Donna Murphy
- Casting
Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Donna Murphy, née le 7 mars 1959 à Queens, dans l’État de New York (États-Unis), est une actrice et chanteuse américaine dont le parcours s’est construit entre deux mondes complémentaires : celui de la scène, notamment à Broadway, où elle est une figure de premier plan, et celui de l’écran, où elle est surtout reconnue pour ses rôles de femmes fortes, parfois inquiétantes, toujours captivantes.
Si son nom n’est pas forcément connu du grand public à la première évocation, sa voix et son visage, eux, parlent à beaucoup. Car Donna Murphy fait partie de ces artistes caméléons : capable de jouer dans une comédie musicale classique, un film de science-fiction, une série historique ou un film d’animation, sans jamais forcer le trait ni perdre sa singularité.
Une étoile de Broadway, entre classique et modernité
C’est sur les planches que Donna Murphy s’impose d’abord, dès les années 1980, avant de véritablement exploser dans les années 1990. Elle remporte deux Tony Awards (l’équivalent des Oscars pour le théâtre américain), le premier en 1994 pour son rôle dans Passion de Stephen Sondheim, et le second en 1996 pour The King and I, où elle incarne une Anna Leonowens aussi émotive que résolue.
Sur scène, Donna Murphy impressionne par sa voix de mezzo-soprano riche et puissante, mais aussi par sa capacité à transmettre des émotions complexes avec une grande finesse. Elle ne joue pas pour épater : elle incarne. Son sens du détail, sa rigueur vocale et son charisme naturel en font une référence incontournable du théâtre musical new-yorkais. Elle interprète ensuite des rôles majeurs dans Wonderful Town, Follies, ou encore Hello, Dolly!, où elle partage l’affiche avec Bette Midler, puis assure plusieurs représentations à sa place.
À Broadway, elle est respectée autant pour son talent que pour sa discrétion : une actrice de fond, toujours au service du rôle, jamais dans la recherche de la lumière gratuite.
Une carrière cinématographique et télévisuelle éclectique
Parallèlement à sa carrière théâtrale, Donna Murphy apparaît régulièrement à la télévision et au cinéma, avec des rôles très différents de son image de diva de scène. Elle joue par exemple dans Star Trek: Insurrection (1998), où elle incarne Anij, une femme d’un peuple extraterrestre doté de la capacité de ralentir le temps — un rôle calme, presque mystique, qui tranche avec la nature spectaculaire de la franchise.
Elle s’illustre aussi dans des séries comme Law & Order, The Practice, Quantico ou encore Inventing Anna, où elle incarne souvent des femmes d’autorité ou des figures maternelles, parfois bienveillantes, parfois redoutables. Il y a chez elle une capacité à instaurer la confiance… ou à faire douter en une fraction de seconde.
Mais c’est peut-être sa performance dans le film d’animation Tangled (Raiponce, 2010) qui l’a fait connaître à un public plus large. Donna Murphy y prête sa voix (chant et dialogues) au personnage de Mère Gothel, la méchante narcissique et manipulatrice. Sa chanson Mother Knows Best est devenue culte, grâce à une interprétation théâtrale jubilatoire, à la fois drôle, effrayante et fascinante. Une performance qui montre à quel point elle peut incarner la noirceur avec une élégance glaciale.
Un style de jeu tout en maîtrise et en précision
Qu’elle soit sur scène ou à l’écran, Donna Murphy impose un style précis, très travaillé mais jamais artificiel. Elle est connue pour sa capacité à comprendre en profondeur la psychologie de ses personnages, ce qui lui permet d’éviter les clichés, même lorsqu’elle joue des archétypes (la mère, la femme de pouvoir, l’antagoniste...).
Sa voix est un atout évident, mais elle ne s’y repose jamais : elle soigne autant le langage corporel, les regards, les silences. Ce sens du détail, hérité sans doute de ses années de formation au conservatoire et de son passage par le théâtre classique, la rend crédible dans des registres très variés. Elle peut passer du drame à la comédie musicale en une scène, et le spectateur la suit, presque sans s’en rendre compte.
Une actrice respectée, loin du tumulte médiatique
Donna Murphy a toujours cultivé une forme de discrétion dans sa vie personnelle comme dans sa carrière. Pas de scandales, peu d’apparitions tapageuses, peu d’interviews à sensation. Elle préfère parler de son métier, de ses rôles, de son attachement profond à l’art dramatique et musical. Cette posture en retrait lui a permis de garder une cohérence artistique solide et une réputation d’actrice sérieuse, fiable, et intensément talentueuse.
Elle enseigne aussi ponctuellement, participe à des ateliers et soutient activement plusieurs institutions culturelles. Elle incarne, à bien des égards, une certaine idée de l’artiste engagée dans son art plus que dans son image.
Donna Murphy, une voix qui porte et une présence inaltérable
Donna Murphy, ce n’est pas le genre de nom qu’on voit en tête d’affiche d’un blockbuster tous les six mois. Mais c’est une présence constante dans les projets qui comptent, sur scène comme à l’écran. Une actrice au répertoire vaste, à la technique irréprochable, et à l’émotion jamais forcée.
Que ce soit en chantant sur Broadway, en murmurant à la télévision ou en jouant les méchantes de conte avec une jubilation contagieuse, Donna Murphy rappelle que le talent n’a pas besoin de bruit pour durer. Et que certaines carrières, loin des projecteurs aveuglants, brillent plus longtemps parce qu’elles sont construites avec soin, passion… et beaucoup de justesse.