Daniel Day-Lewis

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Détails

Âge
Nationalité
Famille
Filmographie 15 films
Récompenses 13 nominations et 7 victoires

Biographie

Daniel Day-Lewis, né le 29 avril 1957 à Londres, est un acteur britannique parmi les plus admirés et respectés de l’histoire du cinéma contemporain. Réputé pour son investissement total dans ses rôles, sa discrétion publique et son exigence artistique rare, il est également célèbre pour un fait assez unique : avoir remporté trois Oscars du meilleur acteur, un record encore inégalé dans cette catégorie. Fils du poète Cecil Day-Lewis (ancien poète lauréat du Royaume-Uni) et de l’actrice Jill Balcon, Daniel Day-Lewis grandit dans un environnement où l’art et la rigueur intellectuelle occupent une place centrale. Cette double influence (littéraire et théâtrale) imprègne toute sa carrière, où l’on retrouve à la fois la précision du langage et la profondeur des émotions incarnées.

Une formation classique et un amour profond du théâtre

Avant d’embrasser le cinéma, Daniel Day-Lewis se forme à la Bristol Old Vic Theatre School, où il développe un jeu corporel intense et une attention presque obsessionnelle au détail. Il monte régulièrement sur scène, notamment dans des pièces de Shakespeare, et commence sa carrière cinématographique lentement, avec des petits rôles dans les années 1980.

Il fait sensation dans My Beautiful Laundrette (1985), où il incarne un jeune punk londonien dans une histoire d’amour interraciale et homosexuelle. Ce rôle, très avant-gardiste pour l’époque, révèle un acteur capable de se fondre dans des réalités sociales complexes, loin des conventions du cinéma britannique traditionnel.

Il enchaîne peu après avec A Room with a View (1985), où il incarne un aristocrate coincé dans une Angleterre corsetée, preuve supplémentaire de sa polyvalence. En quelques années, Daniel Day-Lewis devient l’un des visages du renouveau du cinéma britannique.

Une méthode extrême : incarnation totale et immersion prolongée

Ce qui caractérise le jeu de Daniel Day-Lewis, c’est sa fameuse méthode immersive, souvent qualifiée de "méthode à l’extrême". Lorsqu’il accepte un rôle, il devient littéralement son personnage, parfois pendant des mois, voire des années. Il reste dans la peau du rôle même hors tournage, apprend des compétences spécifiques, modifie son apparence physique, vit dans les conditions de son personnage… au point que cela en est devenu presque mythique.

Dans My Left Foot (1989), il incarne Christy Brown, un écrivain atteint de paralysie cérébrale, capable de ne peindre et d’écrire qu’avec son pied gauche. Pour ce rôle, Daniel Day-Lewis passe le tournage en fauteuil roulant, se fait nourrir par l’équipe, et incarne à la perfection la fragilité physique sans jamais tomber dans la caricature. Il remporte son premier Oscar pour cette performance.

Dans The Last of the Mohicans (1992), il apprend à chasser, à construire des canoës, et vit seul dans la nature pendant des semaines. Dans Gangs of New York (2002), il reste dans la peau du boucher Bill the Butcher pendant toute la durée du tournage, parlant avec l’accent new-yorkais même pendant les pauses déjeuner. Et dans There Will Be Blood (2007), sa prestation de magnat du pétrole obsessionnel est encore aujourd’hui considérée comme l’un des sommets du jeu d’acteur au cinéma.

Trois Oscars, peu de films, mais une intensité constante

Malgré une filmographie relativement courte, Daniel Day-Lewis choisit chacun de ses rôles avec une extrême sélectivité. Il n’apparaît à l’écran qu’à de rares occasions, mais à chaque fois avec un engagement total, qui donne à chacun de ses personnages une présence hors du commun.

Il remporte l’Oscar du meilleur acteur à trois reprises :

  1. en 1990 pour My Left Foot
  2. en 2008 pour There Will Be Blood
  3. en 2013 pour Lincoln, dans lequel il incarne le président américain avec une finesse et une vérité saluées de toutes parts

À ces distinctions s’ajoutent de multiples BAFTAs, Golden Globes et prix décernés dans les festivals les plus prestigieux. Mais ce qui impressionne le plus, c’est qu’au-delà des récompenses, chacune de ses performances semble réinventer les possibilités du métier d’acteur.

Retraites régulières, discrétion absolue et derniers adieux

À plusieurs reprises, Daniel Day-Lewis s’est retiré du cinéma, prenant des pauses parfois longues, souvent imprévues. Il a vécu un temps en Italie, s’est reconverti brièvement comme cordonnier à Florence, s’est éloigné des projecteurs pour se recentrer sur une vie privée qu’il protège farouchement. Ce besoin de recul est sans doute lié à l’intensité psychologique de ses rôles et à une volonté de ne pas banaliser le métier d’acteur.

En 2017, il annonce officiellement sa retraite définitive du cinéma, après avoir tourné Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, dans lequel il joue un couturier obsessionnel du Londres des années 1950. Ce film, une fois encore, marque les esprits par sa maîtrise, sa subtilité et la perfection de son interprétation.

Il n’a pas fait de retour depuis, et reste à l’écart de la vie publique. Aucune tentative de comeback, aucun projet annoncé. Fidèle à lui-même, Daniel Day-Lewis choisit de sortir en silence, à son rythme, sans discours larmoyant ni tournée d’adieu.

Filmographie

15 sur 15 films

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