Danny DeVito
- Casting
- Réalisation
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 38 films |
| Récompenses | 2 nominations et 0 victoire |
Biographie
Né le 17 novembre 1944 à Neptune Township, dans le New Jersey (États-Unis), Daniel Michael DeVito Jr., dit Danny DeVito, est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain. Reconnaissable entre tous par sa silhouette trapue, son regard perçant et son énergie débordante, il s’est imposé comme l’un des visages incontournables de la comédie américaine, avec une carrière aussi exubérante que durable. Drôle, parfois féroce, toujours imprévisible, Danny DeVito a su passer du statut de comique de second rôle à celui de figure centrale de la satire contemporaine… tout en restant farouchement fidèle à lui-même.
Des débuts modestes à la gloire télévisée
Issu d’une famille italo-américaine, Danny DeVito se forme à l’American Academy of Dramatic Arts, où il rencontre Rhea Perlman, future compagne à l’écran comme à la ville. Après quelques rôles de théâtre et de figuration dans les années 70, il perce grâce à la série Taxi (1978–1983), où il incarne Louie De Palma, patron de dépôt de taxis aussi tyrannique que minuscule.
Ce rôle devient culte, lui vaut un Emmy Award et révèle son génie pour camper des personnages odieux, mais hilarants, avec un savant mélange de sadisme, de timing comique parfait et de vulnérabilité inattendue. C’est aussi le début de sa carrière d’icône populaire.
Une carrière cinématographique entre satire et tendresse
Au cinéma, Danny DeVito explose dans les années 80 et 90, enchaînant des rôles dans des comédies à succès comme Romancing the Stone (À la poursuite du diamant vert), Twins (avec Arnold Schwarzenegger, pour un duo aussi absurde qu’efficace), Ruthless People, The War of the Roses, ou Get Shorty.
Ce qui distingue DeVito, c’est sa capacité à jouer les petits hommes mesquins avec un éclat jubilatoire, sans jamais perdre la dimension humaine de ses personnages. Il est souvent l’élément chaotique, le grain de sable qui dérègle la machine, mais il sait aussi incarner, à contre-pied, des figures de tendresse ou de loyauté inattendues.
En 1992, il devient le Pingouin dans Batman Returns de Tim Burton — un rôle grotesque, sombre, inquiétant, mais aussi terriblement pathétique. Sous une tonne de maquillage, il livre une performance à la fois monstrueuse et touchante, à mi-chemin entre le méchant de film noir et la créature tragique. Une de ses compositions les plus marquantes.
Réalisateur à part : humour noir et absurdité sociale
Derrière la caméra, Danny DeVito développe une œuvre moins connue mais tout aussi personnelle. Il signe Throw Momma from the Train, The War of the Roses, Hoffa (portrait sévère du syndicaliste Jimmy Hoffa), Matilda (adaptation du roman de Roald Dahl, devenu un classique familial), ou encore Death to Smoochy.
Son style de réalisation est aussi caustique que son jeu d’acteur : satire sociale, humour noir, personnages à la marge. Il aime les conflits absurdes, les rapports de pouvoir tordus, et une certaine folie douce qui flotte sur ses récits. Matilda en est l’exemple parfait : un conte cruel et lumineux, où la gentillesse triomphe sans naïveté.
Danny DeVito dans It’s Always Sunny in Philadelphia : le roi du politiquement incorrect
Depuis 2006, il incarne Frank Reynolds dans It’s Always Sunny in Philadelphia, série culte où il campe un capitaliste corrompu, immoral, absurde, aux côtés d’un groupe de loosers magnifiques. Cette série, l’une des plus longues de l’histoire de la télévision américaine, est l’un des bijoux du comique grinçant, et Danny DeVito y est plus délirant que jamais.
Loin de chercher à rester "aimable", il y explore la face la plus grotesque de l’Amérique post-moderne, avec un plaisir manifeste pour l’auto-parodie et le mauvais goût assumé. Un rôle à contre-emploi qui a contribué à renouveler son image auprès d’un public plus jeune.
Un acteur engagé, un personnage public respecté
En dehors des plateaux, Danny DeVito est reconnu pour son engagement dans le cinéma indépendant, notamment via sa société Jersey Films, qui a produit des œuvres comme Pulp Fiction, Erin Brockovich ou Garden State. Il défend aussi le syndicalisme, les droits sociaux et l’écologie, sans en faire un étendard mais avec constance.
Il reste très apprécié dans l’industrie pour son humanité, son humour, sa générosité artistique, et pour ne jamais avoir cédé à la standardisation hollywoodienne. Malgré sa notoriété, il conserve un statut d’outsider bienveillant, prêt à tout pour un bon rôle ou un bon gag.
Danny DeVito : grandeur d’âme et sens de l’absurde
Danny DeVito, c’est un monument de comédie qui n’a jamais eu besoin de la stature d’un héros pour marquer l’écran. Il a construit une carrière sur la lucidité, l’autodérision, et un amour sincère des personnages ratés, absurdes, ou incompris. Petit, oui, mais avec l’ampleur comique d’un géant, capable de faire rire, déranger et attendrir en un seul plan.
Filmographie
38 sur 38 films