Corey Haim
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Corey Haim, né le 23 décembre 1971 à Toronto, au Canada, et décédé le 10 mars 2010 à Burbank, en Californie, était un acteur canadien devenu emblématique du cinéma adolescent des années 1980. Doté d’un charisme juvénile, d’un sourire inoubliable et d’une vraie sensibilité à l’écran, Corey Haim a connu une ascension fulgurante... avant de sombrer dans les excès, comme tant d’enfants-stars happés par l’envers du décor hollywoodien.
Durant quelques années, Corey Haim a été l’un des visages les plus familiers du grand écran pour une génération d’adolescents. Il incarne alors ce mélange d’innocence, de nervosité et de romantisme maladroit qui colle parfaitement à l’imaginaire teen des années Reagan. Mais derrière l’image du jeune acteur solaire se cachaient aussi les failles d’un système qui ne protège pas toujours ses plus jeunes talents.
Un début de carrière éclatant, entre télévision et cinéma
Corey Haim fait ses débuts au Canada, d’abord à la télévision, puis dans le cinéma. Il se fait rapidement remarquer pour son naturel et sa capacité à exprimer l’émotion sans effort apparent. À peine adolescent, il décroche un rôle dans Firstborn (1984), face à Sarah Jessica Parker et Robert Downey Jr., puis enchaîne avec Silver Bullet (1985), adaptation d'une nouvelle de Stephen King.
Mais c’est surtout avec Lucas (1986) qu’il explose. Dans ce rôle de garçon fragile, amoureux d’une fille qui ne le remarque pas, Corey Haim offre une performance touchante et sincère, qui lui vaut d’être salué par la critique. À seulement 15 ans, il devient l’un des nouveaux visages prometteurs d’Hollywood, et les studios s’empressent de capitaliser sur sa fraîcheur.
The Lost Boys et la naissance du duo culte avec Corey Feldman
En 1987, Corey Haim rejoint Corey Feldman à l’affiche de The Lost Boys, film de vampires rock'n'roll devenu culte, signé Joel Schumacher. Le duo Haim-Feldman fonctionne si bien à l’écran qu’il est rapidement réexploité dans plusieurs autres films : License to Drive, Dream a Little Dream, Blown Away… Leur surnom collectif, "The Two Coreys", devient une marque adolescente à part entière, avec fans, produits dérivés et apparitions multiples.
Pendant un temps, Corey Haim est partout. Il devient une icône pour les magazines jeunesse, un sex-symbol en devenir, et un acteur bankable pour le public ado. Il incarne cette génération dorée des années 80, celle qui vit à 200 à l’heure dans un monde de cassettes VHS, de blousons en jean et de premiers émois amoureux sur fond de synthétiseur.
Déclin, addictions et retour avorté
Mais derrière les sourires de papier glacé, Corey Haim lutte contre des addictions sévères, contractées très jeune. Le succès rapide, l’exposition médiatique constante et l’absence de réelle structure autour de lui finissent par le faire basculer dans un cycle d’abus de drogues, de rôles de plus en plus mineurs, et de tentatives de comeback infructueuses.
Les années 90 et 2000 sont marquées par un lent effacement. Il multiplie les petits rôles dans des productions de seconde zone, tourne quelques téléfilms, mais ne parvient jamais à retrouver la flamme de ses débuts. Il revient brièvement sous les projecteurs en 2007 avec l’émission The Two Coreys, une téléréalité le réunissant à nouveau avec Corey Feldman, dans une tentative à peine déguisée d’exorciser leur passé commun. L'émission, entre moments sincères et malaise palpable, témoigne d'une douleur toujours présente.
Une fin tragique pour un enfant perdu d’Hollywood
Le 10 mars 2010, Corey Haim meurt à l’âge de 38 ans, officiellement d’une pneumonie, même si son état de santé général avait été affaibli par des années de dépendance. Sa mort, bien que discrète dans les médias grand public, a bouleversé de nombreux fans ayant grandi avec ses films.
Il reste aujourd’hui comme un symbole à la fois lumineux et tragique de ce que fut Hollywood dans les années 80 pour ses jeunes acteurs : un monde de rêves où certains brillent trop fort, trop vite, avant de s’éteindre. Mais au-delà de sa chute, il demeure aussi ce Lucas fragile, ce vampire à mèche rebelle, ce frère maladroit au cœur tendre, que toute une génération n’a pas oublié.