Drew Pearce
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Drew Pearce est né le 24 août 1975 à Southampton, au Royaume-Uni. Scénariste, réalisateur et producteur, Drew Pearce est ce que l’on pourrait appeler un homme de l’ombre éclairé : il ne cherche pas la lumière des projecteurs, mais son travail, lui, se retrouve souvent en plein cœur des films à gros budget. Avec une affinité pour la science-fiction, les univers super-héroïques et les récits à fort concept, il s’est progressivement taillé une place dans un Hollywood dominé par les franchises… tout en gardant un goût marqué pour la subtilité narrative.
De la télé britannique à Hollywood : un parcours sans raccourci
Avant d’écrire pour Iron Man et de diriger Dwayne Johnson, Drew Pearce débute sa carrière dans un registre assez différent. Il crée au début des années 2000 la série britannique No Heroics, une sitcom parodique où les super-héros sont traités comme des losers de bar. Loin des effets spéciaux et de la morale des comics classiques, la série explore les travers du quotidien de ces justiciers ratés avec un humour noir très britannique.
Cette approche satirique des super-héros attire l’attention d’Hollywood, qui commence alors à s’ouvrir à des traitements plus nuancés des univers fantastiques. Et c’est à partir de là que Drew Pearce commence sa mue : de créateur indé malin à scénariste convoité sur les grosses productions.
Iron Man 3 : une prise de risque assumée dans l’univers Marvel
Le véritable coup d’accélérateur pour Drew Pearce, c’est Iron Man 3 (2013), qu’il coécrit avec Shane Black. Un volet important de l’univers cinématographique Marvel, mais aussi l’un des plus divisifs — justement parce qu’il ose prendre des libertés avec les attentes des fans. Le personnage du Mandarin y est traité de manière inattendue (ceux qui ont vu le film savent…), et le film choisit une tonalité plus introspective, en creusant la psyché de Tony Stark plutôt que de miser uniquement sur le spectaculaire.
Ce scénario, plus intelligent qu’il n’en a l’air, divise le public, mais il confirme que Drew Pearce n’est pas là pour faire du copier-coller. Il préfère jouer avec les codes que simplement les suivre. Un positionnement qui, à défaut de toujours faire l’unanimité, lui permet de sortir du lot.
Un scénariste à concept : Mission: Impossible, Hobbs & Shaw et au-delà
Après Marvel, Drew Pearce est sollicité pour apporter sa patte à d’autres franchises. Il travaille notamment sur Mission: Impossible – Rogue Nation (2015) en tant que co-scénariste, même si c’est Christopher McQuarrie qui signe la version finale. Il reste néanmoins crédité, preuve que ses idées ont largement contribué à la structure du film.
Puis vient Hobbs & Shaw (2019), le spin-off de Fast & Furious qu’il écrit et réalise. Ce film marque son passage à la réalisation de long métrage, avec un style très dynamique, proche du cartoon d’action, et des dialogues souvent décalés. Là encore, Drew Pearce injecte une dose d’ironie dans un univers musclé, prouvant qu’il sait manier le divertissement grand public sans perdre le second degré.
Entre-temps, il écrit aussi un court-métrage pour Marvel (All Hail the King), centré sur le personnage de Trevor Slattery — une sorte de clin d'œil méta à l’accueil controversé du Mandarin dans Iron Man 3. Une manière élégante de boucler la boucle tout en jouant avec les attentes du public.
Hotel Artemis : un projet plus personnel et plus audacieux
En 2018, Drew Pearce sort Hotel Artemis, un thriller de science-fiction à petit budget (en comparaison avec ses précédents projets) qu’il écrit et réalise. L’histoire se déroule dans un futur proche, dans un hôpital clandestin réservé aux criminels, dirigé par une infirmière incarnée par Jodie Foster.
Le film mélange huis clos, dystopie, satire sociale et action stylisée. Il ne rencontre pas un énorme succès commercial, mais il est salué pour son originalité visuelle et sa capacité à poser un univers riche en peu de temps. Une preuve que Drew Pearce peut aussi fonctionner sans les béquilles d’une grosse franchise, et qu’il a une vision propre, même dans un cadre plus restreint.