Christopher Walken

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 22 films
Récompenses 4 nominations et 2 victoires

Biographie

Christopher Walken, de son vrai nom Ronald Walken, est né le 31 mars 1943 à Astoria, dans le Queens à New York (États-Unis). Il est de nationalité américaine, avec des racines allemandes (par son père) et écossaises (par sa mère). Avec son regard perçant, son phrasé unique et cette capacité à passer du drame pur à l’humour absurde en une seule réplique, Christopher Walken s’est imposé comme un acteur aussi étrange qu’iconique. Une carrière longue de plus de six décennies, où chaque apparition est une promesse d’étrangeté… et de génie.

Les débuts de Christopher Walken : un enfant du théâtre et de la télévision

Avant d’être un visage incontournable du cinéma, Christopher Walken était un enfant de la scène. Il commence très jeune comme acteur à la télévision dans les années 1950, aux côtés de ses deux frères. Il se forme au théâtre, danse (oui, vraiment), et s’illustre dans des comédies musicales à Broadway. Cette formation classique explique en partie sa gestuelle si précise, presque chorégraphiée, que l’on retrouve dans de nombreux de ses rôles.

Son premier grand rôle au cinéma arrive en 1977 avec Voyage au bout de l’enfer (The Deer Hunter) de Michael Cimino. Il y incarne Nick, un vétéran du Vietnam hanté par les traumatismes de la guerre. Ce rôle lui vaut l’Oscar du Meilleur second rôle en 1979. Une performance glaçante, subtile, et déjà marquée par ce mélange de fragilité et d’instabilité qui deviendra sa signature.

Christopher Walken, roi des seconds rôles mémorables (et souvent un peu fous)

Il y a des acteurs que l’on reconnaît instantanément, même s’ils n’apparaissent que cinq minutes à l’écran. Christopher Walken est de ceux-là. Que ce soit dans Sleepy Hollow, True Romance, Pulp Fiction ou Batman: Le Défi, il parvient toujours à voler la vedette, souvent en incarnant des personnages inquiétants, ambigus, voire franchement déjantés.

Son apparition dans Pulp Fiction reste d’ailleurs l’une des plus marquantes : un monologue absurde et dérangeant sur une montre cachée dans un endroit peu recommandable, livré avec un sérieux implacable. C’est du pur Walken : on ne sait pas si on doit rire, frissonner ou les deux.

Et puis il y a la voix. Cette diction saccadée, un peu chantante, avec des pauses improbables… elle est devenue sa marque de fabrique. Il pourrait lire une recette de crêpes et la transformer en performance dramatique.

De James Bond à Tim Burton : les rôles cultes de Christopher Walken

Dans les années 80 et 90, Christopher Walken devient l’un des acteurs fétiches d’Hollywood pour les rôles de méchants, d’illuminés ou d’individus à l’aura mystérieuse. Il incarne notamment Max Zorin, le psychopathe mégalomane de Dangereusement vôtre (A View to a Kill), face à Roger Moore en James Bond. Le film est discutable, mais Walken, lui, s’y donne à cœur joie, toujours à la frontière du grand guignol.

Il collabore aussi avec Tim Burton dans Sleepy Hollow, où il joue le terrifiant Cavalier sans tête. Son visage grimé, ses cris gutturaux et ses dents en lame de rasoir : difficile de l’oublier, même si, techniquement, il ne dit pas un mot.

Un acteur qui ne se prend pas au sérieux, même s’il est très sérieux dans son art

Ce qui rend Christopher Walken si fascinant, c’est sans doute son auto-dérision. Il accepte les projets les plus inattendus, participe à des clips (Weapon of Choice de Fatboy Slim reste culte pour ses pas de danse en lévitation dans un hôtel vide), joue dans des comédies, des thrillers, des drames familiaux, des pubs absurdes… avec le même sérieux que s’il interprétait Hamlet.

Il a aussi cette capacité à incarner des personnages profondément tristes, brisés ou fatigués par la vie, sans jamais tomber dans le pathos. Son jeu est souvent minimaliste, mais chaque regard, chaque inflexion de voix compte.

Christopher Walken aujourd’hui : toujours présent, toujours déroutant

À plus de 80 ans, Christopher Walken continue de tourner régulièrement. Il a récemment été salué pour son rôle dans la série Severance (Apple TV+), où il incarne un personnage aussi doux qu’énigmatique. On l’a aussi vu dans The Outlaws, Percy vs Goliath, et dans Dune: Part Two de Denis Villeneuve, où il campe l’Empereur Shaddam IV. Une apparition sobre, mais majestueuse – comme souvent avec lui.

Il n’a jamais cherché la célébrité à tout prix, ni les premiers rôles systématiques. Ce qui l’intéresse, ce sont les personnages à jouer, pas les paillettes. Et c’est probablement ce qui explique pourquoi il traverse les décennies avec une telle constance.

Filmographie

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