Daniel Wu
- Casting
Détails
| Autres noms | 吳彥祖 Wu Yanzu |
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Nationalités |
| Filmographie | 12 films |
Biographie
Daniel Wu, ou 吳彥祖 (Wu Yanzu) en mandarin, est né le 30 septembre 1974 à Berkeley, en Californie, aux États-Unis. D’origine hongkongaise par ses parents, il incarne parfaitement cette génération d’acteurs nés entre deux cultures, naviguant entre l’Orient et l’Occident, entre Hollywood, Hong Kong et les plateaux de séries internationales.
Si son nom n’est pas aussi connu en Europe que dans le monde sinophone, Daniel Wu reste une figure majeure du cinéma asiatique des années 2000, grâce à sa polyvalence, son élégance tranquille et son aisance dans le registre du film d’action.
Bien qu’ayant grandi aux États-Unis, il fait carrière en Asie, devenant rapidement l’un des visages emblématiques de la nouvelle vague hongkongaise, tout en s’exportant petit à petit vers l’international. Daniel Wu, c’est un acteur qui ne force jamais, qui joue beaucoup sur la présence, le regard, l’énergie physique, et qui ne cherche ni l’éclat, ni l’effet, mais plutôt l’équilibre entre style et intériorité.
Un parcours inattendu, entre études d’architecture et découverte fortuite du cinéma
Rien ne destinait Daniel Wu à devenir acteur. Diplômé en architecture à l’Université d’Oregon, passionné de kung-fu dès l’adolescence (influencé par Bruce Lee, évidemment), il part à Hong Kong dans les années 1990 pour retrouver ses racines culturelles. C’est là qu’un concours de circonstances le fait remarquer par une agence de mannequins, puis très vite par des réalisateurs.
En 1998, il décroche son premier rôle dans Bishonen, un drame audacieux sur l’homosexualité masculine dans la société hongkongaise. Sans expérience ni formation, Daniel Wu impressionne déjà par sa justesse et sa présence, loin de l’image d’icône virile qu’il incarnera plus tard. Ce rôle lance une carrière qui s’enchaîne très vite.
Une figure de proue du cinéma hongkongais des années 2000
Au fil des années, Daniel Wu s’impose comme l’un des acteurs les plus demandés de Hong Kong, notamment dans le cinéma d’action. Il tourne sous la direction de grands noms du cinéma local comme Derek Yee, Gordon Chan, Peter Chan ou encore Daniel Lee. Il est à l’aise dans les films de genre, particulièrement les thrillers urbains, les polars stylisés, les fresques historiques, mais sait aussi se faire plus discret dans des drames intimes.
Dans Purple Storm, New Police Story (aux côtés de Jackie Chan), One Nite in Mongkok, ou encore Shinjuku Incident, il incarne souvent des personnages pris dans la tourmente, entre violence, fidélité, solitude et codes d’honneur. Très physique, Daniel Wu excelle dans les scènes de combat, mais il ne se résume jamais à un simple héros musclé : il injecte dans ses rôles une dose de vulnérabilité, une forme de distance, qui enrichit ses personnages.
Il devient rapidement un acteur "banqueable" à Hong Kong, tout en refusant la standardisation. Il choisit parfois des projets plus expérimentaux, voire indépendants, et commence aussi à produire.
Un virage vers l’international, entre ambitions mesurées et visibilité accrue
Dans les années 2010, Daniel Wu franchit un cap : celui de l’internationalisation. Il tient le rôle principal dans la série Into the Badlands (AMC), une série d’arts martiaux post-apocalyptique dans laquelle il est à la fois acteur, producteur exécutif et chorégraphe de combat. Ce projet, diffusé à grande échelle, lui offre une exposition mondiale, en particulier sur le marché américain où peu d’acteurs asiatiques sont alors présents dans des rôles principaux.
Dans cette série, il démontre sa maîtrise du corps, du rythme, de la narration visuelle, et s’impose comme une figure rare de représentation asiatique dans un paysage hollywoodien encore frileux. Il apparaît aussi dans Tomb Raider (version 2018), aux côtés d’Alicia Vikander, et d’autres projets plus confidentiels, tout en poursuivant ses activités en Asie.
Mais Daniel Wu ne court pas après la célébrité hollywoodienne à tout prix. Il reste attaché à ses racines culturelles, à une certaine manière de faire du cinéma, et à des projets qui font sens plus que du bruit.
Un acteur, mais aussi réalisateur, producteur et citoyen engagé
En parallèle de sa carrière d’interprète, Daniel Wu s’essaie à la réalisation dès 2006 avec The Heavenly Kings, un faux documentaire ironique sur l’industrie musicale asiatique, dans lequel il questionne la fabrication de la célébrité. Un projet à contre-courant, assez culotté, qui révèle son sens critique vis-à-vis du système médiatique.
Il produit également des films mettant en valeur de jeunes réalisateurs ou des sujets peu représentés, contribuant ainsi à renouveler la scène cinématographique locale. Il s’exprime régulièrement sur des sujets sociétaux, notamment sur la place des acteurs asiatiques dans le cinéma mondial, ou encore sur les liens culturels entre la diaspora chinoise et le monde occidental.
Très actif sur les réseaux sociaux, il n’hésite pas à prendre la parole sur des sujets politiques ou humanitaires, avec une voix calme mais ferme, à mille lieues de l’image stéréotypée de la star discrète.