politique, avec un sens du rythme comique et une finesse de jeu rarement vus à la télévision. La série, saluée par la critique, confirme son talent pour les personnages féminins puissants, ambigus et évolutifs, qui ne se laissent jamais enfermer dans une case.
Catherine devient sous ses traits une jeune femme brillante, ambitieuse, idéaliste mais pas naïve, et Fanning y livre une performance d’une liberté réjouissante.