Devon Sawa
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Devon Edward Sawa, né le 7 septembre 1978 à Vancouver, en Colombie-Britannique (Canada), est un acteur canadien dont le visage a traversé les décennies, passant de jeune idole des années 1990 à figure culte du cinéma de genre. Révélé très tôt au cinéma, il a connu les feux de la rampe, les hauts, les creux, puis une forme de renaissance — parfois sanglante — dans l’univers du thriller et de l’horreur. Une trajectoire en dents de scie, mais toujours vivante.
Un départ fulgurant et une adolescence hollywoodienne
C’est dès son plus jeune âge que Devon Sawa se tourne vers les projecteurs. Très actif dans la publicité à la fin des années 1980, il obtient ses premiers rôles à la télévision, mais c’est bien au cinéma que tout va s’accélérer. Il devient rapidement l’un des visages les plus reconnaissables de la fin des années 90, incarnant tour à tour le fantôme version humaine de Casper en 1995, puis le jeune amant dans Now and Then ou encore l’un des héros de Little Giants.
Son charisme naturel, son look de blond ébouriffé et son jeu sincère séduisent les adolescentes de l’époque (et quelques critiques au passage). Il apparaît également dans Wild America ou Idle Hands, une comédie d’horreur aussi potache qu’iconique qui confirme sa place dans la pop culture ado.
Puis arrive le rôle qui va fixer son nom dans le marbre (ou au moins dans les VHS) : Alex Browning dans Final Destination en 2000. Un lycéen qui prédit un crash d’avion et tente d’échapper à la mort, avec des conséquences que l’on connaît. Un classique du genre, un carton au box-office, et une performance qui colle durablement à son image. Devon Sawa devient l’un des premiers "final boys" d’un genre pourtant largement dominé par les filles.
Une éclipse, puis un retour par la petite porte du genre
Comme beaucoup de stars révélées très jeunes, Devon Sawa connaît un passage à vide. Les années 2000 sont plus discrètes. Quelques films indépendants, des apparitions furtives, et une certaine mise à l’écart d’Hollywood. Il continue de tourner, mais les projecteurs se détournent.
C’est finalement la télévision qui lui offre un second souffle. On le retrouve dans Nikita (2010-2013), série d’espionnage où il incarne Owen, un ancien soldat au passé trouble. Plus mature, plus sobre, il s’y révèle convaincant et ouvre une nouvelle phase de sa carrière.
Mais c’est à nouveau dans le domaine du cinéma d’horreur et de science-fiction qu’il reprend vraiment du poil de la bête. Depuis 2021, il incarne plusieurs personnages dans la série Chucky, variation télévisée de la célèbre franchise. Il y meurt, puis revient, sous une autre forme, parfois dans des rôles doubles. Autrement dit, on ne tue pas si facilement Devon Sawa — pas même dans un slasher.
Une voix publique entre lucidité, humour noir et franchise
S’il a traversé quelques tempêtes personnelles, Devon Sawa parle aujourd’hui ouvertement de sa sobriété, de ses excès passés et de son envie de stabilité. Il est marié à la productrice Dawni Sahanovitch et père de deux enfants. Sur les réseaux sociaux, il adopte un ton souvent caustique, ironique sur son propre parcours, tout en restant accessible et proche de ses fans.
Il évoque volontiers ses années “teen idol”, sans nostalgie excessive, mais avec une forme de distance lucide. Il assume son statut d’ex-star des années 90, tout en montrant qu’il ne se résume pas à une décennie ou à une coupe de cheveux.
Devon Sawa, un survivant du système (et parfois de la Mort)
Dans une industrie qui use et jette facilement ses jeunes talents, Devon Sawa s’impose comme un acteur résilient. Il n’a jamais complètement disparu, il a simplement changé de registre, de rythme, et peut-être de priorités. Il continue de jouer, dans des productions parfois modestes, mais avec une vraie volonté de choisir ses projets et de s’amuser avec son image.
Son parcours, atypique et parsemé de virages, illustre bien la difficulté de durer à Hollywood. Et pourtant, il est encore là, encore actif, encore crédible. De Casper à Chucky, en passant par la Faucheuse elle-même, Devon Sawa a trouvé une forme d’éternité dans le cinéma de genre. Pas besoin d’immortalité quand on revient dans les cauchemars des spectateurs depuis plus de 30 ans.