David Krumholtz
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 21 films |
Biographie
David Krumholtz, né le 15 mai 1978 à Queens, New York (États-Unis), est un acteur américain connu pour sa capacité à jongler entre les registres comiques, dramatiques et même mathématiques – pour ceux qui se souviennent de la série Numb3rs. Avec son physique atypique à Hollywood et une énergie reconnaissable entre mille, David Krumholtz s’est imposé comme un second rôle de luxe, de ceux qu’on retrouve partout sans vraiment savoir où on les a vus pour la première fois. Et pourtant, il est là depuis longtemps.
Une jeunesse new-yorkaise et des débuts précoces sur grand écran
Issu d’une famille d’origine juive ashkénaze, David Krumholtz grandit dans le quartier populaire de Queens, à New York. Très tôt attiré par le théâtre, il décroche son premier rôle notable à seulement 14 ans, dans le film La Firme (The Firm) aux côtés de Tom Cruise, rien que ça. Pas mal pour un ado du Queens qui ne venait pas d’un cercle élitiste du cinéma.
Il enchaîne ensuite avec des apparitions dans des comédies des années 1990 comme Addams Family Values ou 10 choses que je déteste chez toi, où il fait partie de ces visages qu’on ne retient pas toujours immédiatement, mais qui finissent par devenir familiers. Son sens du timing comique et sa capacité à incarner des personnages intelligents mais socialement maladroits lui ouvrent progressivement les portes de nombreux plateaux.
David Krumholtz dans les années 2000 : de Numb3rs à des rôles plus denses
C’est en 2005 que David Krumholtz accède à une notoriété bien plus large grâce à la série Numb3rs, diffusée sur CBS. Il y incarne Charlie Eppes, un génie des mathématiques qui aide son frère agent du FBI à résoudre des enquêtes à l’aide de probabilités, d’algorithmes et autres équations complexes. Une sorte de Sherlock Holmes des équations différentielles. Le rôle lui colle à la peau, et le public découvre un acteur capable de porter une série sur la durée avec intelligence, émotion et une bonne dose d’auto-dérision.
Pendant les six saisons de Numb3rs, David Krumholtz montre qu’il peut évoluer dans un univers de série policière sans tomber dans la routine. Il reste crédible aussi bien dans le registre intellectuel que dans les moments plus familiaux, souvent teintés d’humour subtil. Cette capacité à équilibrer des univers très différents deviendra une constante dans le reste de sa carrière.
Un acteur polyvalent : comédies potaches, films d’auteur et cinéma engagé
En parallèle de la télévision, David Krumholtz multiplie les apparitions au cinéma, aussi bien dans des comédies très grand public comme Harold et Kumar ou Super Noël (The Santa Clause, où il joue Bernard, l’elfe sarcastique en chef), que dans des œuvres plus exigeantes comme Slums of Beverly Hills, Ray ou encore The Ballad of Buster Scruggs des frères Coen.
Son jeu reste marqué par une sincérité et une spontanéité rares, qui lui permettent de ne jamais tomber dans la caricature, même dans les rôles les plus décalés. Il a également collaboré avec des réalisateurs exigeants, comme Darren Aronofsky dans Mother!, ou plus récemment Christopher Nolan dans Oppenheimer, où il incarne Isidor Isaac Rabi, prix Nobel de physique, avec une gravité surprenante.
Oui, même les elfes du Pôle Nord finissent par côtoyer les bombes atomiques.
Une carrière marquée par l’honnêteté et l’auto-dérision
Ce qui rend David Krumholtz attachant, c’est aussi sa manière de ne jamais se prendre trop au sérieux. Il a toujours abordé son métier avec une franchise désarmante, n’hésitant pas à parler de ses échecs, de ses doutes ou encore de ses problèmes de santé, notamment sa lutte contre un cancer de la thyroïde diagnostiqué en 2011, dont il est sorti guéri.
En dehors des plateaux, il cultive une image modeste, loin du glamour hollywoodien. Sur les réseaux sociaux, il alterne autodérision et engagement politique assumé, avec une verve toute new-yorkaise. Il fait partie de ces acteurs qu’on ne voit pas en couverture des magazines, mais qui continuent de tourner, d’expérimenter et d’évoluer, à leur rythme, sans faire de bruit.
David Krumholtz aujourd’hui : entre continuité et liberté créative
À plus de 40 ans, David Krumholtz est devenu ce qu’on appelle un acteur de caractère, au sens noble du terme. Il continue de multiplier les rôles, souvent secondaires mais marquants, et fait partie de cette génération d’acteurs qui apportent toujours quelque chose d’unique, même dans une scène de trois minutes. Il n’a peut-être jamais été une tête d’affiche à grand renfort de posters, mais il est de ceux qui enrichissent tout ce qu’ils touchent.