Diedrich Bader
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 15 films |
Biographie
Diedrich Bader, né le 24 décembre 1966 à Alexandria, en Virginie, est un acteur américain au parcours aussi éclectique que durable.
Derrière ce nom un peu inhabituel se cache un acteur à la carrière étonnamment riche, aussi à l’aise dans les sitcoms que dans les doublages de dessins animés ou les comédies au second degré. Si son visage vous dit quelque chose sans que vous puissiez le replacer, pas d’inquiétude : c’est un effet secondaire fréquent de la "syndrome Bader", qui consiste à apparaître dans tout... sans jamais faire de bruit.
Avant de prêter sa voix à des super-héros ou de faire rire dans des comédies cultes, Diedrich Bader a suivi un parcours artistique plutôt classique, avec des études à la University of North Carolina School of the Arts. Ce qui ne l’a pas empêché de rapidement basculer dans des rôles absurdes, décalés ou volontairement caricaturaux. Et avec son air mi-détaché mi-goguenard, il faut dire que ça marche plutôt bien.
Percée dans les années 90 grâce à la télévision
Le grand public découvre Diedrich Bader principalement dans la série The Drew Carey Show, où il incarne Oswald Lee Harvey, un ami un peu benêt mais profondément attachant. Il y restera pendant près de 10 ans, de 1995 à 2004, ce qui fait de ce rôle le socle de sa popularité à la télévision américaine. Avec sa moustache parfois improbable, ses tenues discutables et ses répliques pince-sans-rire, Diedrich Bader y montre un talent comique naturel, sans forcer le trait.
Mais ce n’est pas là son seul fait d’armes. Il enchaîne les apparitions dans des séries comme Frasier, Veep, Better Things, ou encore American Housewife, où il joue le père de famille, Greg Otto, avec une retenue comique parfaitement calibrée. Dans un univers télévisuel souvent saturé de personnages exubérants, Diedrich Bader s’impose par l’économie de moyens : un regard, une intonation, et le tour est joué.
Une carrière marquée par la voix : le roi du doublage
Là où Diedrich Bader surprend, c’est dans sa seconde vie professionnelle, presque parallèle : celle de doubleur. Il possède une voix grave, chaleureuse, immédiatement reconnaissable, et il en a fait une arme redoutable dans le monde de l’animation. Il devient ainsi Batman dans plusieurs séries animées, dont Batman: The Brave and the Bold, où il incarne un Chevalier noir plus lumineux et accessible que la moyenne.
Mais ce n’est pas tout. On le retrouve aussi dans The Simpsons, South Park, BoJack Horseman, Phineas and Ferb ou encore Rick and Morty. À croire qu’il existe un jeu secret à Hollywood consistant à faire doubler tous les personnages secondaires par Diedrich Bader au moins une fois. Et il le ferait probablement avec plaisir, tant il semble s’amuser dans chacun de ses rôles vocaux.
Office Space, Napoleon Dynamite et le culte de l’absurde
Au cinéma, Diedrich Bader laisse aussi quelques empreintes bien senties, en particulier dans les comédies décalées devenues cultes. Dans Office Space (1999), il joue le voisin à la coupe mulet et au langage fleuri, qui livre des conseils de vie à travers les murs fins de l’appartement. Dans Napoleon Dynamite (2004), il incarne un ancien champion de karaté reconverti en coach de vie musclé et légèrement dérangé. Deux rôles où il embrasse avec joie le ridicule, sans jamais tomber dans le pathétique.
Ce goût pour les personnages bizarres mais sincères semble traverser toute la carrière de Diedrich Bader. Il incarne souvent des types un peu à côté de la plaque, mais jamais méchants ni creux. Et c’est peut-être là sa force : rendre attachants des personnages qu’on aurait vite tendance à caricaturer.
Un acteur fidèle à sa ligne, loin du star system
À l’inverse de nombreux acteurs qui cherchent le rôle de leur vie ou la reconnaissance critique à tout prix, Diedrich Bader a toujours semblé à l’aise dans une forme de seconde ligne. Il ne cherche pas à dominer l’écran, mais à en enrichir l’arrière-plan. Résultat : il fait partie de ces acteurs que les scénaristes adorent, parce qu’ils savent qu’il apportera du relief à n’importe quel rôle.
Avec plusieurs décennies de carrière à son actif, et une filmographie où les grands studios côtoient les projets indépendants les plus absurdes, Diedrich Bader s’est taillé une place unique à Hollywood. Ce n’est pas une superstar, mais c’est un pilier invisible, un comédien aux multiples talents, toujours prêt à glisser une vanne entre deux silences.
Et il faut l’admettre : quand on entend sa voix, difficile de ne pas sourire.