Daniel Baldwin
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Daniel Baldwin est né le 5 octobre 1960 à Massapequa, dans l’État de New York, aux États-Unis. Il est l’un des membres de la célèbre fratrie Baldwin, composée de Alec, William, Stephen… et donc Daniel, souvent considéré comme le plus discret ou le moins en vue du clan. Mais réduire Daniel Baldwin à son simple lien familial serait passer à côté d’un parcours personnel marqué par les hauts, les bas, les films d’action à petit budget, les rôles de flics torturés… et une série de virages plus ou moins contrôlés.
Un départ classique à la télévision, dans l’ombre mais pas sans talent
Comme beaucoup d’acteurs américains de sa génération, Daniel Baldwin débute sa carrière à la télévision à la fin des années 80. On le voit apparaître dans des séries et téléfilms, où il joue souvent les seconds rôles efficaces. Grand, voix grave, regard franc, il colle rapidement au profil du policier ou du militaire. Ce n’est pas forcément original, mais ça fonctionne.
C’est avec la série Homicide: Life on the Street qu’il se fait véritablement connaître du public américain. Entre 1993 et 1995, il y incarne Beau Felton, un détective au tempérament bouillant. La série, produite par Barry Levinson, est saluée pour son réalisme et son traitement psychologique des enquêteurs, bien loin des flics glamour des cop shows habituels. Dans ce cadre, Daniel Baldwin montre qu’il est capable de jouer avec intensité et nuance, même dans un rôle ancré dans les archétypes du genre policier.
Le cinéma de genre et les productions musclées
En parallèle de la télévision, Daniel Baldwin poursuit une carrière au cinéma, en grande partie dans des films de genre. Il tourne dans Mulholland Falls (1996), un polar noir aux côtés de Nick Nolte et Melanie Griffith, et dans Vampires (1998) de John Carpenter, où il campe Montoya, le bras droit bourru et pragmatique de James Woods. Ce film, qui mélange western et horreur, reste l’un de ses rôles les plus marquants sur grand écran.
Après cela, Daniel Baldwin se spécialise de plus en plus dans les productions direct-to-video : thrillers, films d’action, drames policiers, parfois franchement oubliables mais dans lesquels il assume toujours une présence physique solide. Ce n’est pas du cinéma d’auteur, mais il y a chez lui une forme de régularité, un engagement dans ses rôles qui, même dans des scénarios bancals, mérite d’être noté.
Une vie personnelle très médiatisée… parfois malgré lui
Impossible de parler de Daniel Baldwin sans évoquer une vie personnelle marquée par de nombreuses turpitudes. Il a connu plusieurs problèmes d’addiction, qui l’ont amené à suivre des cures de désintoxication médiatisées, notamment dans des émissions de télé-réalité comme Celebrity Rehab with Dr. Drew. Ces apparitions télévisées, parfois dérangeantes, parfois poignantes, ont exposé au grand jour les fragilités d’un acteur en lutte avec lui-même autant qu’avec l’image du « frère moins célèbre ».
En parallèle, sa vie privée a souvent fait les gros titres : plusieurs divorces, des démêlés judiciaires, des histoires de garde d’enfants... Bref, un parcours chaotique, exposé bien au-delà de sa carrière d’acteur. Daniel Baldwin lui-même n’a jamais vraiment esquivé ces aspects-là, préférant les assumer dans une forme de sincérité un peu brute.
Un nom connu, une carrière parallèle
Être un Baldwin à Hollywood, c’est autant un tremplin qu’un fardeau. La notoriété de Alec Baldwin, notamment, a longtemps éclipsé celle de ses frères. Mais Daniel Baldwin n’a jamais vraiment cherché à rivaliser sur le terrain de la notoriété ou du prestige. Il a préféré creuser son propre sillon, avec un mélange de rôles sérieux, de séries B bien musclées, et de projets plus confidentiels, notamment à la télévision.
Il a aussi réalisé et produit plusieurs films indépendants, même si ces projets sont restés dans des cercles assez limités. En parallèle, il s’investit régulièrement dans la prévention contre les addictions, se servant de son propre parcours comme exemple, parfois même sur scène, lors de conférences.