Coati Mundi
- Casting
Détails
| Autre nom | Andy Hernandez |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Coati Mundi est un musicien, compositeur, producteur et acteur américain né le 3 janvier 1950 à New York. Issu d’une famille portoricaine, Coati Mundi fait partie de ces figures hybrides et inclassables de la scène musicale, à mi-chemin entre l’underground new-yorkais et la pop excentrique.
Percussionniste autodidacte, showman décalé et multi-instrumentiste, il est surtout connu pour son rôle central dans le groupe Kid Creole and the Coconuts, avec lequel il a laissé une empreinte unique dans les années 80. Mais réduire Coati Mundi à ce seul collectif serait passer à côté d’un parcours éclaté, volontiers imprévisible, traversé par les sons latins, la funk, la new wave, et un goût prononcé pour l’expérimentation.
Des débuts dans la musique latine et le funk new-yorkais
Formé à la musique dès l’adolescence, Coati Mundi débute comme percussionniste dans des groupes de salsa et de latin jazz. Il est profondément influencé par les sonorités caribéennes, mais aussi par la musique afro-américaine et les expérimentations de la scène soul-funk des années 70.
Il se fait d’abord remarquer dans le groupe Dr. Buzzard’s Original Savannah Band, fondé par August Darnell (alias Kid Creole), une formation qui mêle swing rétro, disco et satire sociale, avec un sens du style résolument anachronique. Ce projet un peu fou pose les bases de ce qui deviendra Kid Creole and the Coconuts, où Coati Mundi jouera un rôle musical et scénique central.
Kid Creole and the Coconuts : la scène comme théâtre musical
Au sein de Kid Creole and the Coconuts, Coati Mundi devient une sorte de personnage à part entière, identifiable à sa voix haut perchée, ses tenues extravagantes et ses interventions comiques. Il joue des claviers, des percussions, compose, et parfois chante, dans un style volontairement absurde et provocateur.
Ce mélange de théâtre musical, de satire tropicale et de disco mutante fait mouche dans les années 80, particulièrement au Royaume-Uni et en Europe, où le groupe rencontre un succès inattendu. Coati Mundi y incarne un esprit de dérision qui tranche avec la pop formatée de l’époque. Leur hit "Annie, I’m Not Your Daddy" (1982) en est un bon exemple : irrésistiblement dansant, mais bourré de second degré.
Solo, collaborations et explorations sonores
En parallèle de son travail avec le groupe, Coati Mundi poursuit une carrière solo éclectique. Il sort en 1983 le titre "Me No Pop I", morceau à la fois funky et désinvolte, qui devient un petit classique culte des amateurs de musiques décalées. Le clip, totalement hors-norme, reflète parfaitement son univers : absurde, urbain, barré, mais musicalement solide.
Il multiplie ensuite les collaborations : avec Ryuichi Sakamoto, Cristina, Lizzy Mercier Descloux, ou encore en tant que producteur pour divers artistes aux styles variés. Il compose également pour la télévision et le cinéma, touche à la house, à la musique électronique, à la pop latine... sans jamais vraiment se fixer.
Sa discographie est éclatée, parfois difficile à suivre, mais toujours marquée par une volonté d’expérimenter sans prétention. Il est un de ces musiciens pour qui le style est un terrain de jeu, jamais une contrainte.
Une incursion dans le cinéma
Moins connue, sa carrière d’acteur n’en est pas moins significative. Coati Mundi apparaît notamment dans le film Miami Vice (2006), réalisé par Michael Mann, dans un rôle secondaire. Il est également présent dans Who’s That Girl (1987), comédie pop portée par Madonna. Bien que ses apparitions soient ponctuelles, elles traduisent son goût pour le mélange des genres et des disciplines.
Loin d’être un acteur classique, il joue souvent des personnages à la frontière entre le comique et l’étrange, dans une continuité logique avec son univers musical.
Un esprit libre dans un monde souvent formaté
Ce qui caractérise Coati Mundi, c’est sans doute son refus absolu de la case unique. Il n’est pas seulement percussionniste, ni seulement chanteur, ni uniquement comique ou producteur. Il est tout cela à la fois, selon les projets et les périodes.
Dans un monde musical souvent dominé par les logiques de marché, Coati Mundi reste fidèle à une forme de dilettantisme créatif, où le plaisir de faire prime sur la recherche du tube. Et si cela l’a parfois tenu à l’écart des projecteurs, cela lui a aussi permis de construire une œuvre libre, cohérente dans son incohérence, toujours personnelle.