Dino De Laurentiis
- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 18 films |
| Récompenses | 2 nominations et 1 victoire |
Biographie
Dino De Laurentiis, né Agostino De Laurentiis le 8 août 1919 à Torre Annunziata, en Italie, et décédé le 10 novembre 2010 à Los Angeles, aux États-Unis, est l’un des producteurs les plus influents et prolifiques du cinéma du XXe siècle. Issu d’une famille modeste de la région de Naples, il a bâti une carrière qui s’étend sur plus de soixante ans, marquée par une capacité rare à mêler cinéma d’auteur et productions spectaculaires destinées au grand public.
Son nom reste associé à des films qui ont marqué l’histoire du septième art, aussi bien en Italie qu’à Hollywood. Avec plus de 500 films produits ou distribués, Dino De Laurentiis a façonné un pan entier du paysage cinématographique mondial, passant de l’après-guerre italien à l’ère des blockbusters américains.
Des débuts italiens au triomphe du néoréalisme
Dans les années 1940, Dino De Laurentiis fait ses premiers pas dans le cinéma italien, à une époque où le pays se reconstruit et où le néoréalisme prend son essor. Il collabore avec certains des plus grands réalisateurs de l’époque, dont Federico Fellini, avec qui il produit La Strada en 1954, film couronné de l’Oscar du meilleur film étranger. Cette période est marquée par des œuvres qui mêlent authenticité, émotion et sens artistique, contribuant à faire rayonner le cinéma italien dans le monde.
Sa société de production, la Dino De Laurentiis Cinematografica, devient alors un acteur majeur, attirant talents et financements. Mais si l’Italie lui offre la gloire, Dino De Laurentiis n’est pas homme à rester enfermé dans un seul cadre. Son ambition va rapidement dépasser les frontières européennes.
Hollywood et l’ère des grandes productions
À partir des années 1970, Dino De Laurentiis s’installe aux États-Unis, où il fonde ses propres studios et se lance dans des productions d’envergure. Il finance des films variés, allant de l’horreur au fantastique en passant par la science-fiction et l’aventure. Parmi les plus célèbres figurent King Kong (1976), Flash Gordon (1980) ou encore Conan le Barbare (1982).
Sa carrière américaine se distingue par un goût affirmé pour les projets ambitieux, parfois risqués, et par une capacité à repérer les tendances avant qu’elles ne deviennent mainstream. Il collabore également avec des réalisateurs reconnus comme David Lynch pour Dune (1984) et Michael Mann pour Manhunter (1986), premier film mettant en scène le personnage de Hannibal Lecter.
Un producteur entre art et commerce
Dino De Laurentiis n’a jamais caché qu’il cherchait à concilier rentabilité et exigence artistique. Cette dualité explique pourquoi son nom se retrouve aussi bien sur des films cultes de réalisateurs indépendants que sur des superproductions spectaculaires. S’il a connu des échecs financiers, parfois retentissants, il a aussi signé des succès qui ont marqué durablement le cinéma.
Sa réputation était celle d’un producteur visionnaire, capable de prendre des risques que d’autres auraient jugés déraisonnables. Cette audace lui a permis de bâtir une filmographie éclectique où se côtoient chefs-d’œuvre, curiosités et œuvres plus discutées, mais rarement oubliées.
Un héritage cinématographique colossal
En plus de ses films, Dino De Laurentiis laisse derrière lui une approche du métier de producteur où la créativité et l’instinct occupent une place centrale. Son parcours illustre l’idée qu’un producteur peut être un véritable architecte d’univers cinématographiques, influençant le choix des scénarios, des équipes artistiques et de la direction générale d’un projet.
Aujourd’hui encore, son nom évoque à la fois le glamour du cinéma italien d’après-guerre et l’ampleur des productions hollywoodiennes des décennies suivantes. De Laurentiis a prouvé qu’avec de l’audace et un sens aigu de l’opportunité, on pouvait relier le cinéma d’auteur le plus raffiné aux spectacles les plus grandioses. Et dans son cas, il faut bien l’admettre, la taille du projet n’a jamais été un problème.