Corey Yuen Kwai
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Détails
| Autre nom | 元奎 |
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Nationalité |
| Filmographie | 9 films |
Biographie
Corey Yuen Kwai, né le 16 décembre 1951 à Hong Kong, est un réalisateur, acteur, chorégraphe d’action et artiste martial incontournable du cinéma asiatique.
Figure majeure de l’école d’action hongkongaise, il a contribué à façonner le langage du combat au cinéma moderne, tant en Asie qu’à Hollywood. Longtemps resté dans l’ombre des stars qu’il faisait briller (Jet Li, Jackie Chan, Michelle Yeoh…), Corey Yuen Kwai est pourtant l’un des grands architectes de l’action chorégraphiée, alliant virtuosité technique et inventivité scénique. Avec une carrière qui s'étend sur plus de cinq décennies, il fait partie des artistes complets issus de l’Opera de Pékin, cette école rigoureuse qui a formé toute une génération de maîtres du spectacle martial.
Des racines dans l’Opera de Pékin : une école de rigueur et de spectacle
Comme Jackie Chan, Sammo Hung ou Yuen Biao, Corey Yuen Kwai est formé dès l’enfance à l'Opera School de Hong Kong, sous la direction de Maître Yu Jim Yuen. Il y apprend l’acrobatie, la danse, le chant, mais surtout l’art du mouvement, qui deviendra la clé de son style cinématographique.
Il rejoint ensuite la troupe des "Seven Little Fortunes", groupe légendaire d’enfants artistes dont sont issus plusieurs des grandes figures du cinéma d’action asiatique. Cette formation exigeante, plus militaire qu’artistique, lui donne une discipline de fer, un contrôle du corps absolu, et un sens du rythme scénique qui marqueront toute sa carrière.
Des débuts à l’écran comme acteur de kung-fu
Dans les années 1970, Corey Yuen Kwai commence sa carrière comme acteur dans les films de kung-fu traditionnels, notamment dans des productions de la Shaw Brothers. Il est parfois crédité sous le nom Yuen Kwai, "Yuen" étant un nom de scène adopté par plusieurs anciens élèves de l’Opera School, en hommage à leur maître.
Mais son style, plus moderne, plus nerveux, le pousse vite à s'intéresser à la mise en scène des combats, un domaine dans lequel il excelle très tôt. S’il continue à apparaître à l’écran dans des seconds rôles, notamment comme adversaire agile ou acolyte comique, c’est derrière la caméra qu’il va vraiment faire sa marque.
Chorégraphe d’action : le vrai héros derrière les héros
À partir des années 1980, Corey Yuen Kwai s’impose comme un chorégraphe de combat exceptionnel, collaborant avec les plus grandes stars du cinéma d’action. Il travaille avec Jet Li sur plusieurs films essentiels, dont Fong Sai Yuk (1993) ou The Bodyguard from Beijing (1994), où ses séquences de combat, rapides, dynamiques, quasi musicales, redéfinissent la lisibilité et l’impact visuel des arts martiaux filmés.
Son style est reconnaissable : enchaînements ultra-fluides, utilisation inventive des décors, alternance entre contact brutal et grâce acrobatique. Il aime intégrer des objets inattendus dans les combats, jouer sur la surprise, et toujours donner une clarté visuelle à l’action, même dans le chaos.
C’est lui qui chorégraphie également les scènes d’action de Romeo Must Die (2000), Kiss of the Dragon (2001) ou The One (2001), contribuant à l’introduction du style kung-fu hongkongais à Hollywood, à une époque où ce langage visuel est encore peu familier aux équipes américaines.
Réalisateur prolifique : entre kung-fu comique et films d’action cultes
Corey Yuen Kwai ne se contente pas de chorégraphier. Il réalise aussi de nombreux films, souvent en lien direct avec ses talents de metteur en scène de l’action. Son style de réalisation est nerveux, précis, axé sur le rythme et l’efficacité visuelle.
Parmi ses films les plus notables, on trouve Righting Wrongs (1986), No Retreat, No Surrender (1986, avec Jean-Claude Van Damme), Yes, Madam! (1985, avec Michelle Yeoh et Cynthia Rothrock), ou encore So Close (2002), film d’action féministe avant l’heure, connu pour ses combats élégants et son ton mélancolique.
Il alterne entre comédie d’action, kung-fu épique et thriller nerveux, toujours avec une mise en scène soucieuse de magnifier le mouvement. Même quand le scénario vacille, l’action chorégraphiée par Corey Yuen reste un spectacle en soi.
Une influence durable sur le cinéma d’action mondial
La trace laissée par Corey Yuen Kwai dans le cinéma d’action est profonde. Il fait partie de cette génération de chorégraphes qui ont réinventé le langage du combat à l’écran, avec un souci du détail et une inventivité visuelle qui continuent d’inspirer aujourd’hui.
Des réalisateurs comme Chad Stahelski (John Wick), Gareth Evans (The Raid) ou encore David Leitch (Atomic Blonde, Bullet Train) reconnaissent l’influence directe des chorégraphes hongkongais sur leur travail, Corey Yuen compris. Il est l’un des passeurs entre la tradition martiale chinoise et la narration spectaculaire occidentale, un lien discret mais fondamental.
Filmographie
9 sur 9 films