Cory Michael Smith
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Cory Michael Smith est un acteur américain, né le 14 novembre 1986 à Columbus, dans l’État de l’Ohio. Doté d’une formation solide et d’un goût marqué pour les rôles nuancés, Cory Michael Smith est surtout connu du grand public pour son interprétation du Sphinx (Edward Nygma) dans la série Gotham. Mais son parcours ne se résume pas à ce personnage tordu et fascinant : son travail au théâtre, au cinéma indépendant et à la télévision témoigne d’un intérêt constant pour les figures troubles, sensibles ou intellectuellement ambivalentes.
Une formation rigoureuse entre littérature et art dramatique
Avant d’enfiler un costume de super-vilain, Cory Michael Smith passe par un parcours universitaire plutôt sérieux. Il étudie d’abord la littérature et l’art dramatique à l’université Otterbein University, dans l’Ohio, avec une hésitation initiale entre devenir avocat ou pianiste professionnel. Finalement, la scène prend le dessus, et il décide de se consacrer entièrement au métier d’acteur. Son bagage littéraire n’est jamais loin pour autant : il influence clairement son goût pour les rôles denses, introspectifs, et pour les dialogues bien écrits.
Il commence par le théâtre, notamment à New York, où il se fait remarquer dans plusieurs pièces off-Broadway et sur la scène du Broadway classique, dont une apparition dans The Whale et un rôle dans Breakfast at Tiffany’s aux côtés d’Emilia Clarke. Ce passage par la scène forge chez lui une précision gestuelle et vocale qui transparaîtra plus tard dans ses personnages à l’écran.
Gotham : l’entrée par la grande porte dans la culture pop
Le rôle qui propulse Cory Michael Smith dans la lumière est sans aucun doute celui d’Edward Nygma, alias le Riddler, dans la série Gotham diffusée de 2014 à 2019. Il y incarne, sur cinq saisons, un personnage qui évolue lentement d’un technicien de la police timide et un peu étrange vers un criminel manipulateur, obsédé par les énigmes, les jeux d’esprit, et son alter ego destructeur.
Ce qui rend sa performance marquante, ce n’est pas uniquement la transformation du personnage, mais la progression psychologique qu’il lui fait traverser. Cory Michael Smith réussit à insuffler une vraie humanité dans ce rôle qui aurait pu tomber dans la caricature. Il donne à voir un homme en lutte avec lui-même, torturé, fragile, puis de plus en plus froid, voire glaçant. C’est une interprétation subtile, saluée par les fans comme l’une des meilleures versions de ce personnage culte, dans un univers déjà saturé d’icônes.
Cette expérience l’ancre dans la culture geek, mais elle ne l’enferme pas. Bien au contraire, il s’en sert comme tremplin pour explorer des registres plus variés.
Un acteur engagé dans le cinéma indépendant et social
Après Gotham, Cory Michael Smith se tourne vers des projets plus personnels. Il apparaît dans 1985 (2018), un drame indépendant dans lequel il joue un jeune homme atteint du sida, qui revient dans sa ville natale au Texas pour dire adieu à sa famille conservatrice. Le film, intime et sobre, lui permet d’explorer des émotions contenues, dans un rôle exigeant qui évite le pathos.
Loin des plateaux surchargés de super-héros, Cory Michael Smith trouve ici un espace où s’exprimer différemment. Il y gagne une reconnaissance critique, notamment dans le circuit des festivals, et affirme sa volonté de s’engager dans des films porteurs de thématiques sociales, traitées avec délicatesse.
Il participe également à Carol de Todd Haynes (2015), où il interprète un personnage secondaire dans un univers feutré mais tendu. Là encore, il choisit la sobriété et la précision plutôt que l’esbroufe.
Une présence mesurée, une carrière pensée avec soin
Ce qui caractérise Cory Michael Smith, c’est la cohérence discrète de ses choix. Il alterne théâtre, cinéma indépendant, productions télé plus mainstream, mais sans jamais céder à la facilité ou à l’effet de mode. Il semble peu intéressé par les grandes sagas ou les rôles répétitifs, préférant des personnages nuancés, souvent à la marge, parfois douloureux, parfois lucides jusqu’à l’excès.
Il parle ouvertement de son intérêt pour des sujets sensibles comme la santé mentale, la sexualité, ou l’hypocrisie sociale, mais toujours avec retenue et intelligence. En 2018, il révèle publiquement son homosexualité, dans un entretien sobre et réfléchi, lié à la promotion du film 1985. Pas de déclaration tonitruante, juste une parole alignée avec son travail et ses engagements.