Don Gordon
- Casting
Détails
| Autre nom | Donald Walter Guadagno |
|---|---|
| Âge |
|
Nationalité |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
Don Gordon, né Donald Walter Guadagno le 13 novembre 1926 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), et décédé le 24 avril 2017 à Los Angeles également, est un acteur américain dont le visage a marqué plus d’un film, même si son nom n’a jamais été en lettres capitales sur les affiches. Spécialiste des seconds rôles solides, Don Gordon a traversé plusieurs décennies de cinéma et de télévision en incarnant une galerie de personnages souvent durs, parfois ambigus, toujours justes.
Sa carrière commence dans les années 1950, d’abord avec des apparitions dans des séries télévisées, un vivier très actif à l’époque pour les jeunes comédiens. Il choisit très tôt le pseudonyme Don Gordon, raccourci plus percutant et facilement mémorisable que son nom d’origine italienne. Rapidement, il devient un habitué des productions où l’on a besoin d’un flic, d’un soldat, d’un truand ou d’un acolyte un peu paumé mais loyal. En clair, un homme de caractère, pas de discours.
Don Gordon, l’ami fidèle de Steve McQueen à l’écran comme à la ville
Ce qui distingue Don Gordon dans le paysage hollywoodien, c’est notamment sa longue amitié avec Steve McQueen. Les deux hommes partagent une vraie complicité hors champ, qui se traduit à l’écran par plusieurs collaborations mémorables. On les retrouve ensemble dans Bullitt (1968), où Don Gordon incarne Delgetti, un collègue du célèbre inspecteur Frank Bullitt, rôle emblématique de McQueen. Dans ce polar culte, Don Gordon joue l’homme de terrain, celui qui suit, observe, exécute, sans voler la vedette.
Il apparaîtra aussi aux côtés de McQueen dans Papillon (1973), The Towering Inferno (1974) et The Enemy of People (1972, pour la télévision). Si le charisme magnétique de McQueen occupe souvent le devant de la scène, Don Gordon y apporte, lui, un contrepoint plus discret mais indispensable, avec un jeu sobre, ancré dans le réel. Il n’essaie jamais d’en faire trop, ce qui est peut-être son plus grand talent.
Une carrière construite sur des rôles solides et crédibles
Don Gordon n’a jamais cherché à devenir une star. Il a préféré incarner des personnages crédibles, souvent secondaires, mais essentiels au récit. À la télévision, il multiplie les apparitions dans des séries emblématiques : The Twilight Zone, Perry Mason, Bonanza, Mission: Impossible, The Outer Limits ou encore The Streets of San Francisco. Autant de shows où il laisse une impression durable malgré un temps d’antenne souvent limité.
Son physique, marqué, sérieux, parfois un peu rugueux, en fait un choix naturel pour des rôles de policiers, de militaires ou de figures d’autorité. Mais il sait aussi apporter une certaine sensibilité à ces personnages d’apparence rigide, notamment dans des films comme The Lollipop Cover ou Revolt at Fort Laramie. Il incarne souvent ces hommes de l’ombre, solides mais tourmentés, que le cinéma américain aime tant… mais oublie parfois de mettre en avant.
Une filmographie discrète mais précieuse
Il serait facile de passer à côté de Don Gordon si l’on se concentre uniquement sur les têtes d’affiche. Et pourtant, en creusant un peu, sa présence jalonne nombre de productions marquantes de l’âge d’or hollywoodien et du Nouvel Hollywood. Il est de ces acteurs que les réalisateurs apprécient parce qu’ils savent qu’ils livreront toujours une performance juste, sans drame en coulisses, ni caprice de star.
Pas de grand prix, pas de discours aux Oscars, mais un métier tenu avec rigueur, constance et humilité. C’est sans doute ce qui rend Don Gordon si respecté par ceux qui connaissent bien l’industrie : il appartient à cette catégorie rare des "acteurs de confiance", ceux qu’on appelle quand on a besoin de vrai, pas de glamour.
L’héritage tranquille d’un acteur au service des histoires
Don Gordon a quitté la scène à la fin des années 1990, après plus de quatre décennies de carrière. Il est décédé en 2017, dans un relatif anonymat médiatique, mais avec la reconnaissance discrète de nombreux professionnels du cinéma et de fans attentifs. Son parcours rappelle que le septième art ne repose pas uniquement sur les vedettes, mais aussi sur ceux qui les entourent et donnent de la densité aux récits.
Si son nom n’est pas toujours immédiatement reconnu, son visage, lui, reste familier. Et dans le monde du cinéma, c’est parfois la plus belle des preuves de longévité. En fin de compte, Don Gordon n’était peut-être pas sous les projecteurs, mais il n’a jamais quitté la lumière.