Daniel Myrick
- Réalisation
- Montage
- Production
- Écriture
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Daniel Myrick, né le 3 septembre 1963 à Sarasota, Floride (États-Unis), est un réalisateur, scénariste et producteur américain, surtout connu pour avoir co-réalisé l’un des films les plus marquants du cinéma d’horreur indépendant : The Blair Witch Project (1999). Ce film, réalisé avec des moyens extrêmement modestes, a non seulement bouleversé les codes du genre, mais aussi ouvert une nouvelle ère pour le found footage (film retrouvé) et la narration immersive au cinéma.
Daniel Myrick, c’est un peu ce cinéaste discret qui, avec un projet minimaliste, a déclenché un phénomène culturel mondial, et influencé toute une génération de créateurs… souvent sans que son nom ne soit immédiatement associé au succès qu’il a contribué à créer.
The Blair Witch Project : une révolution avec trois bouts de ficelle
Coécrit et coréalisé avec Eduardo Sánchez, The Blair Witch Project est un véritable OVNI cinématographique, sorti en 1999. Le principe est simple en apparence : trois étudiants en cinéma partent dans les bois pour enquêter sur une légende locale... et disparaissent. Ce qu’on voit à l’écran, c’est ce qu’ils ont filmé, retrouvé plus tard, sans narration, sans bande originale, sans effets spéciaux clinquants.
À l’époque, cette approche "brute" était une rupture totale avec les codes du cinéma d’horreur classique. Le film a été tourné avec un budget estimé à environ 60 000 dollars, mais en rapportera près de 250 millions dans le monde. Un record absolu en termes de rentabilité, mais aussi un coup de génie marketing, avec une campagne virale avant même que le mot n’existe.
Le style visuel tremblant, le flou narratif volontaire, l’absence de "monstre" visible, et l’ambiguïté jusqu’au dernier plan ont marqué l’imaginaire collectif de la fin des années 90, et ouvert la voie à des films comme Paranormal Activity, REC, Cloverfield ou encore Host.
Une carrière après Blair Witch : plus discrète, plus libre
Après ce succès phénoménal, on aurait pu s’attendre à ce que Daniel Myrick se lance dans une carrière hollywoodienne à grand budget. Mais ce n’est pas tout à fait ce qu’il choisit. Il poursuit dans l’indépendance et privilégie des projets plus modestes, souvent en marge du système.
En 2008, il réalise The Objective, un thriller fantastique situé en Afghanistan, mêlant espionnage, folklore et paranormal. Un film ambitieux sur le fond, mais qui ne rencontre pas l’impact de Blair Witch, malgré une atmosphère maîtrisée et une tension psychologique intéressante.
Il travaille également sur des projets télévisés, du contenu documentaire et des plateformes numériques, toujours avec une préférence pour les récits immersifs, souvent mêlés de mystère, de tension et de narration fragmentée.
Un style centré sur l’illusion du réel
Ce qui définit le travail de Daniel Myrick, c’est sa capacité à créer de la peur sans artifice. Il joue sur l’implicite, l’invisible, l’angoisse sourde, et surtout sur l’ambiguïté narrative. Plutôt que d’expliquer, il suggère. Plutôt que de montrer, il laisse planer l’incertitude. Cette approche, très marquée dans The Blair Witch Project, se retrouve aussi dans ses travaux ultérieurs.
Sa fascination pour le storytelling immersif, que ce soit à travers des faux documentaires, des journaux vidéo ou des points de vue limités, fait de lui un artisan du réalisme fictionnel, là où le spectateur est presque un participant.
Filmographie
5 sur 5 films