David Cross
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Détails
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| Filmographie | 19 films |
Biographie
David Cross est né le 4 avril 1964 à Atlanta, dans l’État de Géorgie (États-Unis). Comédien, scénariste, humoriste et musicien à ses heures, David Cross est l’un de ces visages qu’on croise partout sans toujours pouvoir mettre un nom dessus… sauf si on aime l’humour qui pique, qui secoue, et qui refuse les compromis. Derrière sa barbe reconnaissable entre mille, se cache un artiste à la fois provocateur, engagé et curieusement attachant.
Une enfance mouvementée, une vocation précoce
La vie de David Cross n’a rien d’un conte de fées américain. Il grandit dans un environnement modeste, parfois instable, et quitte le foyer familial à dix-sept ans. Rapidement, il trouve refuge dans la comédie stand-up, un univers où les marginaux trouvent souvent leur place en transformant les blessures en blagues bien senties.
Après quelques années dans la scène alternative d’Atlanta, il s’installe à Boston pour étudier à l’Emerson College (qu’il quitte assez vite) avant de graviter autour du milieu du stand-up new-yorkais. C’est là que son style se précise : irrévérencieux, volontiers politique, souvent absurde, et surtout résolument libre.
Mr. Show et l’humour culte des années 90
Pour beaucoup, David Cross reste indissociable de Mr. Show with Bob and David, une série humoristique diffusée sur HBO à partir de 1995, co-créée avec Bob Odenkirk (oui, Saul Goodman avant Saul Goodman). Cette émission de sketches, parfois surréalistes, parfois férocement satiriques, devient rapidement un objet culte. Pas forcément grand public, mais profondément influente dans la sphère comique américaine.
Mr. Show incarne parfaitement l’approche de David Cross : un humour qui refuse de ménager les sensibilités, qui attaque les hypocrisies religieuses, politiques ou culturelles, mais qui n’oublie jamais d’être inventif. Même si le programme reste relativement confidentiel à l’époque, il est aujourd’hui considéré comme un jalon important dans l’évolution de la comédie américaine.
Tobias Fünke, le rôle culte qui change la donne
Si son humour tranchant l’avait déjà fait remarquer, c’est un rôle absurde et merveilleusement maladroit qui propulse David Cross dans la culture pop plus large : celui de Tobias Fünke dans Arrested Development. Ce personnage de psychiatre raté reconverti en acteur, complètement aveugle à ses propres pulsions et ses maladresses, est une mine d’or comique.
David Cross y déploie toute sa maîtrise du non-dit, de l’ironie et du comique de situation. Tobias est à la fois profondément pathétique et hilarant, et devient l’un des personnages les plus emblématiques de la série. La série, elle, devient culte, et le nom de David Cross se fait une place durable dans le paysage télévisuel américain.
Provocation, engagement et liberté créative
En parallèle de ses rôles à la télévision ou au cinéma, David Cross continue d’explorer la scène du stand-up, avec des spectacles comme Shut Up You F**ing Baby! ou ...America... I Am a Little Bit in Love With You. Sans surprise, son humour y est toujours aussi frontal, avec une obsession manifeste pour la politique américaine, les religions organisées, et l’absurdité du capitalisme contemporain.
David Cross ne cherche pas à séduire tout le monde. Il s’adresse à un public prêt à accepter la critique, la moquerie, et parfois même le malaise. Ce style sans concession lui vaut autant de fans inconditionnels que de critiques agacés, ce qui, pour lui, semble être le signe qu’il est exactement là où il faut.
Carrière variée, voix reconnaissable et projets personnels
En dehors du stand-up et de la télé, David Cross a également participé à de nombreux projets, souvent dans des rôles secondaires mais mémorables. On l’a entendu en voix dans des films d’animation comme Megamind ou Kung Fu Panda, ou vu dans des films comme Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Men in Black (où il meurt toujours de manière un peu ridicule), ou Alvin et les Chipmunks, une participation qu’il évoque avec une ironie assumée.
Il réalise aussi ses propres projets, comme Hits, un film indépendant qui parodie les dérives de la célébrité virale et l’obsession des réseaux sociaux. Fidèle à son esprit critique, il y dépeint une société obsédée par la visibilité, quitte à en oublier le fond.