Chris Elliott

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Filmographie 7 films

Biographie

Chris Elliott, né le 31 mai 1960 à New York aux États-Unis, est un acteur, humoriste, scénariste et réalisateur américain dont la carrière est marquée par un goût très prononcé pour l’absurde, le nonsense, et les personnages volontairement décalés.

À la fois culte et sous-estimé, il incarne un certain type d’humour américain, à la frontière du ridicule assumé et de la parodie délirante. Si son nom ne parle pas immédiatement à tout le monde, son visage, lui, a traversé des décennies de télévision et de cinéma, souvent pour incarner des types bizarres, inadaptés ou carrément dérangeants. Et on ne va pas se mentir, c’est précisément là qu’il est le meilleur. Fils de Bob Elliott, célèbre humoriste du duo Bob and Ray, Chris Elliott grandit dans un environnement où l’humour est une langue maternelle. Il adopte rapidement un ton à contre-courant, préférant l’absurde pur à la blague consensuelle. Et c’est cette singularité qui va définir toute sa carrière, dans un parcours souvent en marge, mais toujours cohérent.

Late Night with David Letterman : naissance d’un comique culte

C’est dans les années 80 que Chris Elliott se fait connaître, en rejoignant l’équipe de Late Night with David Letterman, d’abord comme scénariste, puis comme performer régulier dans de courtes pastilles comiques. Il y incarne une série de personnages grotesques et mémorables, comme The Guy Under the Seats, The Fugitive Guy, ou encore Marlon Brando, version très approximative. Ses apparitions sont toujours volontairement maladroites, absurdes, parfois même gênantes, ce qui en fait rapidement un favori du public culte du talk-show.

Cette période pose les bases de son style : Chris Elliott ne cherche pas à plaire à tout le monde. Il joue souvent des personnages à contre-emploi, qui semblent venir d’un univers parallèle, où la logique n’est pas tout à fait la même. Et étonnamment, ça fonctionne.

Get a Life : série ovni et culte instantané

En 1990, Chris Elliott co-crée et joue dans la série Get a Life, dans laquelle il incarne Chris Peterson, un livreur de journaux trentenaire qui vit toujours chez ses parents. Dit comme ça, on pourrait croire à une sitcom classique sur l’immaturité. Sauf que non : Get a Life est un ovni télévisuel, où l’humour bascule régulièrement dans l’absurde total, avec des épisodes où le héros meurt, est cloné, ou affronte des extraterrestres… sans que cela ne pose de problème narratif.

La série ne dure que deux saisons, mais elle devient rapidement culte, notamment chez les amateurs de comédie alternative. Et elle confirme ce qu’on avait pressenti : Chris Elliott n’est pas là pour faire dans la norme. Il veut creuser une veine comique bien à lui, quitte à ne pas toujours être compris.

Second rôle mémorable au cinéma : l’art du personnage bizarre

Si Chris Elliott n’a jamais été une tête d’affiche au cinéma, il est omniprésent dans les seconds rôles, souvent hilarants ou étrangement dérangeants. On le retrouve dans Groundhog Day (Un jour sans fin, 1993) en cameraman collant, dans Scary Movie 2 en majordome grotesque au bras atrophié, ou encore dans There’s Something About Mary (Mary à tout prix) dans un rôle de faux paraplégique… pas exactement subtil, mais franchement inoubliable.

C’est toujours un peu la même recette : un personnage légèrement (ou franchement) déconnecté de la réalité, une gestuelle étrange, des répliques absurdes, et ce visage impassible, presque lunaire, qui fait tout le charme de ses performances.

Et il faut le dire, Chris Elliott a un vrai talent pour rendre les situations bizarres encore plus bizarres. C’est une sorte d’accélérateur de malaise comique, un catalyseur d’absurde dans des films où il aurait été si simple d’en rester à la blague classique.

Une deuxième carrière en télé, et une reconnaissance tardive

À partir des années 2000, Chris Elliott revient plus régulièrement à la télévision, dans des rôles secondaires mais marquants. Il apparaît dans des séries comme Everybody Loves Raymond, How I Met Your Mother, ou encore Eagleheart, une parodie de série policière dans laquelle il incarne un agent fédéral particulièrement incompétent. Encore une fois, il joue à fond la carte du grotesque, et ça lui va très bien.

Mais c’est sans doute dans la série Schitt’s Creek qu’il touche un public plus large, en incarnant Roland Schitt, le maire un peu collant (et très mal coiffé) de la ville du même nom. Le show devient un phénomène critique, accumule les récompenses, et permet à Chris Elliott de toucher une nouvelle génération de spectateurs. Fidèle à lui-même, il y joue un type étrange, au langage corporel incertain, souvent à côté de la plaque. Mais on ne peut s’empêcher de s’y attacher.

Filmographie

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