Eddie Jemison
- Casting
Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Eddie Jemison est né le 25 novembre 1963 à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, aux États-Unis. Acteur au style immédiatement reconnaissable, avec son débit rapide, sa nervosité élégante et son humour légèrement décalé, Eddie Jemison s’est imposé comme un second rôle précieux dans de nombreuses productions hollywoodiennes. S’il n’est pas une tête d’affiche au sens traditionnel du terme, il a su imposer une présence discrète mais mémorable, notamment dans des films au casting prestigieux.
Des débuts entre théâtre et publicités
Avant de devenir un visage connu du grand public, Eddie Jemison se forme à l’Université d'État de Louisiane (LSU), où il développe une solide base théâtrale. Comme beaucoup d’acteurs, il commence par des petites apparitions dans des publicités, dont l'une, pour Bud Light, le rend brièvement célèbre dans les années 1990. Ce n’est pas encore Hollywood, mais c’est suffisant pour faire remarquer sa capacité à capter l’attention en quelques secondes.
Sa silhouette un peu nerveuse, son regard vif, et surtout cette voix reconnaissable entre toutes, vont devenir ses signatures à l’écran.
Le rôle de Livingston Dell : la consécration grâce à Ocean's Eleven
C’est en 2001 que Eddie Jemison accède à la reconnaissance du grand public, grâce à son rôle dans Ocean’s Eleven, réalisé par Steven Soderbergh. Il y incarne Livingston Dell, le génie informatique un peu parano, discret mais essentiel au succès des braquages.
Ce personnage, qu’il reprendra dans Ocean’s Twelve (2004) et Ocean’s Thirteen (2007), incarne parfaitement son style d’acteur : sous pression, un brin anxieux, mais toujours ultra-compétent. Face à un casting de stars, Clooney, Pitt, Damon, Garcia, Eddie Jemison ne cherche pas à voler la vedette, mais il s’impose tout de même comme une présence constante, et souvent drôle, au sein de l’équipe.
C’est aussi l’un des rares rôles de geek de cinéma qui évite la caricature grossière. Livingston Dell est un vrai personnage, pas juste une fonction technique. Et cette nuance, on la doit à la finesse de jeu de Jemison.
Un acteur fidèle à ses partenaires
Eddie Jemison est aussi connu pour sa collaboration régulière avec Steven Soderbergh, qui l’a dirigé dans plusieurs projets au fil des ans. Il travaille aussi avec Joe Chappelle ou Danny Strong, apparaissant dans des productions indépendantes ou dans des séries télé à la croisée des genres. Cette fidélité artistique est typique d’un acteur de confiance, respecté dans le milieu, même s’il reste loin des projecteurs médiatiques.
Parmi ses autres rôles au cinéma, on le retrouve dans The Punisher (2004), Waitress (2007), ou encore The Informant! (2009), où il donne la réplique à Matt Damon. Encore une fois, il n’est jamais au centre du récit, mais ses performances ajoutent toujours un grain de réalisme et de personnalité aux scènes qu’il habite.
Une carrière télévisée solide et variée
À la télévision, Eddie Jemison multiplie les apparitions. Il est particulièrement remarqué dans la série Hung (2009–2011), diffusée sur HBO, où il interprète Ronnie Haxon, un personnage bien plus dense et sombre qu’à son habitude. Cette série lui permet de montrer une palette plus large, entre comédie grinçante et drame intime.
On le retrouve également dans iZombie, Chicago Med, The Middle, Veronica Mars ou encore NCIS. Ce sont souvent des rôles courts, mais où il parvient à injecter une nervosité attachante, un humour toujours sur le fil, et une sincérité qui désamorce les clichés.
Derrière la caméra : une incursion en tant que réalisateur
En 2015, Eddie Jemison passe à la réalisation avec le film indépendant King of Herrings, dans lequel il joue également. Ce projet, modeste dans ses moyens, révèle son intérêt pour les dynamiques humaines, les dialogues tendus et les personnages en marge.
Tourné en noir et blanc, avec un casting majoritairement issu de La Nouvelle-Orléans (sa ville natale), King of Herrings est un film d’auteur sincère, qui s’inscrit dans une tradition américaine de cinéma minimaliste, centré sur la parole, les tensions sociales, et les petites tragédies du quotidien.
Ce film prouve qu’au-delà de son talent d’interprète, Eddie Jemison possède aussi une vraie sensibilité de conteur.