Clint Eastwood

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Détails

Âge
Nationalité
Famille
Filmographie 24 films
Récompenses 18 nominations et 8 victoires

Biographie

Clint Eastwood, de son nom complet Clinton Eastwood Jr., est né le 31 mai 1930 à San Francisco, en Californie, aux États-Unis. Acteur, réalisateur, producteur et compositeur à ses heures perdues (ou pas), Clint Eastwood incarne depuis plus de six décennies une certaine idée de l’Amérique cinématographique : virile mais silencieuse, droite mais complexe, implacable mais humaine.

Si son regard perçant a marqué des générations de cinéphiles, son œuvre derrière la caméra a, elle aussi, profondément influencé le 7e art. Clint Eastwood, c’est un peu le cinéma américain résumé dans un chapeau et un regard qui ne tremble pas.

De la série B au mythe du western spaghetti

Avant d’être Clint Eastwood, le monolithe du cinéma, il est d’abord un jeune acteur qui tente sa chance dans les années 50. Il décroche un rôle récurrent dans la série Rawhide (1959–1965), un western télévisé qui lui ouvre les portes d’Hollywood, sans toutefois le propulser au rang de star.

Le vrai tournant arrive de l’autre côté de l’Atlantique, grâce à un certain Sergio Leone. Avec la trilogie du dollarPour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, et surtout Le Bon, la Brute et le TruandClint Eastwood devient une icône internationale du western spaghetti. Muet, crasseux, cynique mais pas sans morale, son personnage de l’Homme sans nom redéfinit complètement les codes du genre.

Cigare vissé au coin des lèvres, poncho sur l’épaule, regard d’acier : Eastwood impose un style minimaliste et un charisme brut qui ne le quitteront jamais.

De cowboy taciturne à flic controversé

Dans les années 70, Clint Eastwood change de monture : fini les chevaux, bonjour les revolvers urbains. Il devient l’inspecteur Harry Callahan dans Dirty Harry (1971), flic aux méthodes expéditives dans un San Francisco rongé par le crime. Le film, et ses nombreuses suites, font polémique (certains y voient une apologie de la violence policière), mais installent définitivement Eastwood comme une figure de l’autorité radicale, prête à contourner les règles pour faire ce qu’il faut. Ou ce qu’il croit juste.

Là encore, peu de mots, beaucoup de regards, et des punchlines devenues cultes. "Make my day", vraiment ? Il l’a fait.

Clint Eastwood, réalisateur : quand le cowboy prend la caméra

Dès les années 70, Clint Eastwood commence à réaliser ses propres films. Et très vite, il montre qu’il n’est pas seulement une icône, mais aussi un artisan exigeant et un cinéaste au style sobre et puissant. Il réalise L'Homme des hautes plaines (1973), Josey Wales hors-la-loi (1976), puis s’émancipe progressivement des codes du western pour explorer d’autres territoires : le thriller, le drame psychologique, voire le film romantique.

Mais c’est surtout dans les années 90 que Clint Eastwood réalisateur obtient la reconnaissance critique mondiale. Impitoyable (Unforgiven, 1992) déconstruit le mythe du justicier, du cow-boy, du duel final. C’est un western crépusculaire, humaniste et brutal, qui lui vaut deux Oscars, dont celui de meilleur réalisateur.

À partir de là, il enchaîne les succès critiques avec une régularité déconcertante : Mystic River (2003), Million Dollar Baby (2004), Gran Torino (2008), American Sniper (2014)… Des films à la fois ancrés dans une vision très américaine de l’individu face à la société, et portés par une mise en scène minimaliste, rigoureuse, sans effets inutiles.

Un homme, une légende… un style

Le style Clint Eastwood, c’est un mélange de classicisme assumé, de réalisme rugueux et d’émotion contenue. Il filme vite, il filme sobre, et il fait confiance à ses acteurs. Il évite les grands discours, mais n’évite jamais les dilemmes moraux. Son cinéma, même dans ses failles, cherche à comprendre les hommes, leurs douleurs, leurs contradictions.

Et ce n’est pas rien, venant d’un acteur qui a longtemps incarné l’inhumain, le surhomme, le flingueur sans états d’âme.

Clint Eastwood, entre discrétion publique et culte personnel

En dehors des plateaux, Clint Eastwood reste discret. Il a été maire de Carmel-by-the-Sea, une petite ville californienne, dans les années 80, mais sans jamais céder aux sirènes d’une carrière politique plus large (même si on lui prête parfois des idées tranchées). Il compose aussi la musique de plusieurs de ses films, preuve supplémentaire qu’il n’est jamais vraiment là pour le spectacle, mais pour la maîtrise.

Aujourd’hui encore, malgré les années, il continue à tourner, parfois à jouer, toujours à diriger. Il n’est plus jeune, certes, mais à 90 ans passés, il reste l’un des rares cinéastes à pouvoir signer un film sans qu’on lui demande de justifier sa présence. Parce qu’il est Clint Eastwood, tout simplement.

Filmographie

24 sur 24 films

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