Christopher Mintz-Plasse
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 13 films |
Biographie
Christopher Mintz-Plasse, né le 20 juin 1989 à Woodland Hills, en Californie (États-Unis), reste pour beaucoup de spectateurs associé à un seul nom : McLovin. Ce personnage culte, sorti tout droit de la comédie Superbad (2007), a instantanément catapulté Christopher Mintz-Plasse sous les projecteurs.
Avec ses lunettes trop grandes, son assurance maladroite et sa carte d'identité plus que douteuse, McLovin est devenu l’un des symboles les plus mémorables de la comédie adolescente des années 2000. Pourtant, Christopher Mintz-Plasse n’est pas qu’un one-hit wonder comique. S’il a débuté dans un registre très marqué, sa carrière s’est développée dans des directions parfois surprenantes, entre cinéma, télévision, doublage et musique.
Ce qui rend son parcours particulier, c’est qu’il a été révélé dès son premier rôle, dans un film devenu culte, sans pour autant se faire enfermer définitivement dans ce rôle. Même si l’ombre de McLovin plane toujours quelque part dans son sillage, Christopher Mintz-Plasse a su évoluer avec une certaine finesse, souvent en marge de la célébrité tapageuse.
De Superbad à Kick-Ass : humour, maladresse et montée en puissance
Lorsque Superbad sort en 2007, Christopher Mintz-Plasse n’a que 17 ans et aucune expérience professionnelle au cinéma. Il passe l’audition un peu par hasard, poussé par des amis, et décroche le rôle de Fogell, alias McLovin. Le personnage est immédiatement culte. L’alchimie avec Jonah Hill et Michael Cera, ainsi que la qualité d’écriture du script signé Seth Rogen et Evan Goldberg, font de ce film une référence dans le genre. Et malgré son jeune âge, Christopher Mintz-Plasse y tient tête à ses partenaires avec une aisance impressionnante.
Après un début aussi fracassant, il aurait été facile de se perdre ou de rester coincé dans des rôles de geek caricatural. Mais Christopher Mintz-Plasse choisit de prendre son temps. Il enchaîne avec quelques comédies (Role Models, Year One), puis trouve un nouveau souffle avec Kick-Ass (2010), dans lequel il incarne Chris D’Amico, adolescent riche, excentrique et finalement dangereux. Dans la suite Kick-Ass 2, son personnage bascule totalement dans l’antagonisme, devenant "The Motherf***er" — un virage sombre, qui lui permet de casser un peu l’image du gentil nerd sympathique.
Ce changement de registre, même s’il reste dans l’univers des comics et de la satire, montre que Christopher Mintz-Plasse n’a pas peur de prendre des risques, quitte à jouer des personnages plus ambigus, voire franchement antipathiques.
Une voix reconnaissable dans l’univers de l’animation
Outre ses rôles en prises de vue réelle, Christopher Mintz-Plasse a également trouvé sa place dans le doublage, un domaine où son timbre singulier et son jeu nuancé font merveille. Il prête notamment sa voix à Poingd’Fer (Fishlegs en VO) dans la trilogie How to Train Your Dragon (Dragons en français), l’un des personnages secondaires les plus attachants de la saga.
Il participe aussi à plusieurs projets d’animation pour la télévision et le jeu vidéo, confirmant qu’il est bien plus qu’un simple visage comique : il est aussi une voix. Et dans le monde de l’animation contemporaine, c’est une carte précieuse à jouer.
Une carrière volontairement discrète mais éclectique
Contrairement à d’autres acteurs de sa génération qui ont cherché à capitaliser au maximum sur leur notoriété, Christopher Mintz-Plasse a adopté une approche plus mesurée. Il accepte des rôles secondaires, souvent dans des films indépendants ou des projets atypiques, et ne cherche pas à forcer le destin vers les blockbusters.
Il apparaît dans Neighbors (Nos pires voisins, 2014), dans Trolls, ou encore dans quelques séries et sketchs humoristiques. Sa filmographie est moins prolifique que certains de ses contemporains, mais cela semble plus le fruit d’un choix personnel que d’un manque d’opportunités. Il privilégie les projets qui lui parlent, les collaborations créatives, et évite la surexposition médiatique.
En parallèle, il mène également une carrière dans la musique. Batteur puis bassiste dans des groupes comme The Young Rapscallions ou MainMan, il explore d’autres formes d’expression artistique. Un moyen pour lui de se détacher de l’image du "gars drôle du lycée", et de construire une identité plus riche, loin du simple stéréotype hollywoodien.