Danny A. Abeckaser

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Filmographie 7 films

Biographie

Danny A. Abeckaser est né le 23 décembre 1975 à Brooklyn, New York, dans une famille d’origine israélienne-marocaine. Producteur, acteur et réalisateur, Danny A. Abeckaser s’est taillé une place singulière dans le paysage du cinéma indépendant américain, souvent là où l’univers du crime organisé croise celui de la comédie urbaine. Avec sa gueule de truand new-yorkais, son accent reconnaissable et une énergie infatigable, il cultive une image à la croisée entre fiction et réalité, entre Scorsese et le Bronx.

De la nuit new-yorkaise aux plateaux de cinéma

Avant de se lancer dans le septième art, Danny A. Abeckaser a longtemps œuvré dans un tout autre univers : celui des clubs new-yorkais. Promoteur de soirées, entrepreneur dans le monde de la nuit, il est un visage familier du Manhattan des années 1990 et 2000. Cette expérience lui donne un sens aigu des dynamiques sociales, du spectacle, et surtout des personnages hauts en couleur qu’il croisera plus tard dans ses films.

Ce passé n’est pas qu’une anecdote : il nourrit l’authenticité de ses personnages, en particulier dans les films de gangsters qu’il affectionne. Ce qu’il joue à l’écran, il l’a parfois frôlé de près dans la vraie vie, et cela se sent.

Un rôle marquant dans The Irishman

Même s’il avait déjà plusieurs films à son actif, c’est grâce à Martin Scorsese que Danny A. Abeckaser capte l’attention d’un public plus large. Il incarne Louie, un rôle secondaire mais marquant, dans The Irishman (2019), fresque sur le crime organisé portée par Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci.

Être dirigé par Scorsese, dans un film peuplé de légendes vivantes du cinéma italo-américain, ce n’est pas rien. Et même si Danny A. Abeckaser n’y tient pas le haut de l’affiche, il en sort grandi, confirmé dans son intuition : c’est bien dans ces récits de rue, de loyauté douteuse et d’ascensions fragiles qu’il est le plus à l’aise.

L’autre versant : la production et la réalisation

Mais Danny A. Abeckaser ne se contente pas d’apparaître devant la caméra. Il crée sa propre structure, 2B Films, et commence à produire des films dans lesquels il joue parfois, et qu’il réalise de plus en plus souvent. Des œuvres comme First We Take Brooklyn ou Mob Town témoignent de cette envie de raconter ses propres histoires, sans passer par les canaux traditionnels d’Hollywood.

Dans First We Take Brooklyn, par exemple, il campe un ex-taulard israélien plongé dans les bas-fonds de New York. Un film autoproduit, personnel, imparfait mais énergique, où il expose sans détour sa vision du cinéma : brut, tendu, sans fioriture. On est loin du blockbuster, et c’est assumé.

Avec Mob Town, il s’attaque à un épisode réel de l’histoire de la mafia américaine, en racontant la fameuse réunion de gangsters à Apalachin en 1957. Encore une fois, il navigue dans un territoire qu’il connaît par cœur : celui des hommes de l’ombre, des jeux de pouvoir, et des dialogues qui claquent.

Une figure hybride, entre acteur de genre et entrepreneur culturel

Ce qui distingue Danny A. Abeckaser, c’est ce double profil. Il n’est pas juste un acteur spécialisé dans les rôles de mafieux. Il est aussi un homme d’affaires, un producteur indépendant, et un passionné de cinéma qui travaille avec une énergie artisanale. Il ne court pas après les grands studios, il préfère construire ses projets à sa manière, avec ses réseaux et ses intuitions.

Il tourne vite, souvent, dans un esprit presque guerrilla, fidèle à un certain cinéma de quartier. Il invite parfois d’anciens grands noms (comme David Arquette ou Harvey Keitel) à partager l’affiche de ses productions, ce qui donne à ses films une patine familière, à la fois nostalgique et actuelle.

Filmographie

7 sur 7 films

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