Curt Clendenin
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Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Curt Clendenin, né le 24 novembre 1973 à Carol Stream, dans l’Illinois (États-Unis), est un acteur, réalisateur, producteur et artiste multidisciplinaire américain.
S’il n’est pas une figure du cinéma hollywoodien traditionnel, Curt Clendenin est pourtant actif depuis plusieurs décennies dans l’univers parallèle du cinéma indépendant, du court-métrage expérimental, et de la création visuelle. Un parcours qui s’écrit loin des feux de la rampe, mais au cœur d’une culture artisanale, où l’on porte souvent plusieurs casquettes à la fois.
Doté d’une carrière faite de petits rôles, de projets alternatifs et de productions maison, Curt Clendenin illustre à merveille la figure du créateur indépendant qui explore sans relâche, en mêlant humour, critique sociale, et un goût marqué pour les formats décalés. Une trajectoire atypique, à la frontière entre la figuration anonyme et l’expression personnelle assumée.
Un pied à Hollywood, l’autre dans la création libre
Les débuts de Curt Clendenin sont marqués par un rapport paradoxal à l’industrie du cinéma. Il apparaît en effet dans des grosses productions, mais rarement au premier plan. Il est, par exemple, crédité comme photo double ou stand-in sur Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest et Pirates of the Caribbean: At World's End, deux superproductions de Disney. Cela signifie qu’il a servi de doublure pour les éclairages, les angles ou les plans de coupe, des rôles techniques, invisibles à l’écran mais essentiels à la fluidité d’un tournage.
Ces expériences lui donnent un accès aux plateaux des studios, tout en le maintenant dans un rôle périphérique. Et c’est peut-être dans cet entre-deux, ni totalement dans l’industrie, ni tout à fait en dehors, que Curt Clendenin va tracer sa voie : celle d’un cinéaste de l’ombre, qui va peu à peu créer ses propres contenus.
Une filmographie éclatée et volontairement inclassable
Au fil des années, Curt Clendenin multiplie les projets dans le cinéma indépendant, souvent dans des genres marginaux ou expérimentaux. Il apparaît notamment dans Black Pumpkin (2018), un film d’horreur à petit budget dans lequel il incarne Alex Griffin. Le film mêle slasher et folklore américain, avec un ton volontairement second degré. Le genre parfait pour un acteur comme Curt Clendenin, capable de jouer sur le fil entre sérieux et parodie.
Mais c’est surtout dans les formats courts qu’il développe sa voix propre. Il réalise plusieurs courts-métrages expérimentaux, souvent présentés dans des festivals de films alternatifs ou sur des plateformes spécialisées. Ces œuvres, à mi-chemin entre la vidéo d’art et la narration absurde, montrent une liberté de ton totale, et un refus manifeste du formatage classique.
Curt Clendenin ne cherche pas à rentrer dans une case. Il tourne quand il le peut, avec les moyens du bord, mais toujours avec une envie de dire quelque chose, quitte à ce que ce soit cryptique, ou même absurde. Ce goût pour le bizarre assumé le place dans une tradition américaine bien particulière, celle des créateurs marginaux, entre underground et expérimentation artisanale.
Un artiste à facettes multiples : entre performance, art visuel et podcast
Au-delà du cinéma, Curt Clendenin est aussi artiste visuel, animateur de podcast et illustrateur occasionnel. Il s’investit dans des expositions indépendantes, crée des œuvres graphiques, participe à des événements alternatifs à Los Angeles, et développe une identité artistique polymorphe, où tout peut devenir support d’expression.
Il anime également des podcasts où il mêle anecdotes de tournage, réflexions sur la création, et conversations avec d’autres artistes indépendants. Ces formats plus libres lui permettent de partager sa vision du milieu, ses frustrations, mais aussi son enthousiasme pour les formes hybrides, celles qui n’ont pas besoin d’un budget énorme pour exister.
Ce mode de fonctionnement, très DIY (do it yourself), définit bien la posture de Curt Clendenin : il n’attend pas d’être validé par l’industrie. Il crée parce qu’il le veut, avec les moyens qu’il a, et souvent avec un humour pince-sans-rire qui renvoie autant à la comédie absurde qu’au détournement.