David Keith
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Détails
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
David Keith est né le 8 mai 1954 à Knoxville, dans le Tennessee, aux États-Unis. Acteur au regard franc et à la voix rocailleuse, David Keith est l’un de ces visages familiers du cinéma américain des années 80 et 90, souvent associé aux rôles de soldats, de durs au cœur tendre, ou de types simples mais pas simplistes. Bien qu’il ne soit jamais devenu une superstar, il a su tracer un chemin solide à Hollywood, oscillant entre premiers rôles et seconds plans consistants.
Formé à l’Université du Tennessee, où il étudie le théâtre, David Keith n’est pas un acteur venu du moule new-yorkais ou californien habituel. Il conserve dans son jeu une sorte de franchise sudiste, un mélange de virilité et d’émotion brute qui lui vaut rapidement des rôles dans des films où l’homme est souvent confronté à ses propres limites.
Le rôle de Sid Worley, tremplin et fardeau
La carrière de David Keith décolle véritablement en 1982 avec An Officer and a Gentleman (Officier et Gentleman), où il incarne Sid Worley, l’ami du personnage joué par Richard Gere. Ce rôle, à la fois lumineux et tragique, lui vaut une nomination aux Golden Globes et une reconnaissance critique forte. Dans un film dominé par la romance et la discipline militaire, David Keith tire son épingle du jeu grâce à une performance intense, marquée par une vulnérabilité inattendue.
C’est un rôle pivot dans sa carrière… qui deviendra aussi un peu encombrant. Car malgré l’impact de cette prestation, les propositions suivantes ne seront pas toujours à la hauteur. Le succès critique ne se transforme pas en envol commercial durable. Mais loin de s’effacer, David Keith persiste et enchaîne avec des projets variés, parfois inégaux, mais toujours joués avec conviction.
Une filmographie à cheval entre action, drame et fantastique
Dans les années qui suivent, David Keith apparaît dans plusieurs films marquants, dont Firestarter (1984), adaptation de Stephen King dans laquelle il joue le père protecteur d’une petite fille aux pouvoirs destructeurs (incarnée par une très jeune Drew Barrymore). Il campe un personnage de père aimant, en fuite, prêt à tout pour protéger son enfant. Encore une fois, ce qui ressort, c’est l’émotion contenue sous la carapace.
On le retrouve également dans White of the Eye, The Great Santini, ou encore Heartbreak Hotel, où il incarne… Elvis Presley. Un rôle aussi improbable que courageux, que peu d’acteurs auraient osé aborder sans sombrer dans la caricature. Résultat : un film qui passe un peu inaperçu à sa sortie, mais qui témoigne de la capacité de David Keith à prendre des risques, même quand cela ne garantit pas le succès.
Il fait aussi quelques incursions dans le cinéma d’action plus classique, avec des rôles dans Men of Honor, Daredevil (dans lequel il joue le père de Matt Murdock), ou encore U-571, où il retrouve l’un de ses terrains de prédilection : les histoires de guerre, de loyauté, de sacrifice.
Une présence régulière à la télévision
Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, David Keith alterne entre grand et petit écran. Il apparaît dans des séries comme Law & Order: SVU, NCIS, Hawaii Five-0, Flesh and Bone, ou encore The Class. Il n’y tient généralement pas les rôles principaux, mais son visage, sa voix, et sa prestance lui permettent de toujours apporter quelque chose aux scènes, même les plus courtes.
Sa capacité à incarner des figures d’autorité, des pères, des flics ou des militaires, le rend particulièrement adapté à l’univers des séries procédurales américaines, où la crédibilité est une monnaie précieuse. Il n’est jamais dans la démonstration, il joue juste. Et cela suffit.
Un acteur enraciné, fidèle à lui-même
Contrairement à de nombreux comédiens hollywoodiens, David Keith n’a jamais cherché à cultiver une image de star. Il reste attaché à ses racines du Tennessee, s’investit dans des causes locales (notamment contre la maltraitance des enfants), et semble avoir toujours privilégié la stabilité à la surexposition.
Il a également réalisé quelques films, dont The Curse (1987), film d’horreur aux accents science-fictionnels, dans lequel il tente une incursion dans la réalisation de genre, sans que cela ne devienne pour autant une seconde carrière. Une tentative honnête, qui montre une fois encore qu’il ne cherche pas à être là où on l’attend forcément.