Debra Lamb
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Debra Lamb, née le 24 novembre 1963 à Portland, dans l’Oregon (États-Unis), est une actrice, scénariste et productrice américaine, principalement active dans le cinéma indépendant et les films de genre.
Connue pour son style provocateur et son attachement aux productions à petit budget, Debra Lamb est devenue, au fil des décennies, une figure culte des B-movies américains, entre horreur, fantastique et érotisme décomplexé. Bien que rarement sous les projecteurs du cinéma mainstream, Debra Lamb cultive une carrière riche et diversifiée, marquée par une présence constante dans l’univers du film de série B, ce vivier où l’expérimentation côtoie parfois le kitsch, mais où la passion l’emporte toujours sur les contraintes de production.
Premiers pas : de la danse à l’écran
Avant de se tourner vers le cinéma, Debra Lamb se forme très jeune à la danse, ce qui deviendra une compétence précieuse dans ses premiers rôles, souvent marqués par la performance corporelle. Elle déménage à Los Angeles dans les années 1980, à l’époque où le cinéma de genre vit une forme de renaissance marginale avec la multiplication des films d’horreur à petit budget, souvent destinés au marché de la VHS.
Elle décroche ses premiers rôles dans des productions indépendantes où son énergie physique, sa présence magnétique et son goût pour les univers décalés font mouche. Elle devient rapidement une figure reconnaissable du cinéma d’exploitation, participant à une série de films où se mêlent nudité, humour noir, violence stylisée et une certaine irrévérence narrative.
Un visage récurrent du film de genre des années 80-90
Entre les années 1986 et 1995, Debra Lamb apparaît dans un grand nombre de films devenus cultes pour les amateurs de cinéma "grindhouse", ces productions à bas coût souvent diffusées en vidéoclubs ou en deuxième partie de soirée. Elle joue notamment dans Evil Spirits (1989), Vampire Cop (1990), Point of Seduction: Body Chemistry III (1994), ou encore Bikini Drive-In (1995). Des titres qui, aujourd’hui encore, circulent dans les cercles de fans de séries B comme autant de reliques d’une époque où l’absurde flirtait sans complexe avec le suggestif.
Dans ces films, Debra Lamb n’est pas une simple figurante sexy : elle y incarne souvent des femmes fortes, décalées, voire franchement dérangeantes, qui détournent les clichés du genre. Elle joue avec son image, la détourne, l’exagère parfois, mais toujours avec une forme d’ironie, comme si elle refusait de prendre au sérieux les codes qu’on lui impose. C’est cette distance, cette capacité à jouer à la fois dans le film et avec le film, qui fait de Debra Lamb une actrice si singulière.
Une artiste touche-à-tout derrière la caméra
À partir des années 2000, Debra Lamb élargit son champ d’activité. Elle commence à écrire et produire ses propres projets, souvent dans un esprit de totale indépendance. Refusant de se plier aux formats imposés par les studios, elle développe des films et courts-métrages à très petit budget, où elle peut expérimenter à sa guise et explorer des univers plus personnels. Elle travaille aussi comme consultante, narratrice, co-scénariste, preuve qu’elle ne se contente pas d’apparaître à l’image, mais entend bien façonner le contenu dans lequel elle s’inscrit.
Son parcours croise également celui de réalisateurs atypiques comme Fred Olen Ray, Jim Wynorski, ou encore David DeCoteau, tous issus du circuit de la série B et du cinéma érotico-horrifique. Ces collaborations lui permettent de rester ancrée dans une scène alternative, à l’écart des projecteurs hollywoodiens, mais riche d’une véritable communauté de fans.