Chris William Martin
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Chris William Martin est né le 17 janvier 1975 à Burnaby, en Colombie-Britannique. Acteur discret mais constant, il s’est fait connaître au milieu des années 1990, au moment où les teen dramas et les séries pour jeunes adultes se multiplient sur le petit écran. Depuis, Chris William Martin a tracé un chemin personnel entre télévision canadienne, productions américaines et cinéma indépendant, avec une préférence marquée pour les rôles denses et les univers un peu à la marge.
Premiers pas sur les écrans : le Canada comme tremplin
C’est au Canada que Chris William Martin commence sa carrière, et c’est dans son pays natal qu’il obtient son premier rôle marquant, dans la série Fifteen (1991–1993), une production jeunesse diffusée sur YTV (et rebaptisée Hillside aux États-Unis sur Nickelodeon). Il y partage l’écran avec une autre jeune révélation canadienne de l’époque : Ryan Reynolds.
Mais c’est surtout en 1994 qu’il attire l’attention avec Madison, une série dramatique canadienne centrée sur des lycéens confrontés à des problématiques contemporaines. Il y interprète Derek, un adolescent complexe et charismatique, rôle qui lui vaut une nomination aux Gemini Awards (l'équivalent canadien des Emmy) et qui marque véritablement son entrée dans le métier. La série, diffusée jusqu’en 1998, devient un passage obligé pour de nombreux jeunes talents canadiens.
Une présence régulière à la télévision américaine
À partir des années 2000, Chris William Martin multiplie les apparitions dans des séries américaines, souvent dans des rôles secondaires intenses. On le retrouve dans des programmes variés comme Felicity, The Vampire Diaries, Supernatural, Tru Calling, The L Word ou encore Saving Hope. Des participations parfois brèves, mais toujours marquées par un jeu sérieux et un engagement visible, y compris dans les arcs narratifs les plus courts.
Il est également à l’affiche de Tom Stone, série policière canadienne dans laquelle il joue le rôle-titre, un ex-policier reconverti en enquêteur pour le gouvernement. Cette série, moins connue à l’international, confirme son statut d’acteur principal sur la scène télévisuelle canadienne, avec une interprétation sombre, rugueuse, qui tranche avec ses premiers rôles de jeunesse.
Une incursion remarquée dans le cinéma indépendant
Au cinéma, Chris William Martin privilégie les productions indépendantes ou à petit budget, souvent tournées au Canada. Il collabore notamment avec le réalisateur Carl Bessai, dans des films comme Johnny (1999), où il incarne un jeune homme marginal, et Emile (2003), drame psychologique avec Ian McKellen. Ces choix montrent une préférence pour les récits introspectifs, parfois sombres, dans lesquels il peut explorer des personnages en rupture ou en reconstruction.
Il participe aussi à quelques thrillers et films d’action plus commerciaux, mais sans jamais vraiment s’installer dans une franchise ou un genre unique. Sa filmographie est marquée par une volonté de diversité, de projet en projet, quitte à rester à l’écart des grandes productions hollywoodiennes.
Une carrière construite sans tapage, mais avec constance
Chris William Martin ne cherche pas la notoriété à tout prix. Très peu présent dans les médias ou sur les réseaux sociaux, il cultive une image de professionnel discret, préférant enchaîner les projets de qualité que courir après la visibilité. Ce choix, assumé, lui permet de travailler avec régularité, tout en conservant une liberté artistique qui serait plus difficile à maintenir dans des rôles purement commerciaux.
Il appartient à cette catégorie d’acteurs que l’on reconnaît facilement à l’écran sans toujours pouvoir nommer. Et pourtant, sa constance, son sérieux et son jeu subtil lui valent une reconnaissance solide au sein de l’industrie, notamment au Canada, où il est considéré comme une valeur sûre, autant par les réalisateurs que par ses partenaires de jeu.