Domhnall Gleeson
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Détails
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| Filmographie | 16 films |
Biographie
Domhnall Gleeson est né le 12 mai 1983 à Dublin (Irlande). Acteur, scénariste et réalisateur, Domhnall Gleeson (à prononcer "DOH-nal") est le fils du célèbre acteur Brendan Gleeson, mais il a su très vite tracer son propre chemin, entre cinéma indépendant, blockbusters hollywoodiens et performances sensibles. Avec son regard vif, son jeu tout en finesse et sa silhouette un brin dégingandée, il s’est imposé comme l’un des visages les plus atypiques et attachants de sa génération.
Une famille d’artistes, mais un talent bien à lui
Grandir dans une famille où le père joue des rôles cultes dans Braveheart, Harry Potter ou The Banshees of Inisherin, ce n’est pas ce qu’on appelle un contexte neutre. Pourtant, Domhnall Gleeson prend son temps. Il étudie les arts à la Dublin Institute of Technology, écrit et réalise des courts-métrages, monte sur scène, et ne fait ses débuts au cinéma qu’au début des années 2000.
Il tourne même avec son père dans Six Shooter (2004), court-métrage oscarisé de Martin McDonagh, et plus tard dans Harry Potter… sans que leur lien familial n’éclipse leurs performances.
Harry Potter, Star Wars, Ex Machina : le blockbuster version cérébrale
Domhnall Gleeson accède à la notoriété avec son rôle de Bill Weasley dans les deux derniers volets de la saga Harry Potter. Une apparition brève mais marquante, qui l’introduit dans la pop culture... avant d’enchaîner avec d’autres franchises majeures.
Il devient le Général Hux dans la nouvelle trilogie Star Wars (épisodes VII à IX), chef militaire nerveux et mégalo, souvent à la frontière entre le ridicule et la cruauté. Un rôle secondaire mais savoureux, qu’il joue avec une intensité comique assumée.
Mais c’est dans Ex Machina (2015), film de science-fiction minimaliste signé Alex Garland, qu’il trouve l’un de ses rôles les plus puissants : celui de Caleb, un programmeur naïf confronté à une intelligence artificielle aussi troublante que dangereuse. Le film, glacé et brillant, confirme la capacité de Domhnall Gleeson à incarner la fragilité, le doute et la tension psychologique avec une précision rare.
Comédies romantiques, drames intimes et récits d’époque
Entre deux productions grand public, Domhnall Gleeson cultive un goût pour les films plus intimistes. Dans About Time (2013), comédie romantique signée Richard Curtis, il incarne un jeune homme capable de voyager dans le temps pour revivre les moments de sa vie, et corriger ses erreurs sentimentales. Une performance pleine de charme, d’humour discret et d’émotion douce-amère.
Il enchaîne avec Brooklyn (2015), The Revenant (où il retrouve Leonardo DiCaprio), Anna Karenina (avec Keira Knightley), et Goodbye Christopher Robin, où il incarne l’auteur de Winnie l’Ourson. À chaque fois, il compose des personnages sincères, souvent tiraillés entre le cœur et la raison, entre légèreté et gravité.
Un style bien à lui : mélange de retenue et d’étrangeté
Ce qui frappe chez Domhnall Gleeson, c’est sa capacité à rendre attachants des personnages qui pourraient facilement passer pour ternes ou lisses. Il leur insuffle toujours une étincelle de vulnérabilité, un humour discret, ou un malaise latent qui les rend fascinants. Il peut être amoureux, inquiétant, maladroit, cruel, ou tout cela à la fois, parfois dans une même scène.
Il joue souvent des hommes dépassés par les événements, peu sûrs d’eux, mais profondément humains, ce qui fait de lui un acteur très recherché dans les récits nuancés et les registres hybrides.
Télévision, écriture et humour noir
En plus du cinéma, Domhnall Gleeson s’illustre aussi à la télévision, notamment dans Run (HBO), série où il partage l’affiche avec Merritt Wever, ou dans Frank of Ireland, une comédie coécrite avec son frère Brian Gleeson. Il participe aussi à des pièces de théâtre, écrit, réalise, et reste fidèle à un humour très irlandais, souvent absurde, souvent grinçant.
Il refuse les étiquettes, les castings faciles, et préfère les projets originaux à la visibilité pure. Un choix rare, et clairement assumé.
Discrétion, intensité et singularité
Domhnall Gleeson, c’est l’anti-star par excellence : pas de strass, peu de bruit, mais beaucoup de justesse. Il n’essaie pas d’en mettre plein la vue, et c’est justement ce qui rend ses performances si efficaces. Il incarne une masculinité moderne, vulnérable, cérébrale, imparfaite, mais profondément sincère.
Qu’il soit dans un drame familial, une dystopie glaçante ou une comédie romantique, il trouve toujours le ton juste, sans forcer, sans trop en faire. Une rareté dans un cinéma où l’excès est souvent la norme.
Et pour ceux qui se demandaient si l’élégance irlandaise pouvait rimer avec excentricité douce... Domhnall Gleeson est là pour répondre oui, brillamment.