Conan Stevens
- Casting
Détails
| Autre nom | Mark Stevens |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 4 films |
Biographie
Conan Stevens est un acteur australien, cascadeur, lutteur professionnel et scénariste, né le 30 novembre 1969 à Newcastle, Nouvelle-Galles du Sud (Australie). Avec sa taille impressionnante de plus de 2, 13 mètres (7 pieds) et une carrure de colosse, Conan Stevens s’est naturellement imposé dans l’univers du cinéma et de la télévision pour incarner des personnages massifs, intimidants ou inhumains.
Bien que son visage ne soit pas toujours reconnaissable (souvent dissimulé sous du maquillage ou des armures), son physique hors normes l’a rendu incontournable dans les rôles de créatures, de guerriers ou de monstres épiques, que ce soit dans des blockbusters ou des séries de fantasy. Et spoiler : il a été le tout premier à incarner La Montagne dans Game of Thrones.
Des débuts sur le ring à la caméra
Avant d’entrer dans le monde du cinéma, Conan Stevens débute sa carrière comme catcheur professionnel sous son vrai nom, en Australie puis en Asie. Sa passion pour le théâtre et l’écriture l’amène à se tourner vers la comédie et le cinéma, dans un registre bien à lui : des rôles physiques, où l’impact visuel prime, mais où la performance reste essentielle.
Il utilise son corps comme un outil d’interprétation : pas seulement pour impressionner, mais pour donner vie à des personnages souvent muets, mais expressifs dans leur brutalité, leur solitude ou leur étrangeté.
La Montagne dans Game of Thrones : une présence fondatrice
En 2011, Conan Stevens devient le premier acteur à incarner Ser Gregor Clegane, alias La Montagne, dans la saison 1 de Game of Thrones. Ce personnage emblématique de la saga est connu pour sa force démesurée, sa brutalité et son absence totale de compassion. La série avait besoin d’un comédien capable de projeter immédiatement cette aura terrifiante, et Stevens remplit parfaitement le rôle.
Il n’interprète le personnage que dans la première saison, avant d’être remplacé (notamment pour des raisons de calendrier et de logistique de tournage), mais c’est lui qui pose les bases visuelles du colosse inhumain, devenu l’un des symboles de la violence du monde de Westeros.
Bolg dans Le Hobbit : un autre monstre légendaire
Après Westeros, Conan Stevens se retrouve en Terre du Milieu. Il est choisi pour incarner Bolg, l’un des principaux antagonistes orques dans la trilogie Le Hobbit de Peter Jackson. Il participe activement au tournage avec des prothèses lourdes et un maquillage complet. Cependant, pour des raisons techniques, son personnage sera partiellement refait en images de synthèse dans les versions finales du film, un sort fréquent pour les rôles de créatures.
Cela n’enlève rien à l’intensité physique et à l’implication de Stevens, qui continue d’enchaîner les rôles exigeants dans des productions où le costume et l’effort physique sont au cœur du jeu.
Des rôles internationaux dans le cinéma d’action
En plus de ses rôles dans des sagas cultes, Conan Stevens travaille également sur des films tournés en Asie, notamment en Chine et en Thaïlande, où il incarne divers méchants, gardes du corps, ou créatures mythologiques. Son physique unique lui ouvre les portes de nombreux marchés cinématographiques en quête de figures marquantes.
Il apparaît ainsi dans The Man with the Iron Fists (2012), produit par Quentin Tarantino, ou dans des productions comme Vikingdom et Bangkok Adrenaline. Le plus souvent, il joue des adversaires imposants, des guerriers antiques, ou des hommes de main silencieux, toujours taillés pour impressionner… et terrifier.
Une carrière façonnée par la discipline et la persévérance
Ce qu’il faut retenir de Conan Stevens, c’est que derrière les rôles physiques se cache un artiste méthodique, très impliqué dans la préparation des cascades, le maniement des armes et le jeu corporel. Il participe souvent à la création même des personnages, en collaboration avec les réalisateurs et les équipes techniques, car faire bouger un corps de plus de 2 mètres sous 20 kg de costume, ça ne s’improvise pas.
Il est aussi scénariste à ses heures perdues, et a développé plusieurs projets personnels, montrant que l’intellect n’est pas sacrifié au profit du physique. Loin de l’image du simple colosse muet, il défend l’idée que la performance physique est une forme d’art à part entière, particulièrement dans le cinéma de genre.