David Schmoeller
- Réalisation
- Écriture
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
David Schmoeller, né le 8 décembre 1947 à Louisville, dans le Kentucky (États-Unis), est un réalisateur, scénariste et producteur américain surtout connu pour ses contributions au cinéma d’horreur et de science-fiction, en particulier dans les années 1980. Son nom n’est pas aussi largement médiatisé que ceux de certains de ses contemporains, mais dans les cercles de cinéphiles et les amateurs de films de genre, David Schmoeller est considéré comme un auteur discret mais marquant, à l’origine de plusieurs œuvres devenues cultes avec le temps.
Tourist Trap : un démarrage aussi étrange qu’efficace
C’est en 1979 que David Schmoeller se fait remarquer avec son tout premier long-métrage, Tourist Trap (La Maison des damnés en version française). Ce film d’horreur à petit budget, produit par Charles Band, mélange slasher, surnaturel et atmosphère dérangeante. Il met en scène un groupe de jeunes gens piégés dans un musée de mannequins animés, dirigé par un propriétaire un peu… particulier.
Entre effets spéciaux rudimentaires mais ingénieux, ambiance malaisante et mise en scène inventive, Tourist Trap devient rapidement un film culte dans les cercles de l’horreur. Même Stephen King le cite parmi ses favoris du genre. Rien que ça.
Ce premier film révèle le style David Schmoeller : une capacité à tirer le maximum d’un budget limité, une attention portée aux ambiances et un goût pour les personnages étranges, souvent aux marges de la société.
Puppet Master et l’univers des poupées maléfiques
Mais le film le plus emblématique de David Schmoeller, c’est probablement Puppet Master (1989), produit par Full Moon Features. Le concept ? Des marionnettes vivantes, chacune dotée de pouvoirs (et de défauts) bien particuliers, qui s’animent pour protéger ou tuer, selon le point de vue.
Ce mélange de science-fiction, d’horreur fantastique et d’humour noir donnera naissance à l’une des franchises les plus durables du cinéma d’horreur indépendant, avec une dizaine de suites, spin-offs et reboots. Même si David Schmoeller n’en réalisera qu’un seul opus, Puppet Master reste fortement associé à son nom, tant il en a posé les bases esthétiques et narratives.
Avec ce film, il confirme son attrait pour les objets animés, les figures humaines déformées et les récits à mi-chemin entre le conte macabre et le cauchemar enfantin.
Un réalisateur attaché au cinéma indépendant
Tout au long de sa carrière, David Schmoeller travaille principalement dans l’univers indépendant, souvent aux côtés de Charles Band, producteur prolifique dans le domaine du fantastique à petit budget. On lui doit aussi des films comme Crawlspace (1986), avec Klaus Kinski dans l’un de ses rôles les plus glaçants, et aussi l’un des tournages les plus chaotiques, que David Schmoeller évoquera plus tard avec ironie dans un court-métrage intitulé Please Kill Mr. Kinski (1999).
Cette capacité à raconter ses expériences de tournage, même les plus absurdes, avec recul et humour, est l’une des marques de fabrique du réalisateur. Il est conscient des limites de son environnement de travail, mais il les contourne avec créativité et un certain flegme.
Un parcours tourné vers l’enseignement et la transmission
En parallèle de sa carrière dans le cinéma, David Schmoeller s’est aussi tourné vers l’enseignement. Il devient professeur de cinéma à l’Université du Nevada, à Las Vegas (UNLV), où il enseigne la réalisation, le scénario et la production à de jeunes étudiants passionnés. Ce rôle de mentor lui permet de transmettre sa vision du cinéma de genre, faite de débrouillardise, d’idées fortes et de mise en scène inventive.
Contrairement à certains réalisateurs de sa génération, il ne s’est jamais lancé dans la course au blockbuster ou au prestige. Il a préféré rester fidèle à un cinéma artisanal, souvent tourné vers les marges, avec un goût prononcé pour le bizarre et le symbolique.
Filmographie
7 sur 7 films