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Film Index

Eddie Deezen

Casting

Nationalité
 États-Unis
Naissance
6 mars 1957
Âge
69 ans
Filmographie
8 films

Biographie

Eddie Deezen est un acteur et doubleur américain, né le 6 mars 1957 à Cumberland, dans le Maryland (États-Unis). Peu d’acteurs peuvent se vanter d’avoir incarné à ce point un archétype que le public n’a jamais oublié : celui du nerd bavard, maladroit, au rire aigu et à l’énergie décalée.

Si le nom d’Eddie Deezen ne saute pas immédiatement à l’esprit, son visage et sa voix ont marqué toute une génération de spectateurs, en particulier à travers ses rôles dans Grease, WarGames ou encore Midnight Madness. Il a bâti sa carrière sur une spécialisation comique très précise, assumée avec un enthousiasme qui frôle l’absurde, et s’est ensuite fait une place très respectée dans le monde du doublage, où sa voix haut perchée est devenue un véritable instrument de dessin animé.

L’éternel nerd de Grease à WarGames

C’est en 1978 que le grand public découvre Eddie Deezen, dans un rôle secondaire mais immédiatement mémorable : Eugene Felsnic, le nerd officiel du lycée Rydell dans la comédie musicale Grease. Il y joue l’intello stéréotypé, coiffé au bol, toujours à côté de la plaque, en complet décalage avec l’ambiance rétro-cool du film. Et pourtant, il est impossible à oublier.

Il reprendra le même rôle, sans évolution majeure du personnage, dans Grease 2 (1982), preuve que même les caricatures ont parfois une longévité inattendue.

Dans les années qui suivent, Eddie Deezen devient le go-to nerd du cinéma américain. On le retrouve dans Midnight Madness (1980), I Wanna Hold Your Hand (1978), 1941 de Spielberg, Zapped! (1982), et surtout WarGames (1983), où il incarne l’un des deux hackers un peu trop sûrs d’eux, spécialistes des systèmes gouvernementaux. Il n’est jamais le héros, souvent à la périphérie du récit, mais il vole régulièrement la scène, grâce à un mélange unique de gestuelle nerveuse, de débit mitraillette et de naïveté comique.

Un style comique affirmé, difficile à caser ailleurs

Ce qui fait la singularité d’Eddie Deezen, c’est qu’il a très tôt embrassé son type de personnage sans essayer d’en sortir. Là où d’autres acteurs cherchent à se réinventer ou à casser leur image, lui a toujours assumé d’être ce personnage "trop", mais attachant : trop bavard, trop étrange, trop enthousiaste, mais jamais malveillant. Il ne joue pas les losers, mais les marginaux joyeux, parfois un peu agaçants, mais fondamentalement inoffensifs.

Ce choix artistique assumé lui a probablement fermé certaines portes, mais lui a aussi permis d’imprimer durablement sa marque dans une niche bien à lui. Et dans les années 80, cette niche était en or : les productions cherchaient ce genre de personnage pour amener du décalage et faire rire entre deux scènes d’action ou de flirt adolescent.

Une reconversion réussie dans le doublage

À partir des années 90, la présence d’Eddie Deezen à l’écran se fait plus rare, mais sa voix, elle, devient omniprésente dans les séries et films d’animation. Son timbre nasillard, reconnaissable entre mille, devient une ressource précieuse pour les studios.

Il prête sa voix à Mandark, le rival mégalo et sarcastique dans Dexter's Laboratory, série culte de Cartoon Network. C’est un rôle qui reprend les traits caractéristiques de ses personnages live-action, mais dans une version encore plus extrême. Mandark, c’est le nerd dans sa forme la plus caricaturale et géniale, et Deezen lui donne une âme délirante.

On l’entend aussi dans Kim Possible, Oswald, The Polar Express (il y interprète l’enfant "know-it-all", petit insupportable au cœur tendre), et de nombreux projets éducatifs, jeux vidéo ou séries pour enfants. Dans le doublage, Eddie Deezen a trouvé un terrain de jeu parfait : pas besoin de coller à une image physique, juste sa voix suffit à incarner tout un univers de personnages atypiques.

Une personnalité unique, entre culte et excentricité

La notoriété d’Eddie Deezen repose en partie sur une forme de culte cinéphile. Il n’a jamais eu besoin d’un grand rôle principal pour marquer les esprits. Son style, si reconnaissable, l’a transformé en figure culte des films de lycée des années 70–80, puis en trésor vocal de l’animation.

Il reste une personnalité atypique, parfois en retrait, parfois exubérante, régulièrement invitée dans des conventions et panels nostalgiques, toujours avec une auto-dérision bienveillante. Il est aussi connu pour avoir un sens de l’humour très personnel, à la frontière du surréalisme, qu’on retrouve dans certaines de ses interventions sur les réseaux sociaux ou interviews passées.

Une figure qui n’a jamais triché avec son image

Ce qui rend Eddie Deezen attachant, c’est qu’il n’a jamais cherché à paraître cool. Il a embrassé la figure du nerd avant que celle-ci ne devienne tendance, avant qu’on parle de geek culture ou de revanche des outsiders. Il l’a incarnée de façon sincère, excessive, drôle, et profondément humaine.

Et même si ses rôles sont souvent là pour faire rire, ils participent aussi d’un regard bienveillant sur la différence. Derrière la voix criarde et les lunettes trop larges, il y a un acteur qui a su faire de l’excentricité une signature, et de la marginalité un moteur de carrière.

Filmographie

  • Le Pôle express
    Tout public

    Par une veille de Noël enneigée, un petit garçon est allongé dans son lit, tout excité et bien réveillé. Il ne bouge pas, osant à peine respirer. Il craint de regretter pour la dernière fois le son qui lui a tant manqué : le tintement des cloches du traîneau du Père Noël. Il est minuit moins cinq lorsqu'un rugissement assourdissant réveille le petit garçon. Il frotte les vitres embuées de sa fenêtre et n'en croit pas ses yeux : un train noir et brillant s'arrête devant sa maison, la vapeur de la puissante locomotive sifflant à travers les flocons de neige qui tombent doucement dans le ciel nocturne. Le petit garçon court dehors en pyjama et pantoufles, où le contrôleur, qui l'attendait visiblement, l'accueille. « Alors, tu viens avec nous ? » demande le contrôleur. « Où ? » « Au pôle Nord, bien sûr. C'est le Polar Express ! »

    2004 1h40 Know-It-All

  • Agent zéro zéro
    Tout public

    Le sinistre général Rancor ambitionne de dominer le monde, et un seul homme peut l'arrêter : Dick Steele, alias l'agent WD-40. Rancor a besoin d'un circuit informatique pour le missile qu'il projette de lancer. Steele fait donc équipe avec Véronique Ukrinsky, une agente du KGB dont le père a conçu la puce. Ensemble, ils tentent de localiser le quartier général du génie du mal, où le père de Véronique et plusieurs autres otages sont retenus prisonniers.

    1996 1h21 Rancor Guard Who Gets Spit On

  • Le Silence des jambons
    Tout public

    L'agent fédéral Joe Di Fostar, jeune recrue du FBI, est actuellement sur une affaire de tueur en série qui possède à son compte pas moins de 120 meurtres, aidé par le docteur Animal Cannibal Pizza, célèbre tueur en série maintenant complètement isolé dans une prison de haute sécurité, celle des dingues d'Hollywood. Mais sa petite amie Jane a dérobé à son patron un magot et prend la fuite. Elle s'arrête dans un motel où le réceptionniste lui attribue la chambre 13...

    1994 1h21 Video Cameraman

  • Critters 2
    Tout public

    Deux ans se sont écoulés depuis que les hideuses Créatures ont semé la terreur à Grovers Bend. Les habitants ont oublié ou refoulé l'attaque de ces bêtes extraterrestres. Mais aucun ne se doute de la couvée que les Créatures ont laissée dans la grange. Juste avant Pâques – Brad Brown, qui a déménagé après ces événements tragiques, rend visite à sa grand-mère – le cauchemar recommence à Grovers Bend. Certains des œufs de Pâques trouvés dans les nids des habitants se révèlent être des œufs de Créatures, donnant naissance à de petits monstres extrêmement voraces. Le seul espoir réside dans le vaisseau spatial des chasseurs de primes métamorphes Ug et Lee. À bord se trouve également Charlie, qui a déjà affronté les Créatures. Parviendront-ils à arrêter ces créatures immondes une fois de plus ?

    1988 1h26 Hungry Heifer Manager

  • WarGames
    Tout public

    David Lightman a 27 heures et 59 minutes pour empêcher la Troisième Guerre mondiale, une catastrophe nucléaire. Par un concours de circonstances, ce jeune homme de 16 ans a activé par inadvertance Joshua via son ordinateur. Joshua, un ordinateur du système d'alerte précoce américain, interprète cette activation comme une attaque nucléaire soviétique. Les deux superpuissances croient être attaquées par l'autre camp. Seul le brillant Stephen Falken, le programmeur de Joshua, peut empêcher le cataclysme. David doit le retrouver à temps…

    1983 1h54 Malvin

  • Grease 2
    Tout public

    Au lycée Rydell, les « Pink Ladies » et les « T-Birds » font la loi. Cet été, quelque chose arrive à Stéphanie, la chef des « Pink Ladies ». Elle se sent de plus en plus éloignée de Johnny, le chef des « T-Birds », et se met en quête d'un nouvel amour : quelqu'un de plus cool, avec une moto encore plus stylée. Pendant ce temps, Michael, le nouveau, commence à s'intéresser à elle. Stéphanie, cependant, ne lui prête d'abord aucune attention…

    1982 1h55 Eugene Felsnick

  • 1941
    Tout public

    Los Angeles, 1941 : Lorsqu'un sous-marin japonais apparaît au large des côtes peu après l'attaque de Pearl Harbor, la métropole du film semble condamnée. Déterminés à tout, quelques patriotes bien intentionnés se mobilisent pour défendre leur pays, même si cela implique de réduire la moitié de la ville en ruines.

    1979 1h58 Herbie Kazlminsky

  • Grease
    Tout public

    Dans les années 50 : Sandy et Danny vivent une belle idylle estivale. Mais les vacances s'achèvent et, le cœur lourd, ils doivent se séparer. Par chance, Sandy se retrouve dans le même lycée que Danny. Là-bas, elle rencontre un autre Danny : le leader des T-Birds, incapable de se contenter d'une seule fille. Déçue, Sandy rejoint un groupe de filles, les Pink Ladies, mais même là, son image de Sandra Dee, la coincée, ne passe pas. Il est temps de changer, et de montrer à Danny ce qu'il rate.

    1978 1h50 Eugene Felnic