Daisy Edgar-Jones
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Détails
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| Filmographie | 2 films |
Biographie
Daisy Edgar-Jones, née le 24 mai 1998 à Islington, dans le nord de Londres (Royaume-Uni), est une actrice britannique qui s’est imposée en quelques années comme l’un des visages montants du cinéma et de la télévision, avec une finesse de jeu saluée dès ses premiers rôles majeurs.
Sa notoriété explose littéralement en 2020 grâce à la série Normal People, adaptation du roman de Sally Rooney, dans laquelle elle incarne Marianne, un personnage complexe, sensible et à fleur de peau.
Depuis, Daisy Edgar-Jones trace un parcours sans précipitation, entre œuvres littéraires adaptées, rôles féminins nuancés et productions à la fois exigeantes et accessibles. Le tout, sans jamais surjouer l’image de la jeune star montante, mais en cultivant un certain raffinement discret, aussi britannique que naturel.
Des débuts ancrés dans la tradition télévisuelle britannique
Fille d’un directeur artistique de Sky Arts et d’une monteuse, Daisy Edgar-Jones baigne dans un environnement créatif dès l’enfance. Elle se forme à la National Youth Theatre et commence à apparaître à la télévision dès l’adolescence, notamment dans des séries britanniques comme Cold Feet, où elle tient un rôle récurrent, ou encore War of the Worlds.
Ces premières expériences sont formatrices, mais c’est en 2020 que sa carrière bascule à une toute autre échelle.
Normal People : la révélation sensible et magnétique
Avec Normal People, mini-série diffusée sur la BBC et Hulu, Daisy Edgar-Jones trouve le rôle qui la propulse au premier plan. Elle y incarne Marianne, une étudiante irlandaise brillante mais marginale, dont la relation complexe avec Connell (joué par Paul Mescal) évolue au fil des années entre attirance, éloignement et blessures intimes.
Sa performance est d’une sobriété rare, toute en regards, en silences, en non-dits. Le duo fonctionne à merveille, et la série est saluée pour sa justesse émotionnelle, sa mise en scène délicate, et son approche très contemporaine des relations humaines. Daisy Edgar-Jones reçoit de nombreuses nominations, dont une au Golden Globe, et devient pour beaucoup la révélation de l’année.
Loin des clichés de la romance adolescente, Normal People impose une nouvelle forme d’intimité filmée, à laquelle elle prête un visage à la fois doux, inquiet, et étonnamment solide.
Un virage vers le cinéma, entre adaptation littéraire et thriller
Après ce succès télévisuel, Daisy Edgar-Jones prend le virage du cinéma avec prudence, mais pertinence. Elle joue dans Fresh (2022), un thriller horrifique au ton noir et satirique, où elle partage l’affiche avec Sebastian Stan. Le film, qui traite de la violence patriarcale sous un angle décalé, lui permet de casser son image de jeune femme vulnérable et d’explorer un registre plus corrosif et inattendu.
La même année, elle tient le rôle principal de Where the Crawdads Sing (Là où chantent les écrevisses), adaptation du roman à succès de Delia Owens. Elle y incarne Kya, jeune femme élevée dans les marais de Caroline du Nord, accusée de meurtre. Le film repose entièrement sur sa performance : à la fois contemplative, tendue, et capable d’incarner une forme de solitude sauvage. Bien que le film divise, son jeu, lui, est salué pour sa sensibilité sans pathos, sa constance et son intelligence.
Une actrice au jeu fin et maîtrisé
Ce qui caractérise Daisy Edgar-Jones, c’est une forme de retenue émotionnelle qui n’annule jamais l’intensité. Elle ne cherche pas l’effet, mais construit ses personnages sur des détails justes, des nuances de ton ou de posture. Elle maîtrise l’art de l’émotion intériorisée, ce qui lui permet d’incarner des héroïnes à la fois puissantes et vulnérables, sans jamais verser dans le surjeu.
Son style de jeu semble d’ailleurs hériter d’une certaine tradition britannique, celle qui préfère le sous-entendu au cri, la tension contenue à l’explosion dramatique. Mais elle sait aussi s’en détacher, notamment dans les projets plus contemporains ou hybrides, comme Under the Banner of Heaven (2022), où elle explore une nouvelle facette de son registre, plus frontalement tragique.