Dexter Fletcher

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Filmographie 11 films

Biographie

Dexter Fletcher, de son nom complet Dexter Fletcher, est né le 31 janvier 1966 à Enfield, dans le nord de Londres, en Angleterre. Tour à tour acteur de cinéma, de télévision et de théâtre, puis réalisateur à succès, il incarne une figure rare dans le paysage culturel britannique : celle d’un artiste complet, passé sans transition maladroite de devant à derrière la caméra, avec une vraie signature, un goût prononcé pour l’émotion, et une énergie souvent dopée à la musique.

Que ce soit dans ses rôles de jeune dur à la fin des années 80, dans les films de gangsters des années 90, ou plus récemment à travers ses biopics musicaux salués comme Rocketman, Dexter Fletcher est resté fidèle à une certaine idée du cinéma populaire et viscéral, qui parle au public sans le prendre de haut.

Des débuts précoces et une reconnaissance d’enfant-acteur

Dexter Fletcher débute très tôt. À 10 ans, il apparaît déjà dans le film Bugsy Malone (1976), où des enfants jouent les gangsters dans un univers parodique. Il enchaîne ensuite avec des apparitions dans The Long Good Friday, The Elephant Man ou encore la série The Bill. Très jeune, il se fait remarquer pour sa spontanéité et son naturel, loin des enfants-acteurs formatés.

Durant les années 1980 et 1990, il devient une figure régulière du cinéma et de la télévision britannique, alternant les rôles de petits voyous, de soldats ou de copains fidèles. Il joue notamment dans Press Gang, série jeunesse devenue culte, et dans des drames sociaux ou des films d’époque, souvent en injectant une énergie brute et une sincérité désarmante.

Mais ce sont ses rôles dans le cinéma de genre britannique qui lui donnent un nouveau souffle à la fin des années 90.

Dexter Fletcher dans Lock, Stock and Two Smoking Barrels : la gueule du polar british

En 1998, il participe à Lock, Stock and Two Smoking Barrels de Guy Ritchie, où il incarne Soap, le cuisinier à l’air toujours dépassé, embarqué malgré lui dans un trafic d’armes et une série de règlements de comptes à la sauce cockney. Avec son débit nerveux, son air inquiet et son regard vif, il devient l’un des points d’ancrage comiques du film, contribuant au succès mondial de cette comédie noire stylisée.

Ce rôle, emblématique du cinéma britannique de l’époque, résume parfaitement ce que Dexter Fletcher apporte à l’écran : de l’authenticité, du rythme, et une touche d’absurde bien maîtrisée.

Une reconversion réussie derrière la caméra

Dans les années 2010, Dexter Fletcher opère un virage inattendu : il passe à la réalisation, avec une ambition nouvelle. Son premier film, Wild Bill (2011), drame familial en milieu ouvrier londonien, est salué par la critique. Il y impose une touche émotionnelle sincère, sans sentimentalisme, et un sens du cadre qui évoque déjà un réalisateur sûr de lui.

Mais c’est avec Eddie the Eagle (2016) que tout change. Ce biopic lumineux du skieur anglais Eddie Edwards, porté par Taron Egerton et Hugh Jackman, rencontre un succès critique et populaire, grâce à son humour chaleureux, son énergie pop et son absence totale de cynisme. Un film "feel-good" assumé, mais jamais naïf.

Cette réussite lui ouvre les portes d’un projet beaucoup plus ambitieux.

Rocketman : biopic flamboyant et mise en scène habitée

En 2019, Dexter Fletcher signe Rocketman, biopic musical sur Elton John, à nouveau avec Taron Egerton dans le rôle-titre. Contrairement aux biopics linéaires et sobres, Rocketman se distingue par sa mise en scène audacieuse, stylisée, presque hallucinée, où les chansons deviennent des séquences de comédie musicale onirique.

Le film est un succès critique international, salué pour sa liberté de ton, sa tendresse vis-à-vis de ses personnages, et sa capacité à mêler introspection et spectacle. Il s’agit moins d’une reconstitution fidèle que d’un portrait émotionnel, vibrant et personnel.

À noter : bien que non crédité comme réalisateur de Bohemian Rhapsody, c’est Dexter Fletcher qui reprend le tournage du film après l’éviction de Bryan Singer, assurant une bonne partie de la finalisation du projet.

Un réalisateur attaché aux personnages, à la musique et à l’humain

Ce qui définit le style de Dexter Fletcher derrière la caméra, c’est l’humain au cœur du récit. Il ne cherche pas à imposer une vision froide ou technique du cinéma. Son approche est au contraire émotive, rythmée, et profondément généreuse. Il aime filmer des outsiders, des rêveurs, des abîmés, avec une bienveillance lucide.

Il mêle les genres sans crainte : comédie dramatique, film musical, action, toujours avec ce même équilibre entre énergie nerveuse et chaleur narrative. Sa mise en scène, souvent en mouvement, reste toujours au service du personnage.

Dexter Fletcher : un artisan du cinéma populaire bien fait

Dexter Fletcher, c’est l’exemple rare d’un acteur devenu réalisateur sans perdre le sens du public. Il connaît la mécanique du jeu, la précision des dialogues, le poids d’un regard… et ça se sent dans ses films. Il a gardé la modestie du comédien de terrain et y a ajouté l’ambition formelle d’un cinéaste moderne, sans jamais tomber dans la prétention.

Aujourd’hui, il fait partie de ces réalisateurs britanniques capables de jongler entre les productions nationales et les blockbusters internationaux, tout en gardant une voix singulière, humaine et généreuse.

Filmographie

11 sur 11 films

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